GavoY) Atlas IjD
LA PATHOLOGIE i"; É R É RR A L E ET L'AME 279
désordres le?^ plus graves; à gauche, prolapsus de la paupière supérieure, dilatation de la pupille avec strabisme interne; à droite, paralysie du côté droit de la face. La déglutition se fait avec peine; le malade ne peut tirer la langue hors de sa bouche ; hémiplégie complète du côté droit, sensibilité abolie. L'intelligence est t7'ès affaiblie; quand on demande au malade quel est son âge, il répond : « Dix-huit jours, » Quand on l'interroge sur sa famille, sur le nombre de ses frères, il répond qu'il en a sept, et il continue de répondre « sept )) à toutes les autres questions. Pas de fièvre. L'opération du trépan est décidée et faite le lendemain par le docteur Marvaud. La dure-mère est mise à nu, et trois esquilles sont retirées. Quelques instants apj'ès, le malade ouvrait l'œil gauche ; la main droite paralysée exécute des mouvements, l'élocution devient plus facile. Le 10 août, la plaie est fermée, Fintelligence revenue ; la physionomie a repris l'expression normale; les réponses sont lentes, mais justes. La sensibilité et la motilité ont reparu dans le bras droit. Dans le courant de novembre, la guérison est complète.
« Ces deux observations, ajoute le docteur Gavoy, sont des exemples incontestables des effets heureux, imméditats, de la trépanation. On voit disparaître les symptômes au fur et à mesure que l'opération s'achève ; (1 le chirurgien assiste au retour progressif des fonctions, éteintes ou émoussées par la lésion. C'est assurément la plus grande des satisfactions que puisse éprouver un opérateur *. » Et aussi le philosophe, qui