APPARITION PARLANTE
Cette fois, indépendamment des autres circonstances typiques, nous allons entendre parler le double fluidique :
M"* Paget, 130, Fulham Road S. W., Londres (1).
c( 17 juillet 1885.
« Voici le récit exact d'une apparition curieuse, que j'ai eue de mon frère. C'était en 1874 ou 1875,
(i) MallucinaHom iélépathiqueB, p, 817«
flaOMSTHATIOH EXPËHIHRNTALK HE l,'\
frère était troisième officier à bord d'un navire de la Société Wigram. Je savais qu'il tiors sur les eûtes de l'Australie ; mais, autant I m'en souviens, je ne pensais pas à lui partiement à ce moment-là; cependant, comme ; mon seul frère et que nous élions grands il y avait entre nous des liens très étroiia. père habitait la campagne; un soir, je dessala cuisine moi-même, peu après dis heures, prendre de l'eau chaude au fourneau. Il y une grande lampe Duplex dans la cuisine, de qu'il y faisait très clair; les domestiques it couchés, et c'était i moi d'éteindre la I. Pendant que je prenais mon eau chaude, je les yeux, et, à ma grande surprise, je vis "rère qui entrait dans la cuisine par la porto hors, et qui se dirigeait vers moi. Je ne via la porte était ouverte, -parce qu'elle étaitdans icoin, et que mon frère était déjà dans la .e. La table était entre nous, et il s'iiissit sur le e plus éloigné. Je remarquai qu'il avait son rme de marin et une vareuse et que l'eau it sur sa vareuse et sa casquette. Je m'écriai : 3S ! d'où viens tu ? > II répondit de son ton de habituel, mais très vite : < Pour l'amour de I, nedispasque je suis ici. ► Ceci se pas'^a en ues secondes, et comme je m'élançai vers lui, larut. J'eus très peur; car j'avais bien cru voir frère en personne; et ce ne fut qu'après sa ilion que j'ai compris que j'avais vu son 3. Je montai dans ma chambre et j'écrivis la :ur une feuille de papier que je rangeai dans
LK DÉDOIBLEMEKT DE l'ÊTRK HIMAIN 157
mon secrétaire, sans parler de cet incident à personne.
« Environ trois mois plus tard, mon frère revint à la maison, et, le soir de son arrivée, je m'assis auprès de lui, dans la cuisine, pendant qu'il fumait. Je lui demandai, comme par hasard, s'il n'avait pas eu quelque aventure, et il dit : «Je me suis presque * noyé à Melbourne. » Il me raconta alors que, descendu à terre sans permission, il remontait à bord après minuit, lorsqu'il glissa de la passerelle et tomba entre le quai et le navire. L'espace était très étroit, et, si on ne l'avait retiré de suite, il se noyait infailliblement.
« Il se rappelle qu'il avait pensé qu'il se noyait et avait perdu connaissance. On ne sut pas qu'il était descendu à terre sans permission, de sçrte qu'il n'encourut pas la punition qu'il attendait. Je lui dis alors comment il m'était apparu dans la cuisine, et je lui demandai la date. Il put la donner exactement parce que le navire avait quitté Melbourne le matin suivant. C'était là ce qui lui avait fait craindre une punition, tous les hommes devant être à bord la veille au soir. Les deux dates coïncidaient, mais il y avait une différence dans l'heure; je le vis peu après dix heuies du soir, et son accident eut lieu peu après minuit. Il ne se rappela paS avoir pensé spécialement à moi à ce moment-la, mais il fut frappé de la coïncidence , et il en parla souvent. »
Toujours le fantôme est le sosie du vivant. Pas d'hallucination, parce que M^'* Pagot voit l'âme de son frère se déplacer dans la cuisine et constate
EXPÉRIMKSTAI.E DE L'
ts de rapparition sont mouillés, ance coïncide précisément avec u au marin qui faillit se noyer.
me de Melbourne en Angleterre 1 l'inteDsité du phénomène de .lisque le frère parle à sa sœur, ce s pas constaté jusqu'alors.
SS PKODCITS PAE VUE APPAEITION,
ten, dans son livre : Man and his B cas suivant : Un M, Wilson, fonto (Canada) s'endort sur son 5u'il se trouve à Hamilton, ville
railles anglais à l'ouest de Toève ses recouvrements liabituels
la porte d';ine araie, M"' D.
nt lui ouvrir et lui annonce que sortie ; il entre cependant et boit )uis il sort en chargeant la serves compliments à sa maîtresse.
aille, il avait dormi 40 minutes, plus tard, une M"" G., demeurant
une lettre de M""' D. d'Hamille celle-ci racontait que M. Wil-
chez elle, avait bu un verre )artî sans repasser, ce qui l'avait Ile aurat vivement désiré le voir, ma n'avoir pas été à Hamilton nais, songeant à son rêve, il pria à M"' D. pour la prier de ne
LE DÉDOUBLEMENT DE l'ÊTRE HUMAIN 159
pas parler de l'incident aux domestiques, afin de savoir si par hasard on le reconnaîtrait. Il se rendit donc à Hamilton avec quelques camarades et tous ensemble se présentèrent chez Ivl""* D. Deux des servantes reconnurent M. Wilson pour être la personne qui était venue, avait sonné à laporte, bu un verre d'eau et transmis ses compliments pour M"' n.
Cet exemple montre un voyage accompli par rame pendant le sommeil, avec souvenir au réveil des événements survenus pendant ce dégagement. Le double est si matériel, qu'il sonne et boit un verre d'eau; il est vu et reconnu par des étrangers. Il est clair qu'il ne s'agit plus ici de télépathie, c'estune bi-corporéité complète et l'apparition qui marche, cause, avale de l'eau, ne peut être une image mentale : c'est une véritable matérialisation de l'âme d'un vivant.