APPARITIONS MULTIPLES DU MÊME SUJET
M"*° Stone, Shute Haye, Walditch, Bridport (2).
« J'ai été vue trois fois, alors que je n'étais pas réellement présente, et chaque fois par des personnes différentes. La première fois, ce fut ma belle-sœur qui me vit. Elle me veillait après la naissance de mon premier enfant. Elle regarda vers le lit où je dormais, et elle me vit distinctement, ain^i que mon double. Elle vit d'une part ^mon corps naturel, et de l'autre mon image spirituallsée et affaiblie. Elle ferma plusiew^s fois les yeux^
(1) Il y a donc ici tout à la fois auto-suggestion et clairvoyance.
(2) Le% Hallucinationf, p. 278*
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royait toujours la même anouit au bout d'un peu le c'était signe de mort j parler de cela que plu-
t aperçue par ma nièce.
i Dorchester. C'était lia e ouvrit la porte de sa titais l'escalier en face de lée d'une robe de deuil anc, un bonnet blanc, jue je portais habituellil de ma belle-mère. Elle 3 me vit, et elle crut que . déjeuner, elle dit à son levée de bonne heure ce la nursery. — Oh! non, elle n'était pas très bien, as sa chambre avant de
t le plus remarquable, maison à Weymouth, où 1 temps pour joiiir de la
Samways nous servait irdait la maison en notre ne agréable et tranquille, tnce ; elle était la tante de stique Kltty Balston, qui
Dorchester. Kitty avait ui précéda la vision ; elle )ce de mon plus jeune il lais bien.
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142 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALE DE l'iMMORT ALITÉ
« La nuit suivante, M"*Balston alla à une « réunion de prières > près de Clarence Buildings ; elle était baptiste. Avant de partir, elle ferma une porte intérieure qui conduisait à une petite cour derrière la maison; elle ferma la porte de là rue, elle emporta les clefs dans sa poche. A son retour, en ouvrant la porte de la rue, elle aperçiit une lumière à Textrémité du passage ; en approchant elle vit que la porte de la cour était ouverte. La lumière éclairait la cour dans tous ses détails, j'étais au milieu. Elle me reconnut distinctement; j'étais couverte de vêtements blancs, très pâle et l'air fatigué. Elle fut très effrayée, elle s'élança vers la maison d'un voisin (celle du capitaine Court) et s'évanouit dans le passage. Lorsqu'elle fut revenue à elle, le capitaine Court l'accompagna dans la maison, qui était exactement telle qu'elle l'avait lais^îée ; la porte de la cour était hermétiquement fermée. J'étais à ce moment très faible, et je restai plusieurs semaines entre la vie et la mort. >
Il semble résulter du récit de cette dame que sa santé laissait à désirer et que c'était pendant qu'elle était couchée que son âme se dégageait. Pour que l'hypothèse de Thallucination pût expliquer ces apparitions, à trois personnes inconnues les unes des autres, et cela à des époques différentes, il faudrait supposer à M°** Stone un pouvoir hallucinatoire qu'elle exercerait à son insu, et encore ne comprendrait-on guère comment M™* Balston, qui était à une grande distance, aurait pu en être influencée. Nous croyons que le dédoublemeut explique plus clairement les faits, puisque
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dans une autre circonstance, sa belle-sœur voyait simultanément et bien distinctement, le corps matériel et le corps âuidique.
Remarquons également que la vision du double par la belle-sœur n'est pas subjective, puisque à plusieurs reprises elle ferme les yeux et que pendant ce temps la vision disparaît, pour redevenir visible lorsque de nouveau elle les ouvre.
Une image hallucinatoire siégeant dans le cerveau ne serait pas invisible pour des yeux clos.
Les mêmes remarques que précédemment sont applicables aux apparitions de cette dame : Similitude complète entre la forme physique et le fantôme, et repos de Torganisme pendant la manifestation.