VUE A DISTANCE ET APPARITION
Voici le récit de M. Sparks,ropérateur, confirmé par M. Cleave, le sujet, et par MM. Darley et A. E. S. Thurgood, qui en furent témoins (1;.
« A bord du Marlborough, Portsmouth.
« Depuis Tannée dernière, ou depuis ces quinze derniers mois environ, j'avais l'habitude de magnétiser un de mes camarades. Voici comment je procédais. Je le regardais simplement dans les yeux lorsqu'il était couché à son aise sur son lit. Je réussissais ainsi à l'endormir. Après quelques essais je m'aperçus que le sommeil devenait plus profond en taisant de longues passes, lorsque le sujet était déjà endormi.
« C'est alors que se produisirent les phénomènes remarquables qu'on pouvait observer dans cette espèce particulière de sommeil magnétique.
[M. Sparks décrit alors la faculté que possède « son sujet » de voir, durant sa crise, les endroits auxquels il s'intéresse, s'il décide qu'il les verra avant d'être hypnotisé. Il possède aussi le pouvoir de se rappeler ses visions.]
« C'est la semaine dernière que j*ai été saisi de
(1) Hallucinations lélépathitjues^ p. 45#
ÉTUDES SUR LE DÉGAGEMENT DE L'aME HUMAINE 2t05
surprise par un événement plus extraordinaire que les autres. Vendredi dernier au soir (15 janvier <886), mon ami exprima le désir de voir une jeune fille qui habitait Wandsworth, et ajouta qu'il essaierait de se faire voir par elle; je le magnétisai donc et continuai de longues passes pendant vingt minutes environ, en concentrant toute ma volonté sur son idée. Lorsqu'il revint à lui (je le réveillai en lui touchant la main et en voulant qu'il se réveillât, après un sommeil d'une heure vingt minutes), il déclara qu'il l'avait vue dans la salle à manger, et qu'au bout d'un moment elle était devenue agiiée, et que soudain elle l'avait regardé et s'était couvert les yeux avec les mains. C'est juste à ce moment qu'il revint à lui.
«Lundi dernier au soir (18 janvier 1886), nous recommençâmes l'expérience, et cette fois, il déclara qu'il croyait avoir eïïviiyè la jeune fille, car, après qu'elle l'eut regardé quelques minutes, elle tomba à la renverse sur sa chaise, dans une sorte de syncope. Son petit frère était à ce moment dans la chambre. Nous attendions naturellement une lettre après cet incident, pour savoir si la vision était réelle. Le mercredi matin, mon ami reçutune lettre de cettejeune personne demandant s'il ne lui était rien arrivé; elle écrivait parce que le vendredi soir elle avait été saisie de frayeur en le voyant debout à la porte de la chambre. Au bout d'une minute il avait disparu, et elle avait pensé que ce pouvait être une vision, mais le lundi soir elle avait été encore plus efirayée en le voyant de îïouTeau, et cette fois plus distinctement, et elle
DËNONSTRITION EXPSRIMEKTALE DU L'IMHOHTAUTË
ait même été elïrayée à un tel point qu'elle failli ae trouver mal. ►
is cet exemple, nous pouvons saisii- sur le méiianlsuie de la manifestation, et en suivr« s les phases.
sujet désire voir ce qui se passe à Wandih : son corps physique étantretenu à bord du borougk, il faut que son âme puisse se dégacomme elle en est incapable à l'état normal, fait endormir par sou ami. Sous l'influence agnétisme, les liens qui attachent l'âme au ■ se relâchent, et il peut se rendre dans la m de la jeune fllle. Il la voit alors, et d'une jre si nette, que la description des événements nus, qu'il fait à son ami, concorde absolu-
avec le récit contenu dans la lettre de la ! personne. Il a donc pu se transporter à [sworlh; nous avons la preuve absolue que Qoi pensant s'est libéré momentanément des ves de son corps matériel, et s'est rendu te de ce qui se passait au loin, is ceci ne montre encore qu'une moitié du jmène. Le dédoublement, qui était déjà indijar la clairvoyance, est devenu certain par irîtion du sujet, signalée deux fois par la
fille. Il existe ici une double confirmation ■bjectivitè du phénomène, car les deux récits une homme et de la jeune fiile sont ideni. Il n'y a pas eu d'hallucination, et le cas de 7poréité s'affirme avec une indiscutable té.
ame précédemment, le doubla se déplace à
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longue distance, et reproduit fidèlement les traits du sujet.