‹ L'ame est immortelle: démonstration expérimentaleChapitre 93 sur 99 · ACTION DB LA VOLONTÉ A DISTANCE · texte numérisé non relu

ACTION DB LA VOLONTÉ A DISTANCE

somnambulisme léthargique. Pendant que je faisais toujours les suggestions mentales, sans la toucher, sans lui souffler sur les yeux, sans produire sur elle aucune action physique, je me mis simplement à penser : < Je veux que vous dormiez. > Au bout de quelques instants elle était en léthargie somnambulique. Je répète le même ordre mental, elle soupire, et la voici en léthargie cataleptique, et chaque fois que je recommence cette pensée, elle franchit ainsi un état nouveau. La pensée du magnétiseur peut donc, par une influence inexplicable, mais qui est ici immédiatement vériËable, faire parcourir au sujet les différentes phases dans Tun ou l'autre sens. >

Nous savons avec quel soin ces expériences ont été vérifiées par MM. Ochorowicz, Myers, Richet, D'" Dusart, D' Moulin, Boirac, Paul Joire, etc. ; il est donc bien certain que la suggestion peut s'exercer à distance (i).

M. Janet constate donc Faction de la volonté sans contact matériel avec le sujet, mais pour s'excuser aussitôt d'une audace si grande aux yeux de ses doctes confrères, il se hâte de dire qu'elle est inexplicable. Et pourquoi donc, s'il vous plaît? Nous savons cependant que l'être humain possède une force nerveuse qui peut s'extérioriser, et les expériences de Crookes sur la force -psychique^ et celles de M. de Rochas, n'ont pas, que nous sachions, été démontrées fausses ; n'est-il pas établi aussi que la télégraphie sans fil n'est plus un

(1) Ochorowicz, la Suggestion mentale, p. 119 etsuiv.; ch; IV : Les expériences du Havre.

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mythe mais bien un fait expérimentalement démontré; dès lors, entre M. Janet et le sujet qui «a reçu uue assez longue éducation »ils'est crééun lien âuidique qui transmet sa volonté ; sans doute, comme les rayons lumineux du photophone de Graham Bell transportent les ondes magnétiques, qui sont, probablement, plus matérielles que celles de la pensée.

Il est vraiment curieux de constater comme les expérimentateurs qui appartiennent à une certaine école se cabrent devant les faits. Lorsqu*ils sont assez honnêtes pour les reconnaître et ont le courage de les proclamer, comme M. P. Janet, immédiatement ils sont pris de scrupules et cherchent à excuser leur audace grande de hasarder un pied sur le terrain défendu. Fort heureusement nous n'avons pas les mêmes timidités, nous pouvons librement interpréter les phénomènes et leur donner toute la valeur qu'ils comportent. C'est que, malgré toutes les négations, nous avons la certitude de l'existence indépendante de rame ; notre croyance est appuyée sur vingt années d'investigations sévères, et les résultats que nous avons constatés ont eu la sanction des maîtres les plus incontestés dans toutes les branches de la science ; nous pouvons donc hardiment en proclamer la vérité, sans crainte que l'avenir nous apporte un démenti.

Que sont devenus depuis cinquante années les anathèmes railleurs ou solennels des sceptiques et des pseudo- savants ? Ils sont ailés rejoindre au pays des vieilles lunes toutes les hypothèses mal venues, les théories chancelantes qui n*ont dû

Acnoif in LA TounrrÉ sim us flou»

leur succès passager qu'au nom de leur auteur, ôt qui sont aujourd'hui complètement oubliées.

Le spiritisme, cpmme un arbre vigoureux, a eu besoin^e ce terreau pour se développer, et suivant une parole célèbre, il pousse « haut et dru sur les ruines du matérialisme agonisant. »

L* ACTION DU LA VOLONTÉ SUR LBS FLtnDBS.

Nous voici armés maintenant de toutes les connaissances nécessaires pour expliquer comment les Esprits se présentent revêtus de tuniques, de draperies, ou même de leurs vêtements ordinaires. Il fallait établir la puissance de la volonté en dehors du corps, ce qui a été fait ; nous savons que les fluides sont des formes raréfiées de la matière, nous avons donc sous la main tous les documents nécessaires. Voici la théorie spirite relative à ce genre de phénomènes.

L'Esprit puise dans la matière cosmique, ou fluide universel, les éléments nécessaires pour former, à son gré, des objets ayant l'apparence des divers corps qui existent sur la terre. Il peut également opérer sur la matière élémentaire, par sa volonté, une transformation intime qui lui donne des propriétés déterminées. Cette faculté est inhérente à la nature de l'Esprit, qui l'exerce souvent comme un acte instinctif, quand cela est nécessaire, et sans s'en rendre compte. Les objets formés par l'Esprit ont une existence temporaire, subordonnée à sa volonté ou à la nécessité ; il

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peut les faire ou les défaire à son gré. Ces objets peuvent, dans certains cas, avoir aux yeux des personnes vivantes toutes les apparences de la réalité, c'est-à-dire devenir momentanément visibles et même tangibles. Il y a formation, mais non création, car l'Esprit ne peut rien tirer du néant.

Dans les exemples que nous avons rapportés, on peut attribuer la création des vêtements à une action inconsciente mais réelle de TEsprit, qui a matérialisé suffisamment ces objets pour les rendre visibles; l'action est la même que dans les cas de matérialisations ; nous constatons dans les expériences de Crookes, que Katie King est enveloppée de draperies que l'on peut toucher, mais qui disparaissent en même temps qu'elle, lorsque la manifestation est terminée.

Peut-on admettre que l'Esprit crée inconsciemment des images fluidiques, autrement dit, que sa pensée, agissant sur les fluides, puisse à son insu leur donner une existence réelle ? Nous tenons de source certaine que, volontairement, il est possible de se représenter mentalement un objet ou ua être avec assez de réalité pour que c«tte idée soit décrite par un médium voyant: nous avons été plusiemrs fois témoin de ce phénomène, et nous constaterons tout à l'heure que des expériences faites sur des hypnotiques semblent établir l'objectivité de ces formations mentales. Mais involontairement, cela est-il possible ? Les états du rêve semblent Indiquer comment l'action se passe. Lorsque nous avons un rêve lucide, nous sommes généralement habillés d'un costume quelconque; ceci tient à ce

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