‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 57 sur 99 · AUTRES MATÉRIALISATIONS DE DOUBLES DE. VIVANTS · texte numérisé non relu

AUTRES MATÉRIALISATIONS DE DOUBLES DE. VIVANTS

Nous avons assisté à des manifestations diverses de l'âme, dégagée temporairement de son corps matériel, mais c*est bien dans les matérialisations T^e l'action extra-corporelle de Thomme acquiert s<>û plus haut point d'objectivité, car elle se tra- ^"it par des phénomènes intellectuels, physiques ®^ plastiques.

Le spiritisme, seul, fournit la preuve absolue de ces phénomènes. Malgré toutes les controverses, il est bien établi, maintenant, que les frères Davcaport n'étaient pas de vulgaires charlatans. Seulement, ce qui a fait croire à une fourberie de leur part, c'est que les manifestations s'opéraient, le plus souvent, au moyen de leurs périsprits maté-*- Halisés (1). Bans des expériences faites devant le professeur Mapes, celui-ci, ainsi que sa fille, purent

(1) Voira ce sujet : les Frères Davenporty par Randolf, pp. 154, » <0 ; et Faits supra-terrestres dam la vie du Révérend Fergusson , P. 109.

i26 DÉMONSTRATION EXPÉRIMBNTALB DE l'iM MORTALITÉ

constater le dédoublement des bras et des manches des médiums.

Les mêmes observations ont été faites en Angleterre avec d'autres sujets. M. Gox relate un cas où les plus rigoureuses conditions d'examen ont été réunies. Citons-le d'après M. Aksakof.

Il s'agit d'un médium à matérialisation dont la présence dans le cabinet d'expériences est assurée par ui courant électrique qui traverse son corps. Si le médium cherchait à tromper en se détachant, la supercherie serait immédiatement indiquée par le déplacement instantané de l'aiguille d'un galvanomètre. C'est M. Cox qui parle (1) :

« Dans son excellente description de la séance dont il s'agit, M Crookes dit qu'une forme humaine entière a été vue par moi ainsi que par d'autres personnes. C'est la vérité. Lorsqu'on.me remettait mon livre, le rideau s'écartait suffisamment pour voir la personne qui me le tendait. C'était la forme de M'"^ Fay dans son iîitégralité : sa chevelure, sa figure, sa robe de soie bleue, ses bras nus jusqu'au coude, et portant des bracelets ornés de perles fines A ce moment, le courant galvanique n'enregistra pas la moindre interruption, ce qui se serait produit inévitablement si M'*"^ Fay avait dégagé ses mains des fils conducteurs. Le fantôme apparut du côtà du rideau opposé à celui où se trouvait M»o Fay, à une distance d'au moins huit pieds de sa chaise, de sorte qu'il lui eût été impossible, de toutes les manières, ë'atteiaire le livre sur le

(1) Spiritualist, 1875, 1, p. 151.

£tide« sur le dégagement de l'ame iiujiaine ^27

rayon, sans se dégager des tils conducteurs. Et, cependant, je le lépète, le courant n'a pas subi la moindre interruption.

« Il y a un autre témoin qui a vu la robe bleue et les br*acelets. Personne do nous n'a fait part aux autres de ce qu'il avait vu avant que la séance ne fût terminée; par conséquent, nos impressions sont absolument personnelles et indépendantes de toute influence. »

Nous sommes en présence d'une expérience rigoureusement concluante, non seulement h causo delagrande compétence des observateurs. mais aussi parce que lesprécautions prise>ont été sft*iciement scientifiques. Il est clair que le déplaconiont du corps étant rendu impossible sans qu'on s'en aperçût immédiatement, par la variation du courant électrique, puisque l'apparence de M"'^ Fay s'est moutrée avec assez de tangibilité pour tenir un livre et le donner, il y a eu dédoublement, avec matérialisation certaine, de ce médium.

Nous avons vu que les Annales p^ychiquen de septembi'o-octobre 189G contiennent un récit où le double d'une dame a été obsei'vé pendant plus d'une heure dans une église, tenant aussi un livre de prières.

Dans les expériences faites en compagnie d'Eusapia Paladino, il a été possible, avec plusieurs observateurs, de constater matériellement son dédoublement. Le D' Azévédo a publié, dans la Re'oue spirite de 1881), le récit d'une expérience dans laquelle la main tiuidique d'Eusapia avait produit, en pleine lumière, l'empreinte de trois doigts.

S28 DËHOMST RATION BXPËHIXENTALE t>G L'IHMORTILITË

M. le colonel de Rochas, dans l'Extériorisation de la Motricité {\), publie le /'«e-.'iimi/e d'un moulage de la main naturelle du médium, à côté d'une photographie des traces laissées dans de la terre glaise ; il y a entre les deux empreintes les plus grandes analogies. Nous pourrions joindre bien d'autres documents à ceux rapportés ici , mais nous renvoyons le lecteur aux originaux . Nous en avons assez dit pour imposer cette conviction que l'action physique et psychique de l'homme n'est pas limitée à son organisme matériel -

Comment se produit cet étrange phénomène ?

C'est ce Çue les récits antérieurs ne nous font pas connaître. Nous voyons bien l'âme en dehors des limites de l'organisme, mais nous n'assistons pas à sa sortie de l'enveloppe corporelle. Les recherches de M. de Rochas sont venues jeter un jour nouveau sur ces dédoublements, aousallons donc les étudier de suite.

(1) De Rochafi, Extèrionmlion de la Malririté, p. 132.

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