CHAPITRE II
X^es Reclierclies de M. de Roclias
et du ID' XiUys
Sommaire : Rochorches expérimentales sur les propriétés du périsprit. — Les eflluvi»s. — L'extériorisation de la sensibilité. — Hypothèse. — Photographie d'une extériorisation. — Répercussion sur le corps de l'action exercée sur le périsprit. — Action des médicaments à distance. — Conséquences qui en résultent.
Les communications des Esprits, jointes aux récits des somnambules et des médiums voyants, confirmées par les photographies et les matérialisations de vivants et de désincarîiés, nous affirment que rame a toujours une forme fluidique.
L'existence de cette enveloppe de Tàme, appelée périsprit par les spirites, ressort de même avec évidence des faits relatés plus haut; ce double éthéré, inséparable de Tesprit, existe donc dans le corps humain à l'état normal, et des expériences récentes vont nous permettre d'étudier expérimentalement ce nouvel organe.
Nous venons d'assister à l'extériorisation totale de rame humaine. Nous l'avons photographiée dans l'espace quand elle est presque libre, et dans ua
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état voisin de cejui qui deviendra permanent à la moi't. — I' est intéi-essant de savoir par quels procédés ce phénomène peut se produire. — En même temps que cette étude nous instruira sui- le processus de la sortie astrale, «lie peut nous faire acquérir des notions directes surles propriétés du périsprit, et ces connaissances nous seront précieuses pour nous renseigner sur ie genre de matière dont il est composé.
BECHBRCUES EXPÉRIMENTALES SUR LES PROPKrÉTÉS DU ^ÉBlSPRrr,
Un sav-int investigateur, M. de Kochas (1), est parvenu à établir l'objectivité de la lumière odique, que le baron de Reichenbach attribuait à tous les corps dont les molécules ont une orientation déterminée (2). Il a examiné particulièrement les effluves produits par les pôles d'un puissant électro-aimant, — au moyen d'un sujet hypnotique — en lui faisant analyser les lumières qu'il voyait, au moyen du spectroscope, qui duuuc les longueurs d'onde caractéristiques de chaque couleur, et en vérifiant ses affirmations par une contre-épreuve, au moyen de la lumière polarisée. Les intertérences et les renforcements de la lu-
(1) Dé Rochas, Erléi-iorisation de la Sensibilité, Chamuel, ikliteur.
Cil WoWhiRn'w-srieatifiqiu'àaTi décembre 1S97. — M. Russel u l'nit puri » lu Sucii'li' nijiile de Londres que certain» mélaux iriipi'UHsionni'nl la pl»c(ue photographique, ilnns l'obscuritt'-. même à travers une couche de v^nis ctipal ou une feuille de celluloïd .
Diière ont toujours été conformes à ce qui doit se passer dans Fétude d*une lumière réellement perçue.
Il semble résulter de ces expériences, que les «Wuves pourraient être uniquement dus aux vibrations constitutionnelles des corps, se transmettant ^ l'air ambiant; mais il faut peut-être aller plu.s ^oin, et admettre qu'il y a émission, par entraînement, d'un certain nombre de particules se détachant du corps lui-même, car les effluves ondulent comme les flammes, avec les déplacements de Tair (1).
Le corps humain émet donc des effluves, dont la coloration est variable, suivant les sujets. Les uns voient le côté droit du corps rouge, et le côté gauche violet, de même ils voient nuancés de la ^ême façon, les jets fluidiques qui jaillissent par toutes les ouvertures de la figure. D'autres inversent ces couleurs, mais elles sont toujours disposées d'une manière semblable pour le même sujet, si l'expérience ne se prolonge pas trop. En poursuivant ses études sur l'hypnose, le savant chercheur est arrivé à découvrir des modifications remarquables dans la manière dont s'exerce la sensibilité. Jusqu'alors, on croyait que son doniaiue se bornait à la périphérie du corps, il faut l'econaaître qu'elle peut s'extérioriser.
(i) Cet entraînement de particules se produit évidemment dans
''S liquides, on le nonnne évaporation. MM. Fusiéri, Bizio et
'•inU?dpsehi ont «établi la réalité du même fait pour les corps
soldes, ijg ^y^^ donné à ce ptiénomène lo nom de sublimation
■ .^' t^*" Pugaison, Essai sut' les phénomènes électriques deS
'f^^ vivants, p. 17. -
Voici ce qu'affirme M. de Rochas :
« Je vais reprendre maintenant l'étude des modifications de la sensibilité en me servant d'abord des indications d'un sujet A, dont les yeux ont été préalablement amenés dans l'état où ils perçoivent les effluves extérieurs (1; et qui examine ce qui se passe lorsque je magnétise un sujet B, présentant à l'état de veille une sensibilité cutanée normale.
« Dès que, chez celui-ci, la sensibilité normale commence à dispa^ître, le duvet lumineux recouvrant sa peau à l'état de veille semble se dissoudre dans l'atmosphère, puis reparaît au bout de quelque temps sous la terme d'un brouillard léger qui, peu à peu, se condense en devenant de plus en plus brillant, de manière à prendre en définitive l'apparence d'une couche très mince, suivant, à trois ou quatre centimètres en dehors de la peau, tous les contours du corps.
« Si, moi, magnétiseur, j'agis sur cette couche d'une façon quelconque, B éprouve les mêmes sensations que si j'avais agi sur sa peau, et il ne sent rien, ou presque rien, si j'agis ailleurs que sur cette couche ; il ne sent rien non plus si c'est unr^ personne non en rapport avec le magnétiseur qui agit.
« Si je continue la magnétisation, A voit se former autour de B une série de couches équidistantes, séparées par un intervalle de six à sept
(1) M. Luys a fait constater, au moyen de Tophtalmoscope, que le fond de Toeil du sujet hypnotisé présente un phénomène d'éréthisme vasculaire extra-physiologique, et que les vaisseaux sanguins y ont presque triplé de volume.
centimètres (le double de la distance de la première couche à la peau), et B ne sent les attouchements, l8s piqûres et les brûlures que sur ces couches, qui se succèdent parfois jusqu'à deux ou trois mètres en se pénétrant et s'entre-croisant sans se modifier, au moins d'une façon appréciable ; leur sensibilité diminue proportionnellement à réloignement du corps. . .
« Le processus de l'extériorisation de la sensibilité étant ainsi connu, il devenait beaucoup plus facile de continuer les observations sans avoir recours au sujet voyant A. J'ai pu reconnaître alors par de très nombreux essais, que la première couche sensible extérieure se formait généralement dans le troisième état, que chez quelques sujets elle n'apparaissait jamais, et que chez d'autres, au contraire, elle se produisait sous rinfluence de quelques passes, dès Tétat de crédulité qui est une modification presque invisible de rétat de veille, ou même, sans aucune manœuvre hj^pnotique, à la suite d'une émotion, d'un trouble nerveux et peut-être d'une simple modification de rétat électrique de l'air.
« S'il est vrai que la sensibilité se porte sur les couches concentriques extérieures, le sujet devra, en rapprochant les paumes de ses mains, percevoir la sensation de contact quand deux couches sensibles se toucheront ; c'est effectivement ce qui arrive. De plus, si on entremêle les couches sensibles de la main droite et celles de la main gauche, de manière à ce qu'elles soient régulièrement alternées, une flamme passée sur ces couches fera
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sentir une brûlure successivement et alternativement sur les deux mains. »
Quelles conséquences devons-nous tirer de ces expériences si intéressantes ?