CURE
oyen de per- E
entiments de |
ins mon cœur , que quand
; les biens de } r éclat , les R isirs et tous À Ilèle avec la k pse par son bi
u’à propre-
possession 3
perte mérite
» c’est l’uni-
e monde et |
tirons.
quand pour
ÉLEVÉE A DIEU. 293 l’acquérir, ou de peur de la perdre , il faudrait sacrifier nos biens, quelque grands qu’ils soient ; notre santé, quelque précieuse qu'elle puisse être notre vie même, quelque chère qu’elle doive nous être, il ne faudrait pas balancer un instant : mais appeler à notre secours l’héroïsme chrétien présenter la têteet recevoir le coup, offrir lecœur et laisser enfoncer le poignard, plutôt que de laisser donner atteinte à la grâce.
La grâce est un si grand bien, qu'entre un prédestiné et un damné , entre un saint et un réprouvé , il n’y a d’autre différence que celle que met cette grâce à jamais devant Dieu précieuse.
Ce que je puis et que je dois encore ajouter, c'est que la grâce est un si grand bien , qu’il n'y a rien sur la terre qui puisse m’en donner une juste idée : pour la concevoir il faut m’élever jusqu’au ciel, jusqu’au trône même de Dieu.
Un Dieu, voila son auteur, le sang d’un Dieu, voilà son prix ; le bonheur même de Dieu , voilà sa récompense.
Enfin la grâce est quelque chose de si grand, de si précieux, que quand un jour nous irons devant Dieu , et paraître à son jugement ; si nous avons le bonheur de la posséder , notre jugement sera fait, notre sentence portée, notre sort assuré ; sans que nous répondions , la grâce parlera pour nous; ct si avec elle nous allons nous pré-
ES
eh Sn DC AR ER Bd
senter à la porte du ciel, l’entrée du ciel nous sera ouverte , et sa possession à jamais assurée. O mon âme! veillez donc constamment sur vousmême , et conservez à jamais le plus grand et le plus précieux de tous les dons de Dieu, Omni custodia serva cor tuum.
PRIÈRE
O mon Dieu! que n’ai-je pas à déplorer , à me reprocher envers votre grâce ! vous me l'aviez donnée à mon baptême; bientôt j'en eus perdu le trésor. À peine les lumières de la raison avaient éclairé mon âme, que les ténebres du péché vinrent se répandre sur elle; peut-être aije eule malheur de vivre ; de gémir longtemps dans cet état de péché. Quand je suis revenu à vous , vous m'avez rendu cette grâce précieuse ; l’ai-je conservée avec soin? Combien de fois, avec quelle présomption l’ai-je exposée , et à com-
bien de dangers ? Ai-je le bonheur de la posséder
à présent ? La conserverai-je jusqu’à la fin? Je vous le demande, à mon Dien ! ce n’est que de vous que je puis l’attendre, je l’espère de votre
bonté. Si vous m’accordez ce bonheur , je nai
plus rien à desirer sur la terre.
nir da prendi
nous-|!
| ciel nous assurée. O sur vousgrand et le eu, Omni
éplorer , à s me l'aviez eus perdu à la raison énèbres du eut-être ailongtemps s revenu à précieuse ; n de fois, »,etàcomla posséder la fin? Je est que de re de votre ur, je n’ai
En pe de
PRATIQUES
1° Considérer notre âme comme l'épouse de Dieu ; la grâce y règne, c’est une épouse chérie : si elle la perd, c’est une épouse indigne, Dieu la rejette et la répudie.
20 Regarder notre âme comme l’image de Dieu ; tant qu’elle a la grâce c’est une image éclatante ; si la grâce se retire, c’est une image défigurée, et qui fait horreur.
30 Penser que nous portons le trésor de la grâce dans des vases fragiles? une chute nous le ravit peut-être à jamais.
4° Prier souvent le Seigneur de nous soutcnir dans les occasions où sa grâce serait exposée; prendre garde de nous y exposer imprudemment nous-mêmes , de peur d’y périr.