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me soit un fonds de misères bien grand, ou de désirs bien B$ quu immenses, pour toujours souhaiter, toujours demander, ® vail . . \ 0 fo 4 9 4 + toujours soupirer après quelque bien. ni sec
Je fais souvent cette réflexion, et me dis à moi-même : [4 que
On condamne quelquefois les hommes de ce que, tou- B} C jours avides, ils ne se contentent de rien ; on se trompe. MF sen Les hommes sont coupables, il est vrai, de souhaiter avec tem
trop d'ardeur les biens de ce monde ; mais ils ont raison
et l'éternitt M de ne s’en point contenter ; ils sont destinés à quelque d'une longue M chose de plus : il faut bien que cela soit ainsi. Nous voyons ‘.: et quai! que tous les autres êtres se contentent des biens qu'ils rraître, alors il possèdent dans leur espèce; l’homme seul est toujours i inavaux seront ff satiable dans ses désirs. Pourquoi ? parce qu'il n'ya que : la sérénité {A4 vous, à mon Dieu ! qui puissiez le contenter. En vain lui ansnos cœur?" présente-t-on l'amas des biens, des richesses, des trésors iffrons donc, * de la terre; c’est un amas de poussière qu’on lui jette aux sur la terre | yeux pour l'empêcher de voir la grandeur ou de puiser lieu d’exil RM la félicité dans sa source. Aussi, malgré tous ces biens jous semons + qu’on lui offre et qu’on lui prodigue, ilcherche, il désire, dans la joie : BN il soupire toujours. Fût-il maître du monde entier, il dés arriverons MS sirerait d’autres mondes à conquérir. années d’é-BM Voyons les grands de la terre : ils s’imaginaient que la tout va fini MA félicité consistait dans la grandeur ; et quand ils sont arnne comme rivés au comble de la gloire, ils ont reconnu que cette ers le ciel: MA gloire n’était que fumée. Dégoûtés des grandeurs, ils se de tous les! # sont tournés du côté des richesses. Voyons les enfants du C’est donc à PM siècle : ils possèdent des trésors immenses ; et dans le on Dieu! la M sein même des trésors tout n’est qu’indigence. Peu satise el nous y S faits de tout ce qu'ils ont, ils désirent ce qu'ils n’ont pas : LU dégoûtés des trésors, ils se plongent dans les plaisirs. Voyons les sensuels et les somptueux : ils cherchent leur WW bonheur dansles délices des sens; les délices ont bientôt el avantage M épuisé leurs attraits, il faut les réveiller par des monstres e l'étendue PS de voluptés, jusqu’à dégrader le sentiment, déshonorer la
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Ir de l’hom- Ni raison. Qu’était-ce que tout cela dans eux, à mon Dieu ! désirs bien B# qu’un désespoir de passion qui se livrait à tout et ne poudemander, DM vait se contenter de rien? Maintenant ils sont forcés de
Hi s’'écrier avec Salomon : Vanité des vanités, tout n’est oi-même : P# que vanité et affliction sur la terre : vanitas vanitatum (1).
Ô heureuse immortalité ! quand viendras-tu nous présenter des objets capables de nous satisfaire ? Assez longtemps, courant après le mensonge, nous avons éprouvé
(1) Ecel., 1.
que, tou- Pi e trompe. E haiter avec ont raison
que tout le reste, loin de remplir nos vœux, n’a fait qu'ai. 21 danst grir et enflammer nos désirs. Heureuse immortalité ! là 4 Dieu les honneurs seront solides, les trésors y seront immen- fie ses, les délices y seront pures, les passions, le dirai-je ? #4 oui, les passions mêmes y seront sanctifiées, y seront con- KE à rl sacrées (1). Dans un sens, le mal, te désordre du cœur! 1 humain ne vient que de ce qu’on lui prescrit des bornes! | morte trop resserrées en lui présentant des’ objets peu dignes de " a lui. Donnons à l’âme tout son essor, laissons-la agir dans PAS finira, son étendue, elle portera ses vues vers le ciel, elle fixera Dh PTE ses désirs sur l’immortalitéet les biens véritables : dès lors DM tena dl l'homme ambitieux sera content, l'homme avare sera DNS en ce!
rassasié, l’homme avide sera satisfait, parce qu’ils trou-
veront dans l’immortalité les biens solides, les véritables Bi délices. |
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