Dagonet
2. Notons encore une fois la terrible action de l'alcool is.'iif* des parents sur le cerveau des enfants engendrés. Elle expli(|ii(*
la pathologie c éré 1511 al l et l'ame 237
111° État anatomique du cerveau des Idiots. — .Voici quels sont les princij^aiix faits :
1° Conformation de la tête. — Les idiots ont généralement la tète trop petite on trop grande.
A. La tète trop petite ou microcéphalie est due à Tossitication prématurée des sutures.
B. La tête trop grande annonee généralement un épanchement dans l'encéphale : c'est alors Miydrocép halte.
Un crâne volumineux n'est pas toujours hydrocéphale ; il peut être le résultat d'une épaisseur extraordinaire des os, et cependant ne renfermer qu'un cerveau exigu.
2° Poids du cerveau. - — De nombreuses pesées ont donné le résultat suivant :
A. Le poids moyen du cerveau d'un homme intelligent, oscille de H30 grammes à 1490 grammes.
La microcéphalie commence lorsque le poids descend de 1130 à 1062 grammes.
Au-dessous de 1062, la microcéphalie de l'homme est décidée.
B. Le poids moyen du cerveau d'une femme intelligente oscille de 990 grammes à 1345 grammes;
La microcéphalie commence lorsque le poids descend de 990 à 920 grammes.
en même temps comment, dans certaines familles, on Irouve, issus des mêmes auteurs, à la fois des enfants intelligents et des enfants idiots, épileptiques, aliénés, etc. Cette anomalie provient de l'état physiologique où se trouvaient le» parents au momeiil -L; la jtrocréalion.
Au-dessous de 920 grammes, la microcéphalie de la femme est décidée.
G. On a des cas d'idiots microcéphales dont le poids cérébral est descendu au-dessous de 900 grammes. Le poids le plus bas qu'on connaisse est celui du cerveau d'un idiot observé par Marshall: il pesait 241 grammes ^
3° Altération de la structure de V encéphale. — Les altératiojis les plus fréquentes sont les suivantes :
A. Une inégale répartition des vaisseaux de l'encéphale et une diminution de leur calibre.
On a vu dans la section consacrée à l'aliénation mentale quel rôle capital joue l'irrigation sanguine du cerveau.
B. Le petit développement des circonvolutions et leur peu de profondeur ; en outre, l'induration de plusieurs d'entre elles ;
G. L'atrophie des lobes antérieurs;
D. Une augmentation de consistance de la substance blanche ; une diminution de quantité de la substance grise.
Traitement. — La première condition de toute amélioration psychique des idiots, dit Griesinger, est la cessation graduelle et complète de l'altération cérébrale qui fut la cause première de l'idiotie. Il faut donc entendre par guérison de l'idiotie la guérison radicale du mal physique qui engendre le mal psychique. Malheureusement Fidiotie vient le plus souvent (l'im état congénital ; l'affection est alors incurable.
1. Bastian, tome U, 2G-28. — Voir tome I»»", page 230, la gravure.
LA PAtnOLOGlK CÉRKHRALK KT L*A M li .'30
§ 11" Le Grétinisme. — 1° Facultés ruvsiQUES,
INTELLECTUELLES ET MORALES DES CRÉTINS. — LeS fclCultéS
physiques, iiitcllectuellos et morales présentent des différences prononcées selon le degré du crélinisme. De même que la dégradation physique peut descendre jusqu'à Tabrutissement, de même la faiblesse intellectuelle peut aller de l'imbécillité à l'idiotie absolue. La portée de l'intelligence des crétins complets esta peine comparable à celle d'un enfant de quelques mois K
11° Causes générales du Crétjnisme. — On a signalé des crétins partout, en Europe, en Asie, en Amérique, sur tous les terrains et à toutes les altitudes. Le crétinisme semble dû, non à une cause unique, mais à des causes diverses, lesquelles peuvent être ainsi classées :
lo Insalubrité de l'habitat. — Le fait suivant, emprunté à Niepce, médecin inspecteur des eaux minérales d'AUevard (Isère), fait très bien ressortir l'influence de l'insalubrité du sol et des lieux habités, occasionnée par des circonstances locales : « Il y a dix ans, il existait à Allevard une rue dont les habitations d'un seul côté renfermaient beaucoup de goitreux et de crétins. A cette époque, de ce côté de la rue, les maisons étaient enterrées et en partie construites sur un ruisseau qui la traversait en dessous. On n'arrivait dans ces habitations que par des allées humides, sombres, où le soleil ne pénétrait jamais.
Au côté opposé, dont les maisons étaient saines, mieux bâties, mieux aérées, et qui recevaient les rayons