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une grâce et un avantage pour nous. Combien de saints ne devront leur salut qu’à leurs afflictions, et leur couronne qu'à leurs combats ! Sans les croix ils auraient été éternellement malheureux.
3° Moyen efficace pour résister aux tentations, pour ré. primer les passions, en pensant qu’au moment où nous viendrions à succomber et à nous «satisfaire, nous pourrions être enlevés de ce monde, et qu’un moment funeste de plaisir pourrait nous priver d’une éternité de bonheur,
4° Moyen assuré pour nous adoucir les rigueurs de la mort, Si, comme nous l’espérens, elle doit être suivie d'une éternité bienheureuse, devons-nous tant la craindre et nous en alarmer ? Si, en sortant de ce lieu d’exil, le ciel devient notre véritable patrie, quittons cet exil sans regret et sans peine. Nous ne faisons qu’y souffrir, y gémir, y offenser Dieu ; la mort nous conduit au port du salut. Offrons à Dieu notre sacrifice, espérons de sa miséricorde qu’il voudra bien l’adoucir par sa grâce.
Elevons-nous donc à cette grande pensée du bonheur qui nous est desliné ; souvent rappelée, souvent méditée, elle nous fera soupirer après ces biens ineffables ; elle nous engagera à nous y préparer : elle nous y préparera elle-même ; la grâce qui nous l’inspire sera le gage de la gloire qu’elle nous annonce. Nous n'avons que trop vécu pour la terre, il est temps que le ciel allire tous nos regards ; il doit être le terme de tous nos désirs.
PRIÈRE
Vous m'avez fait pour le ciel, Ô mon Dieu! mon âme est créée pour vous posséder à jamais ; ne permettez pas que je me rende indigne de ce bonheur, et que les faux biens de ia terre m’égarent jamais de la voie du ciel où vous m’appelez.
O sainte Sion ! glorieuse cité de Dieu ! quand viendra l’heureux jour où je pourrai entrer dans ton sein ? Quandà veniam et apparebo (1) ? Dans cette attente, les jours sont pour moi des années, les années ont la durée des siècles ; la vie m'est à charge, je ne vis plus que de cette
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douce espérance : Lætatus sum in his que dicta sunt mihi (?), Non, je n'ai de consolation et de joie que dans l'heureuse annonce de cette maison du Seigneur, où j'esnère d’être admis un jour pour y vivre à jamais : /n domum Domini ibimus.
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