‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiment pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 92 sur 95 · A TT · texte numérisé non relu

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vigilance , vous ouvrirez sans cesse mes yeux sur tous ces dangers, et à la faveur de vos divines lumières, je tâcherai d’éviter les piéges qui me sont tendus de toutes parts pour me perdre.

Vigilate et orate 1. |

49 La fuite des occasions : ce moyen est absolument et indispensablement nécessaire pour moi, Une triste expérience a dû me faire connaitre }me faire craindre ma proprefaiblesse, Oui , mon Dieu je le comprends, je le sens, je le vois ; malgré toutes mes promesses, mes résolutions s:11mes propos, si jem’expose de nouveau à l’occasion, l’occasion me perdra ; parce que d’une part l'occasion me présentera toujours les mêmes objets; et de | autre, j'aurai toujours dans moi le même fond de misères, Ainsi les mêmes objets feront à peu près les mêmes impressions, et les mêmes impressions me précipiteront dans les mêmes malheurs. Oui * fussions-nous aussi sages que Salomon ,aussi forts que Samson , dans l’occasion nous succomberons. Hélas ! les plus fermes colonnes ont été ébranlées. Tremblons pour nous, faibles et timides roseaux! el soyons assurés que, surtout . dans certaines occasions ,il n’est que la fuite qui puisse soutenir et mettre acouvert du danger Qui amat periculum, peribit in illa?.

1 Maith, 26, — ? Eccles, 23.

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5e Moyen de persévérance. Me mettre au dessus des jugements , des discours, des mépris du monde. Funeste respect humain , à combien d’âmes n’as-tu pas fait faire un déplorable naufrage ? A cér-

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le monde d’un œil deméptis, on dit avec l’Apôtre dans l'abondance de son cœur , que ni les railleries

ni les discours, ni les persécutions du monde, ni

toutes les créatures conjurées ensemble ne pourraient nous arracher à la grâce : Certussum. He. las ! il n'est pas nécessaire quetoutesles créatures se liguent contre moi ; un mot, une raillerie, un rien , c'en est souvent assez pour arrêter , pour ébranler tous mes projets de salut. Monde pervers jusques à quand, par de fausses terreurs , ébranleras-tu la constance des enfants de Dieu ? Adorable Sauveur, vous l'avez dit : Siquelqu’un rougit de moi devant le monde , je rougirai moi-même de lui devant mon Père céleste. Le monde est votre ennemi; puis-je ne pee m'en défier et ne le pas craindre ?

6e Moyen, la fréquentation des sacrements.

Oui, mon Dieu , c’est la la source salutaire où j'irai puiser les forces qui me sont nécessaires. C’est l’unique moyen, ou du moins le moyen le plus efficace pour me soutenir: Si on se néglige en ce point , on risque de se démentir en tout. On attend d’un jour à l’autre , d’un mois à un

autre ; plus on diffère, plus on veut différer ; et quand on a différé un certain temps, on ne peut presque plus se déterminer, : En attendant, privéde ce secours et livré à sa propre faiblesse , on en éprouve bientôt le triste effet. La: ferveur se ralentit , la vigilance sur soi diminue, les mauvaises inclinations se réveillent., et s’il survient quelque occasion malheureuse, on est en danger de tomber dans quelque nouvel. abime pour .ne s’en relever peut-être jamais. O mon âme! ne vous éloignez plus de ces somrces de salut et de vie, de peur de vous wriver des secours que la grâce vous y prépare , et de vous livrer , comme sans défense, aux ennemis conjurés contre vous, Nourrissez-vous de ce pain de vie, du pain même des anges, si vous voulez vivre de la vie de Dieu. rs 7e Moyen, la dévotion à Marie, à la Reine des anges, O mon âme! comment pourriez-vous amais manquer à ce doux sentiment de confiance envers la plus tendre des mères? Vous en avez si souvent éprouvé les salutaires effets. Or si jamais vous avez eu besoin de réclamer sa puissante protection auprès de Dieu , n’est-ce pas surtout pour obténir par son:intercession, la grâce précieuse, la grâce des grâces, celle d’une sainte persévérance jusqu’à la fin ? Demandez-la tous les jours de votre vie; demandez-la à cette tendre

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et divine Mère avec la plus vive instance et dans toute l’ardeur dont vos sentiments sont capables ; elle vous ouvrira les entrailles de sa miséricorde, elle vous tendra une main secourable, elle vous obtiendra l’abondance des secours célestes. Animée des sentiments de cette vive confiance , dés ce moment mème donnez-luien des marques, demandez par son intercession cette sainte persévérance , qui fait l’objet de vos réflexions et de vos desirs.

Prière à la sainte Vierge , pour demander . la grâce de la persévérance.

J'ai recours à vous, Vierge sainte, pour obtenir la plus grande , la plus précieuse des grâces, celle d’où dépend mon sort et mon salut'éternel, la grâce d’une sainte persévérance, Souvenezvous, divine Mère, que jamais il n’est arrivé, dans le cours des siècles , qu'aucun de ceux qui ont imploré votre protection ait été abandonné, et l’ait implorée inutilement : je Pimploreen ce moment dans toute l’étendue de mou cœur. En vain m'auriez-vous obtenu tant d’autres grâces, si je venais à être privé decelle de la persévérance, Toutes les autres n'auraient servi qu’à me rendre plus coupable dans le temps, par le. peu

d’usage que j’en aurais fait , et plus malheureux dans l’éternité, par la peine qu’il m’en faudrait subir. Obtenez-moi donc cette grâce ineffable qui couronnera toutes les autres grâces, et m’obtiendra enfin la couronne de gloire. Ainsi soit-il.

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