PRIÈRES ET PRATIQUES
ÆÆ Que nous sommes aveugles et insensés, Ô mon Dieu ! de vouloir Bonder les profondeurs impénétrables de votre providence! Ne mérions-nous pas que vous nous livriez aux ténèbres de notre aveuglement, Met que vous nous laissiez courir dans la voie de nos égarements et de nos pertes ? Que prétendons-nous donc ? Ne doit-il pas nous suffire de sa- Hoir que vous êtes bon ; que, du moment que nous nous abandonnons 2 À votre providence, vous nous conduirez par fa main ; que vous ne sauriez délaisser ceux qui mettent en vous toute leur confiance ; que d'ailleurs tous nos retours, toutes nos réflexions sont stériles ct nutiles, souvent présomptueuses et téméraires ; qu’elles sont capables Sd'éloigner de dessus . ous vos regards de tendresse et de complaisance ; Squ'elles ne peuvent que nous précipiter dans des doutes, des péchés et des malheurs ?
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malgré tou Oujours pour BR
ovidence : el 0 Providence divine ! je m'abandonne à vous sans réserve! je me 4 jette entre vos bras sans retour ; je vous laisse disposer de tout sou-
continuez ik verainement. Vous êtes mon créateur, mon Dieu et mon Père : vous ignez d’en-B connaissez le néant d’où vous m'avez tiré, le limon dont vous m'aut ser vez formé, la fin à laquelie vous me destinez, le chemin qui doit m’y wtalor } conduire : disposez donc de tout, et réglez tout selon votre bon plaisir :
je ne veux plus savoir qu’une seule chose sur cette Providence divine : la reconnaître, l’adorer, m’y soumettre, et autant qu’il sera en moi, la seconder ; après quoi, tout espérer de votre bonté. Puis-je mettre mon sort en meilleures mains que dans celles du plus tendre des pères ?
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