SUR LE JUGEMENT PARTICULIER DU PÉCHEUR
- Le Jugement particulier est celui qui se fera de nousau momentmême de notre mort ; car, avant le dernier jour, ce grand jour des vengeances, où tous les hommes cités à la vallée de Josaphat doivent paraître au jugement universel pour la justification solennelle et publique de la Providence, il y aura un autre jugement particulier et personnel, que chacun doit subir à la fin de ses jours.
Jugement moins redoutablé en apparence, parce qu'il sera sans appareil, sans solennité, sans éclat ; mais jugement en effet plus redoutable par ses suites et ses effets, puisque c’est là que doit être décidé le sort éternel de chacun de nous, et que ce dernier jugement qui doit suivre ne sera que la manifestatiou du premier qui aura précédé.
Ainsi, après le court espace de quelques années qui se sont écoulées sur la terre ; après une vie souvent passée dans la vanité, les amusements de ce monde, quelquefois dans le désordre et l'excès des passions; après une maladie peut-être longue et languissante, peut-être courte et de quelques jours ; après les agilations, les angoisses, les défaillances, du dernier combat, viendra enfin le moment décisif où nous finirons notre course et où l’on diradenous
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ce que nous avons dit de tant d’autres : Ilest mort. Quelques larmes, ou sincères ou simulées ; quelques regrets, ou par tendresse ou par bienséance, accompagneront le cadavre du mort, qu’il faut bientôt enlever aux yeux effrayés des vivants.
J'accompagne en esprit l’âme qui vient d’en être séparée ; la voilà entrée dans l'éternité, transportée dans celte région sombre des morts. Quelle est en ce moment sa surprise à l’entrée de cette nouvelle carrière ! Seule, étonnée, éperdue,comme investie de la majesté souveraine de Dieu, elle se trouve abandonnée absolument de tout.
Abandonnée du monde et des créatures, ses amis, ses parents, ses protecteurs, tout ce qu’elle avait de plus cher au monde l’a suivie jusque-là; mais à l'entrée de cette terre étrangère, sur le bord de cette région de ténèbres, out s’est éloigné. Où sont-ils à présent, ces bras de chair, ces objets enchanteur, cette idole trompeuse du monde? Hélas ! durant sa vie elle leur a sacrifié ses biens, son repos, son salut; et dans ce moment tout a disparu ; l'âme reste seule avec ses œuvres et ses regrets. |
Abondonnée de sa propre conscience, je veux dire de cette conscience fausse, erronée, qui l'avait séduite et aveuglée durant sa vie ; mais qui, devenue alors conscience droite, et qui, sortant de son assoupissement et de ses erreurs, livre le pécheur à lui-même, à ses regrets et à son malheur.
Ces abandons sont terribles, mais il en est un autre bien plus triste et plus ,accablant. Abandonnée de son Dieu, c’est-à-dire, de ce Dieu autrefois plein de bonté, de tendresse et de miséricorde pour elle, et ne trouvant plus en lui qu'un Dieu juste, irrité et vengeur ; ce n’est plus que le’ Dieu terrible, le Dieu des armées, qui se dépouille du nom de père tendre pour prendre FRA de juge irrité et d’ennemi implacable.
Représentons-nous donc celte âme dans cette situation
AME ÉLEV, 6
terrible, dans ce moment effrayant. La voilà, au sortir de son corps, transportée à l'instant au tribunal de son juge, seule avec Dieu ; le ciel d’une part, l'enfer de l'autre, le tribunal de Dieu entre eux ; l’âme suspendue entre l’un et l’autre, tremblante aux pieds de son juge, dans l'attente formidable d’un arrêt éternel. Quels objets vont s'offrir alors à celte âme étonnée ? Le triste tableau de toute sa vie sera représenté à ses yeux, depuis le premier usage de sa raison jusqu’au dernier soupir : toules ses pensées, toutes ses paroles, loutes ses actions, lous ses péchés, entrent en jugement avec elle. Que de sentiments secrels ! que d'objets cachés ! que d’illusions ! que de faux principes ! que de mystères d’iniquité ! que d’excès!
Et ne pensons pas qu'il faille un long temps pour faire cette discussion, et décider du sort éternel de cette âme coupable ; un instant décidera de tout pour toujours: oui, à l'instant même que l’âme sort du corps, elle trouve son Dieu ; il se présente à elle, et ne s’y présente qu'en qualité de juge. À ce même instant la lumière divine frappe ses yeux ; et dans elle, comme dans un miroir éclatant, elle voit tout à la fois ses péchés, sa sentence et son sort éternel. Elle y voit ses péchés, leur nombre, leurs circonstances, leur énormité, leur durée : elle y voit la sentence qu'elle mérite ; elle la lit de ses. propres yeux, en voit l'équité, les motifs, l’étendue : elle voit son sort durant toute l'éternité, fixé, irrévocable, et par là même désespérant. C'en est fait, lui dit le souverain Juge ; tu es jugée, {tu es réprouvée ; je erejelle, je Le maudis, je l’éloigne de moi pour toujours ; mes yeux et mon cœur sont fermés pour toi; tu ne me verras jamais. A l'instant même les ministres du Dieu des vengeances se saisissent de la victime, l’entraînent dans ce lieu d'horreur où les tourments seront à jamais son partage ; elle y est précipitée el Icut est fini.
Hélas ! Ô mon Dieu, il n’y a qu’un moment que cette
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âme a rendu le dernier soupir : son corps est encore étendu dans le lit de douleur, et ressent encore un reste de la chaleur naturelle ; les assistants en pleurs l'entourent dans un morne silence, l'arrosent encore de leurs larmes, le considèrent avec elfroi, se retirent tout consternés : non, le corps n’est point encore enseveli dans la terre, et déjà l'âme est ensevelie dans les enfers.
Église sainte, vous vous revêtez d'ornements lugubres à la perte de vos enfants : incertaine de leur sort, vous priez encore pour eux; vous invitez par de tristes sons les fidèles à y joindre leurs prières ; vous envoyez vos ministres offrir le sacrifice des vivants et des morts. Arrêtez, Eglise sainte ; ‘ministres du Dieu vivant, suspendez vos vœux ; et vous, cloches lugubres, faites entendre sur cette âme des sons encore plus lamentables : il n’est plus de ressource pour elle: prières, larmes, supplications, sacrifice, tout est inutile ; le règne de la miséricorde a fini ; celui de la justice commence pour ne finir jamais.
Telles sont donc pour cette âme les suites terribles de ce jugement redoutable ! la malédiction éternelle de Dieu qui tombe sur elle, des peines affreuses qui commencent pour élerniser son tourment ; un désespoir affreux qui comble tous ses malheurs. Voilà, dis-je, cette âme frappée de Dieu, maudite de Dieu, éloignée de Dieu pour toujours. Non, jamais elle ne verra Dieu, jamais elle ne se réunira à l’auteur de son être : un sombre nuage le dérobe pour toujours à ses yeux : elle fera entendre ses soupirs, ils seront rejetés: elle poussera des cris lamentables, jamais ils ne seront écoutés, et, celui qui, par sa possession, devait assurer sa félicité, par sa séparation et sa perte, fera à jamais son malheur.
Qu'il sera affreux, qu'il sera accablant, le désespoir de celte âme, qui sentira qu'elle aurait pu être heureuse, el qui se voit condamnée à un malheur sans consolation; sans espérance, à jamais sans remède ! Mais c jar est la fait,
le jugement est porté sur celte âme, le sort arrêté, le malheur à son comble ; les abîimes se sont ouverts pour
l’engloutir à jamais. Le chaos immense se ferme sur elle, et sur cet abime fermé la main de Dieu grave en caractères de feu ces paroles à jamais redoutables : Éternité, éternité, éternité. Ÿ
MÉDITATION
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Le jugement redoutable que cette âme vient de subir, je sais, Ô mon Dieu, que je le subirai moi-même un jour, et qu’au moment même de ma mort, je paraîlrai devant vous pour rendre comple de toute ma vie et recevoir l'arrêt de mon sort éternel. Je vais m’y disposer seul avec vous seul, comme je serai alors, prosterné au pied de votre croix, comme alors au pied de votre tribunal : je vais me juger moi-même, ou plutôt me présenter à vous comme à mon souverain Juge, et apprendre sur quoi un jour je serai jugé.
Soutenez-moi, à mon Dieu ! je vous demande en ce moment toutes les lumières qui peuvent éclairer mon esprit, toute la douleur qui doit pénétrer et briser mon cœur : enfin toutes les grâces pour me préparer à ce terrible jugement, et pour en prévenir les rigueurs.
Le souverain Juge étant donc assis sur son tribunal, ‘âme tremblante, effrayée au pied de ce tribunal, dans l'attente formidable de son arrêt éternel, Dieu ouvre le livre de vie et de mort à ses yeux, at le jugement redoutable commence. Voici, Ô mon âme, quelle en sera la matière , voici les sept chefs principaux sur lesquels nous serons interrogés, et sur lesquels nous aurons tous à répondre: préparons-nous-y ; c’est là-dessus que se décidera notre éternité.
1° Jugement sévère des péchés que nous aurons com-
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mis ; péchés de pensées, de paroles, d'actions, d'omissions; péchés de tous les temps et de tous les âges ; péchés dans leur espèce et leurs circonstances ; péchés peutêtre cachés dans le tribunal de la pénitence, parce qu’une fausse honte aura fermé la bouche, malgré les remords secrets d’une conscience alarmée : péchés déguisés qu’on n'aura déclarés qu’à demi, qu'on aura palliés ou dissimulés, voyant qu’on laissait des replis dans l'âme, et que le cœur n’était pas en repos ; péchés oubliés, mais peutêtre comme volontairement oubliés, parce qu’aussitôt qu’ils venaient se présenter à l'esprit, on les éloignait comme autant de pensées importunes qui troubläient les plaisirs et réveillaient les remords. Que de monstres cachés jusqu'alors paraïîtront alors au grand jour ! Peut-être durant ma vie aurais-je dissimulé, excusé
mes péchés ; Dieu me les présentera alors dans toute leur
énôrmilé : hélas ! quelque grands qu’ils soient, si on les avail déclarés, ils seraient pardonnés ; mais s’ils ont subsisté jusqu’à la mort, ils vivront dans l'éternité pour la rendre à jamais malheureuse.
2 Jugement rigoureux des péchés que nous aurons fait commettre. Tant. de mauvais conseils, tant de mauvais exemples, tant d'occasions données à l'offense de Dieu et à la perte des âmes : ces discours libres et licencieux qu’on aura tenus ; ces livres pernicieux qu’on aura communiqués; ces airs libres et indécents; ces ornements, ces parures mondaines, ces railleries impies sur la religion et ces Saintes pratiques, tout cela ne rendra-t-il pas responsable devant Dieu de tout le mal qu’on aura occasionné ? Combien peut-être seront à ses yeux plus coupables par les crimes qu’ils auront fait commettre aux autres, que par ceux qu’ils auront eux-mêmes commis!
O mon Dieu ! n’était-ce pas assez pour moi du poids accablant de mes propres péchés, sans me charger encore de ceux des autres ? Tel sera cependant le jugement que
vous m'en ferez subir, et le compte que vous m'en demanderez. |
‘3° Jugement terrible des péchés que nous n’avons pas empêché de commettre, y étant obligés. Dans mille occasions onle pouvait et on le devait. On était chargé de l’édification, du bon ordre, on l’a négligé. On voyait cette personne remplie d’amertume et de fiel, un mot l'aurait adoucie, On était chargé de l'éducation de cette autre, on l'a laissée à ses penchants : on en répondra sang pour sang, âme pour âme. On entendait la médisance déchirer la réputation du prochain, l’impiété, l’irréligion débiter de fausses maximes, un lâche respect humain a fermé la bouche ; ce silence même estun crime, souvent un scandale, quelquelois une prévaricalion et une espèce d’apostasie. Combien d’âmes porteront devant Dieu le terrible fardeau, et des péchés qu’elles auront commis, et de ceux qu'elles auraient dû empêcher de commettre !
N'ai-je rien à me reprocher en ce point ? Dieu en jugera, non plus dans sa miséricorde, mais dans la rigueur inexorable de sa justice ; et qu’aurai-je à répondre, si je suis moi-même obligé de me condamner ?
4° Jugement redoutable du bien que nous n’aurons pas fait. J'entends l’Apôtre qui dit : Scienti bonum et non facienti, peccatum est illi (1). Connaître le bien et ne le pas pratiquer, c’est un crime. Que de bien qu'on aurait pu faire et qu'on aura négligé ! On annonçait la parole de Dieu, y avons-nous été assidu ? On offrait le sacrifice divin, y avons-nous assisté ? On exhortait à l'approche des sacrements, les avons-nous fréquentés ? Les cris de l’indigence et de la misère sont allés jusqu’à nous, avonsnous ouvert à leurs besoins un cœur tendre et une main bienfaisante ? Les malades, les avons-nous soulagés dans leurs infirmités ? Les affigés, les avons-nous consolés dans leurs peines ? Les prisonniers, les avons-nous wi- (1) B. Pauli Epist.
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‘ayant tant de moyens de le faire! Ô mon âme ! priez,
tremblez, jugez-vous vous-même, et n’attendez pasque sur tout cela Dieu vous appelle à un jugement sans retour. 5° Jugement formidable du bien même que nous aurons fait ; car le Dieu vengeur menace d'appeler en jugement les justices mêmes. Nous aurons pratiqué de bonnes œuvres ; mais comment, par quel motif, et dans quelles vues ? La vanité, le respect humain n’y ont-ils point eu de part ? Des aumônes sans choix, des prières sans attention, des confessions sans douleur, des communions'sans préparation et sans fruit : arbre trompeur, vous n’avez que des fruits gâtés ; le ver rongeur de lamour-propre les a tous infectés. Hélas! quel sera notre sort ! Nous croirons avoir amassé des trésors de mérites, et nous paraîtrons devant Dieu les mains vides. Mon Dieu, que vos jugements sont terribles ! Peut-être que mes vertus mêmes en feront l& matière, et que ce que je croyais devoir mériter quelque chose devant vous, sera un titre de condamnation contre moi.
6° Jugement effrayant des grâces que nous avons reçues, et dont nous n’aurons pas profité. Tant de lumières, de saintes lectures, d'exemples édifiants, de vives inspi- . rations, de remords salutaires. Dieu, tenant la balance en main, mettra d’une part ses dons et ses grâces ; et de l’autre, il attendra que nous mettions notre fidélité et notre correspondance. Que sont devenues tant de grâces, et quel fruit en avez-vous retiré ? Tyr et Sidon, venez confondre ces chrétiens ingrats et perfides. Malheureux ! vous m’obligez de mettre mes grâces négligées au rang de vos crimes accumulés ; et ce qui devait assurer votre bonheur, va mettre le sceau à votre perte et à votre réprobation.
Comment, à mon Dieu! ne tremblerais-je pas à la vue et dans l’attente d’un examen si rigoureux ? Si cette seule pensée est capable de m’alarmer à présent, que sera-ce donc au moment de l'exécution?
7° Jugement, et jugement encore plus formidable des grâces mêmes que nous n’aurons pas reçues. Et quoi! Ô mon Dieu! sommes-nous coupables de ce que vous n'avez pas été libéral? Voici l'explication de ce redoutable mystère du jour des vengeances. Ces grâces, Dieu nous les avait préparées ; c’est par notre faute que nous ne les avons pas reçues. Si nous avions été fidèles, elles nous élaient assurées ; les premières en auraient attiré d’autres, qui auraient été suivies d’autres encore plus précieuses : notre infidélité les a éloignées et nous a rendus responsables. Le soleil brillait, et nous avons fermé les yeux : sommes-nous excusables, si nous nous sommes aveuglés ? Ames infortunées ! tandis que plusieurs seront condamnés pour les biens qu'ils auront reçus, vous le serez encore pour ceux mêmes dont vous
aurez été privées. Que de grâces vont en ce moment s’é-
lever contre vous, et contre vous demander Yengeance !
Tel et plus redoutable encore sera le jugement que j'aurai à subir à ma dernière heure ; sur tout cela je serai examiné, je serai jugé. Hélas ! ne me trouverai-je point alors dans l’état de cette âme coupable dont j'ai médité le malheur ? |
Que restera-t-il donc alors ? si ce n’est que le souverain juge porte enfin sur cette âme la terrible sentence qui doit fixer à jamais son sort avec son malheur : Retirez-vous de moi, âme maudite, allez au feu éternel. Terribles paroles ! je suis assuré de les entendre prononcer un jour sur quelqu'un, et je suis incertain si elles ne seront point prononcées contre moi. Que puis-je désormais autre chose, que d’en faire le reste de mes jours le sujet de mes réflexions, de mes craintes et de mes regrets?
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1o Je pellerai & salutaire.
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PRIÈRE
Que vos jugements sont redoutables, à mon Dieu ! et que les hommes sont aveugles, de ne pas les méditer jour et nuit! Dema'n, peut-être, : ils les subiront, et ils vivent aujourd’hui dans la dissipation et l’égarement. Juste Juge, n’entrez pas en jugement avec votre serviteur : le juste même ne pourrait en soutenir les rigueurs; que sera-ce de l'homme pécheur et coupable ? Quel sera mon sort en ce jour formidable ? serai-je au nombre des élus ? aurai-je le malheur d’être rejeté avec les réprouvés ? Voûs êtes encore à présent un pére plein de bonté, écoutez la voix de mes soupirs, tandis qu’il en est temps. De ma part, je vais me disposer à ce grand jour, et voici les résolutions que je forme au pied de votre croix comme au pied du tribunal de votre justice.
PRATIQUES
10 Je méditerai souvent sur la rigueur de vos jugements, j’en rap- | pellerai souvent la pensée, bien capable de m'en inspirer la crainte
salutaire.
2° Je tâcherai de m'y préparer chaque jour; je me jugerai sévèrement moi-même ; je me mettrai au-dessus des jugements des hommes, quand ils m’éloigneront de votre sainte loi.
30 Je suivrai le conseil du prophète pénitent ; dans toutes mes pensées, mes paroles, mes actions, vos jugements seront la règle de ma conduite, puisque tout cela doit être la matière de mon jugement.
4o Enfin j’espérerai en vous : j'implorerai votre miséricorde ; ja tàcherai de me tenir prêt à paraître devant vous quand vous m'’appellerez. Ainsi travaillerai-je à me rendre mon juge propice et son jugement favorable. Tels sont mes sentiments ; puissé-je les conserver toute ma vie, et les porter gravés dans mon cœur jusqu’au moment où j'irai paraître devant vous !