‹ L'âme élevée à Dieu par les réflexions et les sentiments pour chaque jour du mois [microforme]Chapitre 106 sur 112 · ENVERS LEURS PARENTS · texte numérisé non relu

ENVERS LEURS PARENTS

Comme les parents ont des obligalions contractées envers leurs enfants, les enfants ont, à leur tour, à l'égard de leurs parents, des devoirs à remplir, ct des fautes à éviter,

Y pensent-ils,

. Peut-être n'est-il rien dans l'Écriture sainte de si expressément recomm»"idé que l'accomplissement des devoirs des enfants envers leurs parents. Ils en ont reçu la

vie, le premier, le plus grand des biens naturels ; que ne leur doivent-ils pas de reconnaissance et de sentiments! mais, hélas! que n’ont pas bien souvent à souffrir les parents de la part de leurs enfants? Quand ces enfants vinrent au monde, les parents se félicitaient el s'en faisaient un sujet de joie : ah! s’ils avaient pu prévoir ce que seraient un jour ces enfants, au lieu de s’en réjouir, que de soupirs n’auraient-ils pas poussés, et de combien de Jarmes n’auraient-ils pas arrosé leur berceau !

Enfants indociles, qui manquent d'obéissance et de soumission envers leurs parents, rebelles à leurs volontés. méprisanl leurs ordres, secouant le joug de la dépendance que la loi de Dieu leur prescrit.

Enfants paresseux, ennemis du tu avail, plongés dans l'oisivelé et dans l'indolence, ne se reudaut capables de rien, tandis que leurs parents sont souvent obligés de gagner leur vie à la sueur de leur front.

ngres ” nn æ ee =

—— ts te

Enfants débauchés, qui, se plongeant dans toutes sortes de vices, de désordres et de passions, déshonorent leurs parents en se déshonorant eux-mêmes, et qui, par leur vie déréglée, s’exposent à faire une fin encore plus malheureuse.

Enfants libertins qui n’ont ni piété, ni religion, ni crainte de Dieu, livrés aux mauvaises compagnies, capables de les pervertir et de les précipiter dans tous les excès et tous les malheurs; car de quoi n’est-on pas capable quand on quitte Dieu ?

Enfants ingrats, barbares et dénaturés, qui refusent à leurs parents les secours nécessaires dans leur vieillesse et dans leur misère; qui les laissent souffrir, manquer de tout, et traîner dans la tristesse et le deuil un reste de vie plus insupportable que la mort même.

Sont-ce des enfants ou des monstres que ces parents ont engendrés et mis au monde? Ils croyaient trouver dans eux l'objet de leur tendresse, la consolation de leur vie, le soutien de leur vieillesse, et ils n’ont trouvé que des vipères qui déchirent leur sein, et qui font le malheur de leur vie, la ruine de leur fortune, l’opprobre de leurs familles; qui, par leurs désordres et leur mauvaise conduite,engagent et forcent, en quelque manière, ces parents désolés et comme désespérés, à lancer sur leurs propres enfants des imprécations, des malédictions, des horreurs, Le mal serait déjà bien grand ; mais un abîme en creuse un autre encore plus profond. Non, rien de si capable d'attirer sur les enfants les malédictions de Dieu même, et les malédictions les plus terribles, que leur manque de respect envers leurs parents. Le Seigneur les en a menacés mille fois ; et quels funestes exemples tous les âges, tous les états, tous les siècles n’en ont-ils pas présentés à l'univers étonné de ces châtiment: redoutables?

Heureux les parents chrétiens qui ont desenfants dignes d'eux! Après leur avoir donné une éducation chrétienne,

ils en vieilles qui so:

Le | famille gale, o avec jc

Cett tre des maisor joie qu en grà qu'un une he l’éduca l’âge. I iranqu crainte et sont à tous, ne se sé

Pensez du ps

Pour enfants

>S $0rnorent ii, par e. plus

on, ni es, Càous les Das Ca-

isent à illesse quer de de vie

arents rouver de leur vé que alheur e leurs se conarents Dropres rreurs, creuse apable même, anque s ena ous les as prétables?

dignes lienne,

ils en recueillent les heureux fruits dans une tranquille vieillesse ; ils se voient comme renaître dans leurs enfants, qui sont leur consolation et leur joie.

Le beau tableau que David nous trace d’une heureuse famille ! Il la représente rangée #’ tour d'une table frugale, où il semble que les anges s'invitent à ia considérer avec joie.

Cette famille est composée d’un père qui n’a point d’autre dessein que de servir Dieu et de le voir servir dans sa maison ; d'une femme qui n’a point en ce monde d'autre joie que de plaire à Dieu età son mari, et de voir croître en grâce et en sagesse ses enfants, qui n’ont entre eux qu'un cœur et qu’une âme, toujours unis ensemble par une heureuse conformité de sentiments que la nafure et l'éducation ont fait naître, et qui croît tous les jours avec l’âge. Dans ie sein de cette famille règnent la paix, la tranquillité, la concorde, et plus encore, la piété et la: crainte de Dieu. Mille bénédictions se répanden: sur elle, et sont comme le gage du bonheur que Dieu leur prépare à tous, quand ils seront un jour réuni dans le ciel pour ne se séparer jamais.

Pensez-y enfants et parents. Votre maison sera l’image du paradis, si elle est formée sur ce grand modèle,

Pour attirer sur eux des bénédictions abondantes, es enfants doivent remplir leurs obligations envers leurs parents ; ils leur doivent le respect, l'obéissance, l’affection, la reconnaissance ; et dans les besoins, les secours nécessaires pour leur subsistance, selon leurs moyens. A ce prix, ils seront les enfants de Dieu même, et ils auront part àses récompenses.

Page 1