L'AIM
consacré toute sa vie aui soiûâ laboHeiix dé Èà jpMfession, virant à la sueiif de ftôh front; bfllràht à Diéti les peines de son état^ unissant là pKèfé àii tKfâil^ et consacrant le traVail par la prière, Se rëUfehnàtit dans la médiocrité où Ift Prdtidetiéé l'aVàit plaeS; et passant ses jours dans uûé ocfcupatidd egàiéiHëiit innocente et pénible^
Mais un exemple encore bien plUb tOUChWt et piiis confiant pour les |)ersonnes de cet état^ c'éiit celui de Jésus-Christ même^ qui, tout Dil^U qu'il étdit, et maître souverain de toutes choses^ ti*à pàÈ dédaigné de passer trente années dans l'bbtoUtité et les peines de cette profession^ montrant à tout l'univers que les occupations les plus Viles en aptlarence^ et les plus abjebtes aux yeux des hotnmeî}^ peuvent être très-grandes et très-méritoires h\ï%. yeux de Dieu. Tout dépend du motif : agissez par un motif supérteur, et les plus petites choses acquerront une valeur inQnie pour le Ciel.
Le Paysan ou le Laboureur.
Cet état n'est sûrement pas plus heureux selon le monde, mais peut-être est-ce le moins exposé pour le salut. Une vie constamment làboriellse> Un état communément imdigence, tout au plus d'extrême médiocrité, l'éloignement d'une infinité d'occasions dangereuses, tel est leur partage ordinaire. Tout ce qui leur manque, c'est de fconnaîtrô le bOiiheur de leur état, selon les vues de la foi, et savoir mettre à proBt durant le cours de \^ut Vv^ ^few^V^;^
SUR LÉ CâLVàIRB. ii9
le mofeh qùlls ont pour ioQëriter ùllè éteriiité de bonheur.
Poiir les y engager et les y aîdér, Vbici les ans salutaires qu'on peut leur donner :
!• Que le nîatin ils fassent une feotlrtë et fërvèhte prière pour commencer saintement la journée;
S* Qb'àvaht de commencer leur trâyail, Ib Toffi^ént à bleu ëti esprit dé t)êhitëncë ;
S*" Que durant la journée ils élèvent de teiùtis ëh temps leut cœur à bien ;
40 Que les dimanches et leâ fêteâ ik soiëiil assidus aUl ôltices divins et aux instructions de là t)arbissë, ils n'ont guère que ce temps pour le donner au sëlrvîce de Dieu ; *
50 Surtout qu'ils frë()uentetit dé tetnps eh tetti^s les sacrements, ils ^ht bdmttiuiiêmeilt assez négligés dans cet état. \^
En suivant ëes sages ëdnâeil§, ils attireront les grâces de t)ieu sur éux-mémes , les bénédictions dU Ciel Sur leur travail, ilfe sanctifieront leur vie et leurs peines, et par là ils méHtetotit une couronne plus éclatante que celle de bien dés grands et dès heureux du siècle dbtlt ilâ ont etivié le sort.
Ceux qUi seront eh état dé lire pourront offrir cette prière aU Seigneur.
PRIÈRE
Dieu tout puissant! qui avez établi les différentes bonditions dans Tordre de Votre Provldettbé, voUs m'avez placé dans Un état bien pénible; je n'ai pour tout bien en ce monde que lé travail dé mes tnainà ; la terre que je cultive est sbuvént t>our tnoi une terre ùgraiCy qui ne prodml (\vs^ ^^ t^^cfcvj^ '^^^^
M* - L'An
éfMnes. Le meilleur des temps, le dt^engement dfê saisons, les orages, les grêles, les luondatiops ra- Tagent les campagnes, et enlèvent Fjospérance des récoltes, et souvent, après avoir arrosé la terre de mes sueurs. Je me vois obligé de i'arrosw de mes larmes.
Je Gomprrads, ô mon Dieu, que ce sont nos.pédiés qui nous attirent les fléaux de votre colère; et encore tA est notre aveuglement, que nous ne voulons pas reconnaître la main qui nous frappe; au lieu de la désarmer par notre soumission , notre patience, notre repentir, nous nous livrons aux plainr tes, aux murmures, quelquefois même aux impré. cations et aux blasphèmes contre votre providenoe. Ualheureux que je suis ! j'ai été de ce nombre ; dans le temps que vous me punissiez de mes oflbnaes, je vous one^fti de nouveau.
Dieu d^^iséricordes, ayez pitié de vos enfants ! quelque coupables qu'ils soient, ils sont l'ouvrage de vos mains et le prix de votre sang ; j'en ai abusé, ô mon Dieu! mais je m'en repens, et à l'avenir je serai plus fidèle , plus soumis , et plus résigné : quelque sensibles que soient les coups dont vous me frappez , vous ne me punissez pas autant que je le mérite. Après tout, que gagnerais-je par mes impatiences, mes plaintes et mes murmures? ferais- je par là cesser mes malheurs ? n'en atiirerais-je pas de plus grands encore? et ne serait-ce pas le comble des malheurs pour moi, si, après avoir tant souffert en ce monde, j'étais encore condamné à souffrir éternellement dans l'autre?
C*en est tait, mon Dieu, avec le secours de votre grâce, je réformerai ma cond\x\tb, V^^lot^t^ ^\i\»vsi
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votre providence, je baiserai la main qui me frappe, je me consolerai enfin de mes peines par Tispérance du pardon de mes p^^^'hés et de la récompense de mes travaux.