‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 9 sur 95 · EN · texte numérisé non relu

EN

nécessaire a 1ème ; c’est la science , c’est

quatre situa- , Conscience science aveu- ‘e consciences connaissance doit être.

age de la raite ce qui est voix de Dieu ii nous parle > la lumiere dirige. Telle néral. Dans ir fidèle qui uillée ; c’est rit nos péns; c’estun me, où, dès s; où étant

ités, nous trouvons un témoin, et le témoin que ous trouvons, c’est nous-mêmes, Dieu a créé l’hommeavec une conscience natuellement droite. Tant qu’il marchera à la lueur de flambeau, il ne saurait s’égarer des voies du saat, où la conscience aidée de la grâce conduit fous nos pas. Nous dirons en détail quelles sont Les fonctions et quel est l’emploi auquel Dieu la Mestine envers nous.

® 20 La conscience douteuseest cellequisetrouve Somme une iclance et en suspens, incertaine si @lle chose est permise ou ne l’est pas , si telle acon est défendue ou licite; de part et d’autre elle ‘ait des raisons plausibles qui font impression; Mais parmi ces raisons aucune qui emporte le Moids, sur laquelle elle puissé se décider. Ainsi Mottante entre ces raisons différentes et opposées ; Ale reste indécise, et n’ose se déterminer, crai- Anant de se tromper et pécher.

Jamais il n’est permis d’agir avecune conscience Mouteuse ; il faut s’éclaircir et s’instruire, si on %æ peut; que si dans lemoment même il faut agir @t qu'on n’ait ni le moyen nile temps de s’instruire tt de consulter , il faut, pour sortir du douite et e former une conscience, considérer et examiner devant Dieu ce qui, dans la circonstance présenté, paraît être convenable ; prier le Seigneur de ous éclairer et alors, se décider et agir, sauf dans la suite à s’éclaircir et à revenir, s’il y avait ÿ

eu quelque chose quine.fût pas en régle. Ce n’esi plus alors agir dans le doute, parce que la vue de ce qui parait plus convenable en a fait sortir. Alors on peut se tromper, mais on ne peut pécher.

La conscience timide et timorée est celle d’une âme qui craint non seulement le péché , mais encore tout ce qui peut avoir la moindre ombre et la plus légère apparence de péché : heureuse la conscience ainsi disposée !

Quand une âme £e fait des peines et des doutes sans aucun fondement légitime, et sans aucun motif raisonnable, c’est alors une conscience scrupuleuse ; tourment continuel des âmes qui sont dans cet état, et souvent de ceux qui les dirigent. Le scrupule peut venir de trois sources différentes , ou du côté de Dieu, et ce sont des épreuves auxquelles il faut se soumettre ; ou du côté du démon , et ce sont des tentations dont ilfaut se défier ; ou de notre part, de nous-mèmes, d’un fond de caractère timide , pénible, ombrageux , dont il faut s’humilier. Mais de quelque suurce que viennent les scr upules , le sage et presque l’unique conseil qu’on puisse donner aux personnes qui y sont sujettes, c’est la soumission et la docilité ; on ne saurait trop le leur prescrire et le leur recommander; sans quoi elles souffriront et feront souffrir une espèce de martyre; souvent même elles seront en danger de s’égarer ét de se

perdre.

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3o La conscience erronée est celle qui en matière de conduite et de mœurs porte un jugement faux, et qui agit en conséquence de ce jugement. La conscience douteuse n’est que dans l’in- 1 certitude ; celle-ci est dans l’égarement et l'erreur. La conscience peut être erronée en deux maniè-

“res. Il faut distinguer si l'erreur est coupable ou

+ non coupable, si l’ignoranceest volontaire ou involontaire. Elle est coupable si ayant eu despeineset des doutes raisonnables, on ne les a pas éclaircis ; . si on a négligé de s’instruire quand on le pouvait, et qu on le devait ; elle n’est point coupable quand \ fon n’a eu aucun motif de douter ; aucun moyen Me s'instruire. Par exemple, un héritier de bonne foi possède un bien laissé par ses ancêtres qui l’avaient autrefois mal acquis ; cet héritier n’a jamais eu aucune connaissance ni aucun doute sur cette acquisition injuste , ilcroit cet héritage légitime , en cela il est dans l’erreur ; mais cette erreurest involontaire , et n’est point. coupable. Que s’il venait ensuite à découvrir le vice de l’acquisition, et qu’il continuât de posséder, ceserait alors une conscience erronée, mais volontaire— Ç à iment et criminellement exvynée > Contraire à la | bonne foi et à toutes les lumières de la conscience droite.

4° Quand la conscience . reste ainsi et agit À dans l'erreur volontaire et connue, c’est ce qu'on | À appelle une consciente fausse, aveugle, égarée,

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par conséquent coupable et détestable aux yeux de Dieu. Et voilà l’état le plus triste, le plus funeste où une âme puisse tomber; parce que cette conscience donne dés lors dans tous les crimes, tous les désordres, tous les excès , et devient tout à la fois dans le pécheur üne source de péché , une source d’aveuglement d'esprit , d’endurcissement de cœur, enfin de réprobation malheureuse, si on persévère dans cet état.

Revenons à la conscience droite, et rendonsnous à ses divines lumières.

La conscience droite, comme députée de Dieu, exerce envers nous quatre fonctions diflérentes ; elle nous éclaire , elle nous reprend , elle nous juge, elle nous puni: apprenons à respecter notré conscience ; et si nous ne la respectons pas, apprenons à la craindre.

.19 Elle nous éclaire; la conscience est notre première règle, notre premier casuiste , et le guide fidèle que nous devons suivre. En matière de salut , il est des voies droiteset sûres; mais il est aussi des voies obliques, des voies détournées et trompeuses qui peuvent égarer ; c'est à la conscience droite à les discerner € et à nous y conduire; c’est le flambeau sacré qui nous éclaire; c’est la régle sûre qui nous fixe, c’est le rayon céleste qui brille à nos yeux pour diriger toutes nos démarches; elle veille sur notre conduite, elleest attentive à toutes nos actions , elle préside à toutes nos pensées, à

le aux yeux de le plus funeste que cette cons crimes, tous vient tout à la e péché , une durcissement heureuse, si

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ce est notre suiste , et le En matière res; mais il 8 détournées est à la cony conduire; ire; c’est la à céleste qui démarches; entive à tous pensées, à

est à la porte de notre cœur pour nous dire de

fous nos sentiments : toujourséclairée dans ses lu- Mnières, toujours invariable dans ses décisions, tou- Moursinflexible danssesarrêts, elle ne sait ceque c’est que deflatter, de dissimuler, demollir, deseprêter, Me s’accommoder aux temps et aux circonstances ; Hamais d’adoucissement et de condescendance ui favorisela nature; toujours un langage sincère Mui s’entient à la rigueur dia loi. Heureusel’ämequi Æcoutesa voix,quinese conduit queparses conseils, uis’entientasesdivisions, qui ne s’écarte jamais Mu seniier qu’elle prescrit ! prenons garde de lui Résister , dela contrister , d’agir contre ses lumiees. N’ayons jamais notre conscience contrenous, ft nous aurons toujours Dieu pour nous. Quand “out l’univers nous croirait coupables, et s’élè- À x erait contre nous pour nous accuser ; si notre ÆHonscience ne nous reproche rien, nous serons Mranquilles, et nous pourrons goûter la paix intérieure de l’âme; parce qu'après tout, nous ne sommes que ce que nous sommes devant Dieu, “et Dieu ne nous juge que selon nos lumières et hotre conscience.

+ 20 Elle nous reprend. Non, la conscience n’est jamais complice de nos désordres; elle les Hdésavoue , elle les désapprouve. Du moment que nous nous écartons ou que nous sommes sur le Æpoint de nous écarter, la voix de la censcience

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