‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 59 sur 99 · HYPOTHÈSE · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSE

Lorsque Ton examine le croquis représentant un sujet extériorisé, etqu'on remarque ces couches successivement lumineuses et sombres, on est frappé .de l'analogie qui existe entre ce phénomène et celui connu en physique sous le nom de franu^es de Fresnel. On sait comment se fait cette expérience : si dans une chambre noire, on dirige sur un écran un faisceau lumineux, Téclairement est uniforme ; mais si un second faisceau, identique au premier, tombe simultanément sur l'écran, de manière k cequ*il<se superposent en partie, toute la région commune est sillonnée par des bandes parallèles, successivement brillantes et obscures. Ceci tient à ce que le caractère essentiel des mouvements vibratoires est V interférence, c'est-à-dire la production, par suite de la combinaison des ondes, de franges de mouvements où les vibrations sont maximum et de tranges de repos sur lesquelles le mouvement vibratoire est nui ou m'nimum (1).

(\) Pour bien coniprcndrv le phénomène, il faut se faire une idée précise de ce que l'on appelle une onde lumineuse.

Lorsqu'une pierre tombe dans l'eau, on observe qu'elle fait une sorte de trou, puis (juil se forme immédiatement autour une série

DE HOCHAS ET D' LUÏS 235

3 M. de Rochas, il so proihénomène ailalogue; les

ont disposés suivant les irées les unes des autres i sont insensibles et uber cet état do choses ?

du périsp rit s'accuse nette, au lieu de se i-épandi"e iv, se dispose eo couches il Taut donc qu'elle soit car si on remarque que ulo par l'extrémiié des lié par les pointes, elle i le milieu ambiant, s'il

int sanN cpssi^ en n'i^lnr^iioiaiil. Os rentipineiils du liquidé. Pi IVspaec iimcti'riiié pui' une pelilEi doprps- ■nt la sui-rnra on vuil. en cITel.

ièrciiicnl. On appelle undus con- !s et milles JilaléL-i les cavitiii, i^omplèh.'.

inira de propagation des ondes est I pi'-riodiquns.

1 iaieae toinlier deux, à une pclîle oit les cci'clUH »!■ fi'oisep ; c:ha<[uf iiittuni'^uienl doux soi'les de mouve- ■inicr système d'onde, l'autre pur ■nls sont de même sens, ils s'ujoue moiiveinent; s'ils sont de sens font une fRinge de repos. Ou dit, rféreiice.

■ lu son et la lumière, sauf que les et so développent en spliéies. 11

(la lumière ;(joutKe à de ]» lumière taéate manière que deux torces [uilibrent.

DÉJIONSTHAl ION EXPEniHBNTALE DE L' IMMORTALITÉ

itait pas une enveloppe fluidique qui la ree à sa sortie du corps .

nalogie permet d'assimiler la force nerveuse, l'existence a été démontrée par Crookes (1), litres forces naturelles : clialeur, lumière, éleci, qui sont dues à des mouvements vibratoires ither, se propageant en mouvements ondues dont la forme, l'amplitude et le nombre îbrations varient par seconde, suivant la considérée. A l'état normal , la force use circule dans le corps en suivant ses icteurs naturels, qui sont les nerfs, et elle i à la périphérie par les mille ramiflcanei'veuses qui s'épanouissent sous la peau.

sous l'influence du magnétisme, le périsprit, it la nature physiologique du sujet, s'extériolus ou moins, c'est-à-dire rayonne autour de )rps, et ia force nerveuse se répand dans l'enae fluidique et s'y propage en mouvements atoires,

it, le plus souvent, nécessaire de faire passer >t dans les états profonds de l'hypnose, pour iv le rayonnement périsprital, car il faut un ntemps au magnétiseur pour neutraliser, en , l'action de la force vitale, et permettre au 3 de s'extérioriser partiellement. Lorsque le ement commence, c'est que l'état de rapport ibli, autrement dit : les ondulations nerveuses ignétiseur vibrent synchroniquement avec ' du sujet, à ce moment, elles interfèrent et

<ir le dét»i] de ces expériences dans notre livre le Phéno-

produisent précisément ces couches alternativement sensibles ou inertes.

Ea somme, l'expérience est peut-être analogue à celle de Presnel; dans cette hypothèse, au lieu d'ondulations lumineuses, ce sont des ondulations nerveuses, les deux foyers lumineux sont remplacés par le magnétiseur et son sujet, et Técran est figuré par le périsprit.

Le lieu des points où se montrent les zones sensibles est limité par Texpansion de la substance périspritale ; nous avons ainsi un moyen expérimental d'étudier cette enveloppe fluidique qui s'est révélée, à nous, et que Ton ne connaissait pas avant leà enseignements du spiritisme.

Il nous est facile, en donnant par la pensée une extension plus grande à l'expérience précédente, de concevoir que l'extériorisation soit plus complète; nous arriverons alors à comprendre comment l'âme peut sortir du corps et se manifester sous forme d'apparition; c'est ce que M. de Rochas a vérifié expérimentalement (1), il suffît pour vérifier cette assertion de trouver des sujets aptes à produire ce genre de phénomènes, et cela n'est pas impossible, puisque le jeune ingénieur de Portsmouth et le médium de Boulognesui'-Mer, ainsi que les sujets du magnétiseur Lewis etdeM'^Me Morgan, nous en ont offert des exemples. Nous avons vu que les fantômes de vivants parlent, ce qui nécessite chez eux, en plus des

(^) Voir Revue spirUe, novembre 1894. Photographie par ^*. de Rochas et le D«* Barlémont du corps d'un médium et de ^n double, momentanément séparés.

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organes de la parole, une certaine quantité de force vive dont la présence s'accuse aussi par des déplacements d'objets matériels, tels que l'ouverture ou la fermeture d'une porte, l'agitation des sonnettes, etc., il faut donc qu'ils puisent cette force quelque part; dans les cas que nous avons examinés, c'est dans leur corps matériel qu'ils l'ont probablement prise, ce qui suppose qu'ils doivent y être reliés.

Allan Kardec enseigne, d'après les esprits, que lorsque i'àme se dégage, soit pendant le sommeil, soit dans les cas de bi-corporéité, elle est toujours réunie à son enveloppe terrestre par un lien fluidique.

11 nous est possible de justifier cette manière de voir par les expériences suivantes.

En continuant ses études, M. de Rochas remarqua que lorsque l'on fait traverser un verre deau par une zone lumineuse, c'est-à-dire sensible; d'un sujet extériorisé, les couches qui se trouvent derrière le verre, par rapport au corps, sont interrompues; quant à l'eau du verre, elle s'illumine rapidement dans toute sa masse, et au bout de quelque temps, il s'en dégage une sorte de fumée lumineuse.

Bien plus, prenant le verre d'eau et le portant à quelque distance, il constata qu'il restait sensible, c'est à-dii'e que le sujet ressentait les attouchements faits sur l'eau, bien qu'à cette distance il n'y eût plus trace de couches sensibles.

M. de Rochas rechercha ensuite les substances qui emmagasinent la sensibilité. 11 constata que^

c'étaient presque toujours les mêmes que pour les odeurs : les liquides, les corps visqueux, surtout ceux d'origine animale, comme la gélatine, lacire, Touate, les étoffes à structure lâche ou plucheuses, comme le velours de laine, etc.

« En réfléchissant, dit-il, sur Ce fait que les effluves des différentes parties du corps se fixaient surtout dans les points de la matière ab^^orbante qui en étaient les plus rapprochés, je lus amené àsupposer que j'aurais une localisation bien plus parfaite si je parvenais à réunir sur certains points de la matière absorbante, les effluves de telles ou telles parties du corps, et à reconnaître ces points. Comme les effluves se répandent d'une façon analogue à la lumière, une lentille réduisant l'image du corps répondait à la première partie du programme. Il ne s'agissait plus que d'avoir une matière absorbante sur laquelle se serait fixée ritaage réduite ; je pensai qu'une plaque au gélatino-bromure pourrait réussir, surtout si elle était légèrement visqueuse .

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