‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 51 sur 99 · DE VIVANTS · texte numérisé non relu

DE VIVANTS

Nous venons de constater que M. Gleaves, endormi, a réussi à se faire voirpar une jeune fille à laquelle il s'intéressait : voici une autre expérience où le double a pu témoigner de sa présence par une action physique. Il est dû à M"* de Morgan, la femme du professeur auquel on doit le livre : From^matter to spirit (La matière et TEsprit) (1).

Elle avait eu l'occasion de traiter fréquemment parle magnétisme une jeune fille, et plusieurs fois elle mit à profit sa faculté de clairvoyance pour la faire aller, en esprit, à différents endroits. Un jour, elle eut le désir que le sujet se rendît dans la maison qu'elle habitait : « Bien, dit la jeune fille, m'y voici, j'ai frappé avec force contre la porte. » Le lendemain. M"** de Morgan s'informa de ce qui s'était passé dans sa maison au même moment. « Plusieurs méchants enfants, lui répondit-on, étaient venus cogner contre la porte, et puis s'étaient sauvés . »

Bans un autre cas, l'esprit vivant qui produit la manifestation tangible est vu par les assistants. Ce récit est dû à M.Desmond Fitzgerald, ingénieur (2). 11 raconte qu'un nègre appelé H. E. Lewis possédait une très grande force magnétique, dont il fai-

(1) Light, 1883, p 458. Cilé par Aksakof.

il) SpintucUist, 1875, I, p. 9^. Cité par Aksakof.

S 208 DÉMONSTRATION EXPÉRIMENTALG DE l'iMMORTALITÉ

sait la démonstration dans des réunions publiques. A Blackheath, en février 1856, dans une de ces séances, il magnétisa une jeune fille qu'il n'avait jamais vue. Après Tavoir plongée dans un profond sommeil, il lui enjoignit d'aller chez elle, et de rendre compte au public de ce qu'elle y verrait. Elle raconta alors qu'elle voj^ait la cuisine, qu'il :5*y trouvait deux personnes occupées aux besognes domestiques.

Lewis lui commanda alors de toucher une de ces deux pers )nnes. La jeune fille se mit à rire et dit : « Je l'ai touchée, comme elles sont effrayées !» S'adressant au public, Lewis demanda si quelqu'un connaissait la jeune personne. Ayant reçu une réponse affirmative, il proposa qu'une députation allât au domicile du sujet. Plusieurs personnes s'y rendirent, et lorsqu'elles furent de retour, elles confirmèrent en tous points ce que la jeune fille endormie avait raconté. La mai^^onnée était en effet sens dessus dessous et dans une pi'ofonde excitation, parce qu'une des pfM^sonnes qui se trouvait dans li cuisine avait déclaré avoir vu un fantôme et que celui-ci lui avait touché l'épaule.

On peut rapprocher de cette observation celle du D"" Kerner, da-is laquelle le double de la somnambule Suzanne B... est apparu au D"" Rufi, et a éteint sa bougie.

Voici des coups frappés qui ont une analogie complète avec ceux dus aux Esprits (1)

Une M'"® Laupiston, de Londres, a une -sœur qui

(1) Ilarrison, Spirlts before ouv eyes (Les esprits devant nos yeux], p. 146.

ÉTUDES SUR LE DÉGAGRMR!fT DR L*AMR HUMAINR 209

habite Southamptoa. Un soir que cette dernière travaillait dans sa chambre, elle entendit trois coups contre la porte : « Entrez », dit cette dame. Personne n'entra; mais le bruit s'étant répété, elle se leva et ouvrit la porte, il n'y avait personne. M"** Lauriston, qui avait été fort gravement malade, en revenant à elle, raconta que, prise d'un ardent désir de revoir sa sœur avant de mourir, elle avait rêvé qu'elle était allée à Southampton, qu'elle avait frappé à la porte de la chambre, puis qu'après qu'elle eut frappé une seconde fois, sa sœur s'était montrée dans la porte, mais que l'impossibilité dans laquelle elle se trouvait de lui parler l'avait tellement émue qu'elle revint à elle. Il nous faudrait plus de place que celle dont nous pouvons disposer, pour exposer les nombreux témoignages que l'on possède au sujet d'actions physiques exercéea par l'âme des mourants, pour se rappeler au souvenir de parents ou d'amis éloignés. On peut consulter à cet égard les ouvrages de Perty : Action à distance des mourants ^ile Spiritualisme rnoderne. Les Proceedings de la Société de recherches psychiques et les Phantasrns of the living en relatent une multitude. Nous n'insisterons donc pas sur ces phénomènes absolument hors de doute (1).

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