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% de notre âme, et aux sentiments intimes de notre cœur.
© Mais une obéissance extérieure, un silence plein d’égard h et de déférence ne suffiraient pas? Non, ils ne sauraient
suffire à la foi ; ce ne serait lui donner que a main, et elle demande le cœur. Foi divine, Eglise sainte, que ma main droite soit retranchée, si elle trace jamais des caractères
s envers elle pi} tache pour toujours à mon palais, si jamais elle prononce des paroles que mon cœur désavoue : ma religion m’en-
| seigne à parler, et non à déguiser ; ma foi m’apprend à
mourir, et non à mentir. Une foi qui m’autoriserait à un tel déguisement, n'aurait jamais de part qu’à mes anathèmes: Allez, lui dirais-je, vous n’êtes point une foi chrétienne ; la probité païenne vaut plus que vous.
4° Nouvel hommage que nous devons à la foi: hommage d'affection qui nous la fasse ai” 1er avec tendresse. L’ Église est notre mère ; en ce point le cœur parle sans que la bouche s 'explique, A cette aimable qualité de mère, Église sainte, pourrais-je vous méconnaître? et à combien de titres méritez-vous ce doux nom ! C’est vous qui m'avez engendré en Jésus-Christ ; vous m'avez fait naître dans votre sein : vous m'avez reçuenire vos bras ; vous m'avez nourri de votre lait : dans ma faim, vous m'avez rassasié de la manne céleste e‘ du pain des anges ; dans ma soif, vous m'avez désaltéré par le breuvage d’immortalité dans le sang de l’Agneau; me favorisant ainsi de vos dons dès l'enfance, et comblant ensuite vosbienfaits d'âge en âge; me montrant le chemin du salut, me conduisant par la main dans les voies de Dieu ; me rappelant avec bonté, si je m’égarais ; me recevant avec tendresse, si je revenais. Que'de prières adressées au Seigneur vour moi ! que de sacrifices offerts sur ses autels ! que de secours préparés pour le ciel ! Vous ne bornez pas là vos faveurs ; comme c’est dans votre sein que j'ai eu le bonheur de naître, c'est encore entre vos bras que j'espère rendre le
dernier soupir : c’est par vos mains que je dois être pré. M4 senté au Père des miséricordes : c’est par votre secour: E , et à l’aide de vos grâces que j’espère une entrée dans g À 4 gloire. Et à qui donnerais-je ma tendresse, si je vous la *: refusais ? Justice, reconnaissance, intérêt, ne sonl-ce pas M autant de voix éloquentes qui sollicitent pour vous et me # demandent mon cœur? Je vous le consacre et tous ses sentiments pour toujours : je vous dois toute maten- #4 dresse ; mais par quelles marques pourrai-je vous la té- LM moigner ?
9° Ayons du zèle pour elle, voilà le gage le plus assuré que nous pourrons lui donner, et qu’elle recevra avec B plus de joie. Du zèle pour la foi, un chrétien pourrait-il } en manquer? Nous croyons en avoir, nous nous en flattons ; mais l’avons-nous en effet? Jugeons-nous nous- À mêmes : en voiciles marques. O mon Dieu ! quelexamen, ou quel jugement vais-je ici subir ? Ah! Seigneur, nous W sommes fidèles et chrétiens de nom; le sommes-nous de | conduite et de mœurs? |
Notre foi a des commandements : elle a des lois; elle a des pratiques. Ces commandements, les remplissonsnous ? ces lois, les respectons-nous ? ces pratiques, les observons-nous ? voilà le zèle: pouvons-nous nous flatter d'en être animés ? Notre foi a des intérêts, les avons-
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nous à cœur ! Sielle a des succès, y prenons-nous part M notre pour nous en réjouir ? Si elle fait des pertes, y sommes- la rer nous sensibles pournous en affliger ? voilà le zèle, et leseul Æ qui 1 qu’elle canonise. Sur tout cela chacun doit répondre pour À vent soi ; mais, pour moi, que puis-je répondre, qu'en mecon- fi den damnant ! Notre foi a des ennemis à craindre, des M tuell persécutions à essuyer, des combats à soutenir; nous A à la le savons : de quels sentiments sommes-nous louchés ? JM mor Le zèle de la maison de Dieu dévore-t-il notre cœur $ hon comme celui du Prophète ? Parlons-nous, agissors- D con nous, vivons-nous pour ‘elle ? Que si notre état ne | suit
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J'hous permet pas de parler, de raisonner pour la foi, éar il ne conviendrait pas à tous de le faire, du Moins prions-nous pour elle ? Prions-nous pour sa conervation? Prions-nous pour ses défenseurs ? Prions- us Dour ses enfants ? Prions-nous pour ses ennemis ? Comme Moïse, levons-nous les mains au ciel, tandis que les Josué combattent pour elle ? Sans sssuyer leurs Æravaux, nous aurons part aux dépouilles : et combien e fois l’homme qui prie, comme l’homme qui obéit, à-t-il remporté des victoires! O foi divine ! vous le rouviez autrefois dans les premiers Fidèles, ce zèle Mardent ; ils vous l’offraient dans le témoignage de leur ang ;qu'ai-je fait jusqu à présent pour vous le témoigner ? Du moins dans la suite travaillerai-je à les ramener
dans mon cœur : moninsensibiité, monindifférence passée est-elle pas un motif bien pressant pour m’y engager ?
6°Un dernier hommage bien précieux que nous devons à Aa foi, c’est l'hommage de nos œuvres. La foi et les œuvres Mdoiventtoujoursêtre unies ensemble et marcher de concert : les œuvres sans la foi sontdes œuvresstériles ; et la foi sans les œuvres estunefoimorte. L’arbreseconnaît parlesfruits disaitle Sauveur, et le chrétien se connaît par les œuvres. 2 Sans qu'on nous interroge, nos actions doivent dire quelle % estnotre religion. Nous ne portons pas notre foi écrite sur BE notre front ; mais nous devons l’annoncer par nos mœurs, et la rendre respectable par notre conduite, et par les œuvres | qui répondent de la foi, qui honorent la foi, qui conser- } vent stentretiennent la foi. Amour de Dieu, détachement | de nous-mêmes, charité pour nos frères, édification muà tuelle; tel est le glorieux témoignage que nous devons à la foi, si la foi vit dans nous. Mais que serait-ce, Ô mon Dieu ! si, au lieu de ces œuvres qui doivent soutenir, H honorer, conserver ma foi par mes œuvres mêmes, je la { contredisais, je la déshonorais, je l’exposais, et par une suite trop naturelle, je la perdais ?
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Et faudrait-il s'étonner, si, on contredisant,en déshoncMéattectic rant, en exposant. ainsi notre foi, nous venions enfin à jf Men pou perdre ? Et n’est-ce pas l’exposer que de nous exposer dau) À po les occasions où nous savons qu’elle risque tout ; de formesuite ; e des liaisons avec des personnes suspectes ; d'écouter dei ir | discours dangereux en prêtant l'oreille au serpent sédur. ‘| ue dur teur, de se livrer à des lectures profanes et criminelles, ca! Mpuissere pablesde porter le poison également dans l'esprit et dansl, M Fe cœur ; de vouloir parler de tout, juger de tout, décider sul tout ? Plaignons-nous après cela que nous avons des ten} 0 Fai tations contre la foi? Et comment cette foi subsisteraitBiidevant elle dans nous, quand nous prenons tous les moyens pou : . la perdre ? Pensez-vous, disait autrefois le Sauveur dilnesses monde, que quand le Fils de l’homme viendra, wub 4 AV jour, il trouvera encore de la foi sur la terre ? Hélas ! ado De rable Sauveur, sans attendre même la fin du monde, sl procure vous veniez à présent, en trouveriez-vous beaucoup parmilMe®s; n°
nous ? Ah ! ne nous enlevez pas ce sacré dépôt, n'éi
teignez pas ce céleste flembeau ; ne nous privez pal
nous, nous le méritons ; mais ne portez pas la punitinl# jusqu’à éloigner de nous votre divin esprit, et à nouhl soustraire les lumières et le don de la foi: Ne Puel | :
me (1).
PRIÈRE
Quelles actions de grâces n’ai-je pas à vous rendre, ô mon Dieu ! de m'avoir fait naître dans le sein de la foi, de m’avoir éclairé de ses divines lumières, préférablement à tant d’autres qui gémissent dans les ombres de la mort! Qu'ai-je fait pour mériter une telle faveur ? et que ne dois È je pas faire pour en témoigner ma juste, ma vive, mon éternelle reconnaissance? Je comprends tout le bonheur que cette foi me procure; mais je sens aussi ce qu’elle demande, et quels sont les hommages qu’elle à droit d'exiger de moi ; je vous les offre dès à présent, et toute ma vie je tâcherai de vous les rendre en son nom et par son secours.
Hommage de soumission, je la respecterai avec docilité; hommage
(1) Psalm., cr.
it,en déshon affection, je l'aimerai avec tendresse ; hommage de zèle, je n'’oublierai ons enfin à Lien pour en défendre les intérêts avec ardeur ; hommage d’action, toute S EXPO 1. Ü ha vie je m’efforcerai de l’honorer par mes œuvres. Oui, je tâcherai de P EXPOSEr Ga) honorer en tout. Je la ferai régner dans mon cœur et dans ma conut; de forme "Muite ; elle sera l'âme de mes sentiments et de mes actions ; je jugerai d'écouter del les choses selon les vues de la foi; mes pensées, mes projets seront ‘tes erpent séducM
nimés de cet esprit de foi. Conservez-la dans moi, à mon Dieu, afin ., ue durant ma vie elle soit la règle de mes mœurs, et qu’à la mort elle iminelles, x Mpuisserecevoir mes derniers soupirs, remettre mon àme entre vos mains, prit et dansk, M l'introduire dans le sein des élus.
it, décider sub PRATIQUES.
vons des ten DU 10 Faire souvent des actes de Foi, et en renouveler les sentiments subsisteraitBMidevant Dieu.
moyens pour 20 En toutes choses, autant qu’on le peut, agir en esprit de foi. Sa 30 Renouveler de temps en temps ses engagements à la foi et les pros uveur dif messes qu’on lui a faites dans le baptême. viendra, ut 4° Avoir une dévotion, un respect particulier pour les plus petites > Hélas ! ado Mpratiques de piété consacrées par la foi ; avoir de l’eau bénite chez d ; ‘Psoi ; porter toujours sur soi-même quelque monument de piété ; se u monde, SM procurer, autant qu’on le peut, les trésors précieux des induigenucoup parmih ces; honorer les images des Saints, surtnut de celui dont on porte F pe à ». le nom.
dépôt, n 6: M 5° Détester tout livre, tout discours, toute liaison qui peut le moins s privez pat M du monde altérer les sentiments de la foi; et prier le Seigneur de nous e ; punissez. "4 la conserver jusqu’au dernier soupir. s la punition}£ It, et à now Ne projicias le
e auferas à We
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