ÉLEVÉE A DIEU. 453 VINGT-NEU VIÈME LECTURE
Sur le soin et la négligence des pelites choses.
Il ya sur ce point deux grandes vérités que nous devons rappeler souvent devant Dieu.
Comme il n’est rien de si léger en matière de mal, qui par ses suites funestes ne puisse nous conduire aux plus grands excès ; aussi rien de si petit en matière de bien, qui par un progrès insensible ne puisse nous élever à la sainteté la plus éminente.
Et d’abord , rien de si léger en matiere de mal , qui par ses suites funestes ne puisse nous conduire aux plus grands excès , et cela par voie de disposition, par voie d'illusion , par voie de punition , et par voie de tentation. Quel fonds de réflexions, de craintes et de remords !
19 Par voie de disposition ; c’est à dire que quand on est disposé à se prêter habituellement aux plus petites fautes, on n’est par là même que ‘trop disposé à se livrer insensiblement aux plus grandes. On se relâche, on se néglige , on se dégoûte de la piété , on rejette la grâce , on combat les remords, Aujourd'hui on
quitte une pratique , demain on en omet une autre, Aujourd’hui on tombe dans-une infidélité,
demain une autre infidélité plus marquée lui succède. Dès lors moins de vigilance, moins de recueillement ; plus de lâcheté , plus de dissipation ; plus de répugnance pour le bien, plus de penchant au mal : que de chemin on a déjà fait dan: la voie du relâchement ! Cependant le fardeau paraît de jour en jour plus pesant , le joug onéreux ; on le porte , que dis-je : ? on le traîne languissamment , peut-être mème on s’en plaint,
on le secoue autant qu’on le peut ; enfin insensiblement on n’est plus ce qu'on était; et, par un changenient aussi triste que déplorable, on devient d’autant plus dissipé et plus déréglé, qu'on avait été plus exact et plus vertueux.
Combien de personnes dont ce peu de mots a tracé le portrait ? autrefois réservées, et craignant jusqu’à l’ombre du mal, à présent courant en aveugles dans les sentiers de la perdition. Qu’elles examinent le chemin qu’elles ont fait, le point d’où elles sont parties ; qu’elles remontent jusqu’à la source du mal, elles trouveront une prière retranchée , une pratique négligée , un exercice de piété abandonné : voilà le principe ; des mouvements de la grâce méprisés, des remords de conscience étouffés : voilà le progres, une infidélité plus marquée , unc faute plus griève , une
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chute suivie peut-être de plusieurs autres chutes ; voilà le terme fatal ; où ira-t-il aboutir ?
20 Par voie d’illusion. Il n'est que trop ordinaire aux personnes qui s’égarent ou qui se relàchent, de chercher à se rassurer dans leurs relàchements et leurs égarements. On se fait de faux principes, de fausses maximes , une fausse conscience. On se rassure sur mille prétextes, on s’autorise sur mille fausses raisons, on se promet bien de n’aller jamais au delà de certaines bornes qu'on s’est prescrites ; et quoi de plus aisé que de se faire ainsi illusion à soi-même , surtout en certaines maticres où les confins du bien et du mal sont si prés, et où il est si difficile de discerner entre Pun et l'autre? En matière de pureté ( par exemple ) combien est-il aisé, et peut-être vrdinaire , de se tromper, et de regarder comme léger ce qui est en effet très coupable ? Dans une pensée dangereuse, un regard incousidéré, un desir naissant , où le cœur en balance et comme flottant entre le sentiment et le consentement, ne peut discerner ce qu’il est ou n’est pas, ce qu’il craint ou qu’il aime , ce qu’il cherche ou rejelte : 6 écueil funeste ! que de tristes naufrages n’avez-Vous pas causés, et ne causez-Vous pas encore tous les jours ? En termes de charité, combien de fois dans les railleries piquantes, dans des médisances assaisonnées ne croyant
faire au prochain qu’une plaie légère, a-t-on porté à sa sensibilité des atteintes mortelles , et fait à son cœur des blessures profondes ?
En matière d'indolence et d’oisiveté, où ne conduit pas le fonds de négligence et de léthargie ?
Combien d'emplois négligés ? combien de devoirs
omis ? combien de talents enfouis ? et le remords se tait , et la conscience ne dit mot. Ainsi arrivet-il, Ô mon Dieu, qu’on s’aveugle, qu'on s’égare, qu’on se perd, et mille fois, en se croyant encore bien éloigné des bords de l’abime, on est déjà tombé dans sa profondeur. Grand Dieu ! que aveuglement des hommes est à déplorer ! mais que la rigueur de vos jugements est à craindre !
30 Par voie de punition. Le juste Juge Pa dit, eten qualité de vengeur, il Pexécute tous Îles jours. J’useraienvers vous de la même mesure dont vous userez envers moi; et comme envers les âmes fidèles et généreuses, je déploierai les trésors de mes grâces ; aussi envers les âmes bornées et resserrées, je resserrerai le dépôt de mes dons : non, ne craignez pas que les grâces nécessaires et communes vous manquent jamais ; la Providence se Justifiera envers vous, mais la justice conservera ses droits et les vengera. Vous aurez les grâces ordinaires, avec lesquelles vous pourrez combattre et malgré lesquelles vous serez vaincu ; mais pour les grâces spéciales et de choix , craignez et trem-
blez. dues que rt parin et pa choix Jugez vous vous à parce craign vous d 40 € des m tentatic bats, e séduite âme ne grands !
pensée | insensib présente passagèr on s’acc crainte ; avec ind des plus dans une
a-t-on blez. Après tout, les grâces de choix ne sont pas Îles , et dues , ne sont pas promises, ne sont rien moins que méritées : qu’arrivera-t-il donc? e’est que ne con- par infidélité, vous abuserez des grâces communes, hargie ? et par punition Dieu vous refusera les grâces de devoirs choix. Sur ce plan et cette économie de grâces, emords Jugez de ce que vous devez attendre, vous qui arrive- vous faites si peu de scrupule des petites choses, s’égare, vous à qui les fautes légères ne paraissent rien ; t encore parce qu'elles ne sont pas mortelles ; vous qui ne est déjà craignez de pécher, que quand vous craignez de que l’a— vous damner.
nais que 49° Que reste-t-il donc pour combler la mesure e! des maux, si ce n’est que le démon par voie de s Pa dit, tentation vienne encore livrer de nouveaux coms Jours. bats, et achever la défaite et la perte d’une âme ont vous séduite? Non , non, le démon pour perdre une es âmes âme ne commencera pas par lui proposer de ésors de grands crimes, des excès marqués, dont la seule set res- pensée lui ferait horreur ; il s’insinue , il se glisse s: non, insensiblement dans un cœur peu en garde; il et com-
dence se
présente des amusements légers, des dissipations passagères, des fautes comme sans conséquence
servera s grâces pmbattre ais pour et trem-
on s’accoutume peu à peu à voir le danger sans crainte; accoutumé à voir les fautes légères avec indifférence, on n’a plus la même horreur des plus grandes ; et dans un moment critique, dans une tentation violente , le cœur déjà ébranlé
htm ps . RS
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amolli, chancelant , le démon faisant un dernier effort , l'âme hésite , balance , succombe; le trait est lancé , l’abime est ouvert, le mal peut-être à son comble, Et qu'importe après tout que l'eau entre goutte à goutte ou se précipite à grands flots dans le vaisseau s’il est englouti ? qu’importe qu'une étincelle ou un vaste incendie s'allume dans une maison , si elle est consumée et réduite en cendres ! qu'importe, que l’homme aille pas à pas, ou se précipite tout à coup dans l’abime, si à la fin il vient à périr ?
Pénétrez-moi, 6 mon Dieu! 6 Dieu saint!
d’une crainte salutaire à la vue des moindres dangers, d’un regret amer au souvenir des fautes
les plus légères, et plus encore d’un amour ardent
envers vous. Que je craigne de vous déplaire, bien plus que de me damner : que le seul nom d’infidélité , de péchés griefs ou légers m’alarme et me fasse trembler? enfin que je craigne le péché plus que les tourments, la mort et l’enfer : c’est ainsi que vous servent ceux qui vous aiment , et qui desirent de vous aimer à jamais.
MÉDITATION Sur le même sujet.
C’est une réflexion bien consolante, à mon Dicu ! pour une âme comme la mienne , peu pro-
pre a aux | nous que | parce fréqu parce plus g quelqu lier très gr tes, si Ouv connai:
dance.
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ÉLEVÉE A DIEU, 459 pre aux grandes actions , de penser que la fidélité aux petites chosespeut, par un progrès insensible nous élever à la sainteté la plus éminente ; parce que les petites choses disposent aux grandes ; parce que l’occasion des petites choses est plus fréquente et donne plus d'occasions de mérites ; parce que la fidélité aux petites choses attire les plus grandes grâces; parce que les petites choses, quelque légères qu’elles soient, prises en particulier, dans leur totalité, leur continuité, sont très grandes. Quelle source de grâces et de mérites, si nous en savons puiser les trésors!
Ouvrez-les-moi , à mon Dieu! faites que j'en connaisse le prix et que j'aie part à leur abondance. Peu capable par ma lâcheté naturelle de grandssacrifices, ce n’est que par ce progrès insensible dans le bien que je puis m'élever à vous ; serai-Je assez infidèle pour le négliger ?
1° Les petites choses dispcsent aux grandes.
C'est une erreur de penser que la sainteté ne consiste que dans de grandes choses, ou qu'on atteindra tout à coup à la sainteté. Ce n’est d’ordinaire que par un progrès insensible que l’on y parvient. Le chemin de la sainteté ne se parcourt pas en un jour; le trajet est long, pas à pas on avance; en avançant on acquiert des forces , on forme des habitudes ; on s’élève enfin au plus difficile en pratiquant ce qu'il y a de plus aisé ;
et par cette fidélité aux petites choses, on acquerra la générosité.dans les grandés. La sainteté ne s’acquiert que par des victoires. Or, les petites victoires disposent aux grandes ; et sans ces petites victoires, qui précèdent, rarement les grandes, qui couronnent, sont rémportées. Illusion, de prétendre soutenir les plus grands assauts, quand on ne peut résister aux plus légères attaques. Témérité, de se promettre de marcher à pas de géant quand, plus faible qu’un enfant, on tombe presqu’à tous les pas. Voulezvous avancer dans la voie? essayez vos forces, préparez-vous aux sacrifices héroïques par des sacrifices de chaque jour; préludez aux grandes victoires par des légers combats ; soyez soldat généreux dansles faibles rencontres, et vous serez héros dans les grands combats. Tout cela signifie, soyez fidèle dans les petites choses, vous serez généreux dansles grandes.
Vous l’avez dit, d mon Dieu! et les âmes fidèles l’éprouvent tous les jours, celui qui est fidèle dans les petites choses, le sera aussi dans les grandes ‘. Jusqu'à présent je n’ai eu cette fidélité ni dans les unes ni dansles autres; aussi n’ai-je fait que languir, sans avancement, sans progrès dans le bien , souvent même reculant au
* Matth. 25.
les gra: cequix cequir ne vouc crifices.
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serve pc grandes néglige ] glige les grandes, On ne fai Adora
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ui qui est aussi dans ji eu cette res; aussi ent, sans -eculant au
lieu davancer. Voilà le triste état où je vis, où je languis; à peine pensais-je à en gémir devant vous; vous m’en faites connaître l'illusion et le danger , aidez-moi à en sortir,
20 Fidélité aux petites choses, source de sainteté, parce que les occasions des petites choses sont plus multipliées, plus fréquentes ; et par conséquent si on y est fidèle, plus de mérites accumulés , plus de trésors amassés pour le ciel les petits ruisseaux forment les grands fleuves, et quoique à petites journées, un voyageur achève sa course et fournit sa carrière! Car d’attendre les grandes occasions, les grandes actions , c’est ce qui n'arrive que rarement, et pour plusieurs, cequi n’arrivera peut-être jamais. Un homme qui ne voudrait être vertueux que par des grands sacrifices, les attendrait peut-être toute sa vie. Et voila, à mon Dieu ! l'illusion dans laquelle on donne souvent, et par laquelle on se laisse séduire. On attend les grandes occasions, on se réserve pour les grands sacrifices ; et en attendant grandes occasions, qui ne se présentent point, on néglige les petites qui se présentent : ainsi on néglige les petites, par force d’esprit ; on redoute les grandes, par faiblesse de cœur; et de cette sorte on ne fait ni les unes ni lesautres.
Adorable Sauveur ! vous nous tracez un tout autre chemin; il faut pratiquer les unes, nous dites-vous, et ne pas négliger les autres : Hœæc
462 L'AMF
oportuit facere , et illa non omillere ‘. C'est ce que pratiquent à vos yeux les âmes justes; ct quels accroissements de mérites ne trouventelles pas dans cette constante pratique?
N'est-ce pas parce que je l’ai négligée que je suis si peu avancé dans le bien ? J'ai eu mille occasions d’y avancer; ma lâcheté me les a fait négliger ; après plusieurs années, j’en suis encore comme aux premiers pas dans la voie de la sainteté, tandis que tant d’autres sont déjà si avancés dans leur course : vivrai-je donc jusqu'à la fin de mes jours dans cette indifférence, dans cette négligence sans me la reprocher? ou me la reprocherai-je sans cn sortir et la corriger? Je comprends tout ce que je devrais faire, d mon Dieu! et je ne fais rien ; je vois le chemin ouvert, et je ne marche point ; est-ce le moyen d’arriver au terme ?
30 La fidélité aux petites choses , source de mérites, parce que les petites choses, quelque légères qu’elles soient, prises en. particulier, dans leur totalité, leur continuité, sont très grandes. Ceux qui l’ont éprouvé peuvent le comprendre. Eu fait de petites choses, il est plus aisé de les mépriser, que de les pratiquer. Sait-on bien en effet ce que c’est? comprend-on ce que signifient ces grands noms , ces grandes maximes
* Matth. 13.
violer assuj( que t marty a tout se vai grand prend:
mais q aucunc cité qu ver da c'est b mauvai:
personr mais toi bat ! qu fût-elle est ordi pensée est que
étonnés ime pou fices en
. C'est ce justes; ct trouvente?
que je suis e occasions t négliger ; pre comme a sainteté, vancés dans fin de mes e négligence procherai-je prends tout et je ne fais ne marche me ?
source de s, quelque particulier ; sont tres ent le comil est plus quer. Sait-on d-on ce que es maximes
ÉLEVÉE A DIEU, 463 vivlence continuelle, mortification continuelle , assujettissement de tous les moments? qu'est-ce que tout cela, si ce n’est sacrifice continuel, martyre continuel, mort continuelle ? et à quoi ? à tout, C'est peu , si on le veut ; oui, c’est peu de se vaincre dans une occasion, mais qu’il est grand de se vaincre dans toutes! C’est peu de prendre quelque chose sur soi dans une rencontre mais qu’il est grand de nc se rien accorder dans aucune ! c’est peu de réprimer une saillie de vivacité qui s'élève; mais qu’il est grand de se conserver dans une égalité d'âme toujours la même ! c'est peu de supporter un jour, un mois, la mauvaise humeur , les mauvaises manières d’une personne avec qui l’on vit; mais tous les jours, mais toute la vie, à tous les moments , quel combat! quel courage! quel sacrifice! Oui, la chose füt-elle encore plus légère en elle-même, si elle est ordinaire, si elle est habituelle; la seule pensée même d'en venir là, et de s’y résoudre, est quelque chose de si grand, que les plus grands cœurs, les plus grands courages en sont étonnés , et qu’il ne faut rien moins qu’une grande âme pour être capable de cette continuité de sacrifices en petit. Et combien, en effet, qui seraient capables d’un grand sacrifice d’un moment, et qui ne seront pas capables d’une continuité de sacrifices multipliés? combien qui supporteront une ma-
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ladie courte et aiguë , et qui ne sauraient supporter une maladie de langueur ? combien qui souffriraient un martyre violent d’un instant, et qui ne sauraient soutenir un martyre lent de toute la vie ?
Petites choses , dit-on; hélas! mon Dieu, que pouvons-nous faire de grand pour vous, créatures faibles et mortelles que nous sommes ! Petites choses ; et: si les grandes se présentaient, les pratiquerions-nous ? ne les croirions-nous pas au dessus de nos forces ?
Petites choses : etsi Dieu les agrée et veut bien les recevoir comme grandes !
Petites choses : l’a-t-on éprouve ? en juge-t-on d’après l’expériecne ?
| Petites choses : on est bien plus coupable , si h « les regardant comme telles on s’y refuse.
Petites choses : ce sont cependant elles qui à la longue ont formé les grands saints.
Oui, petites choses, mais grands motifs, grands
en conséquence grands mérites, grands trésors, grandes récompenses.
J'entends votre voix, Ô mon divin Maitre !
vous l’adressez à l’âme fidèle qui ne néglige rien : parce que vous avez été fidèle aux petites choses, je vous établirai dans les grandes : quia super pauca fuisti fidelis ‘, Non, mon Dieu,
1‘ Matth, 25.
sentiments, grande ferveur, grande ardeur ; et |
vous nc si nous si nous vous m toutes | dons.
velle gr de grâce la fidéli grâce, r de mérit qu’à la éminente Dieu les actic tout ser devant |
Quels de m'ou jours so les ignor négligend voulais np négligeai m'était-
L supporai souffrietqui ne te la vie ?
nn Dieu, ur vous, somines sentaient , NOUS pas
veut bien | juge-t-on pable , si
elles qui à
fs, grands
rdeur ; et |
s trésors,
à Maitre | e néglige ux petites des : quia on Dieu,
vous ne vous laissez point vaincre en libéralité si nous sommes fidèles ,| vous serez magnifique si nous profitons de toutes les occasions pour vous marquer notre amour, vous profiterez de toutes les occasions pour nous combler de. vos dons. Une nouvelle fidélité attircra une nouvelle grâce ; et par cet heureux enchainement de grâces et de fidélités , de grâces secondées par la fidélité, et de fidélités récompensées par la grâce, nous nous éleverons de vertus en vertus, de mérites en mérites, de clarté en clarté, jusqu’à la sainte montagne, à la sainteté k plus éminente,
Dieu est grand ; il regarde le cœur, et non les actions, Agissons par amour pour Dieu , et: tout sera grand devant Dieu, et tout trouvera devant fui sa couronne et sa récompense...
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PRIÈRE
Quels trésors de grâces et de mérites venez-vous de m'ouvrir, à mon Dieu ! je les avais tous les jours sous mes yeux ct entre mes mains, ct je les ignorais. Ah ! je le comprends, c'était ma négligence qui me les faisait méconnaître. Je nc voulais pas en connaitre le prix, parce que j'en négligeais la pratique. Combien cependant ne m'était-elle pas nécessaire ! incapable que je
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om on ri ra re er tpm à rt tete =
suis des grandes choses , n’était-ce pas un grand bonheur pour moi de pouvoir y suppléer par de si légers sacrifices et de si faibles eflorts , que vous daignez agréer ? Quelle grâce ! quelle bonté dans vous, Dieu de miséricorde ! de vouloir bien nous tenir compte de si peu de chose, de le récompenser. même comme quelquechose de grand !
serais-je encore assez infidèle pour y manquer ? non, mon Dieu ! je connais trop la perte que j'ai faite et les biens dont je me suis privé. Mon soin principal sera désormais de ne rien négliger dans votre saint service, de mettre les plus petites choses à profit pour le ciel, et de réparer mesnégligences passées par une fidélité inviolable à tous les points de la loi ; espérant de vous la récompense que vous avez promise à ceux qui seront exacts à les observer. Quia super pauca fuisti fidelis, super multa te eonstiluam :
Vous avezété fidèle dans les petites choses, ct moi je vous établirai sur les grandes.
PRATIQUES
1° Daus les occasions des petits, sacrifices , penser que Dieu nous voit, et qu’il demande de nous cette marque de fidélité.
2° Promettre souvent à Dicu de ne lui rien
n grand
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jue vous nté dans ien nous récom— grand !
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que j'ai fon soin er dans petites mes néable à s la réeux qui ? pauca luam :
ses, C&
fices , nde de
ui rien
refuser , surtout quand on a été si souvent et si longtemps infidèle,
3° Penser que si an néglige cette occasion, le cœur de Dieu en sera a 1 et qu'on en aura des remords.
4° Se prescrire chaque jour un certain nombre de sacrifices et d’actes de mortifications, et les offrir comme autant d’actes d'amour de Dieu.
5° Unir le peu que l'on fait aux mérites de Jésus-Christ ; alors tout sera saint, et digne de Dieu.