‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 131 sur 170 · Bain, Vi^sprit cl le Curix<, lll, H · texte numérisé non relu

Bain, Vi^sprit cl le Curix<, lll, H

LA MÉMO! a H "i'Jl

couleurs se confondent et forment pour nous une résultante unique qui est la notion du blanc. Tous ceux qui s'occupent d'histologie savent qu'après un travail prolongé, les images vues au foyer du microscope sont vivantes au fond de rœil, et qu'il suffit quelquefois, après plusieurs heures d'étude, de fermer les yeux pour les voir apparaître avec une grande netteté ^. » Il en est de même des impressions faites sur les autres sens.

B. État morbide. — 1° Un clairvoyant qui devient aveugle peut avoir des hallucinations de la vue, parce que les centres nerveux optiques ont été modifiés antérieurement à la cécité survenue.

Un aveugle-né n'a jamais d'hallucinations de la vue, parce que ses centres optiques n'ont jamais subi de modifications visuelles.

î2° Un homme devenu sourd, après avoir joui de l'audition, peut avoir des hallucinations de l'ouïe.

Un sourd-muet de naissance n'a jamais d'hallucinations de l'ouïe, parce que ses centres acoustiques n'ont jamais subi aucune modification.

Et ainsi pour les autres sens.

III'' — LES MODIFICATIONS NERVEUSES ACQUISES SONT FIXÉES PAR l'exercice ; ELLES SE COORDONNENT EN GROUPES, PUIS SE RÉDUISENT AU STRICT NÉCESSAIRE.

C'est un fait d'expérience que par l'exercice répété nos membres acquièrent une grande facilité à exécu-

î. Lu\ô, le C'eneau, 106.

20i?. L'AME EST LA FONCTION DU CERVEAU

ter an mouvement. Cette facilité, qu'on appelle vulgairement une habitude, est une véritable mémoire mécanique.

C'est un fait d'expérience que l'enfant qui veut marcher apprend à coordonner ses mouvements ; il y parvient par l'exercice répété.

C'est un fait d'expérience, qu'une fois un mouvement complexe acquis, on réduit le nombre des mouvements secondaires au strict nécessaire : « Lorsqu'un enfant apprend à écrire, il lui est impossible de remuer sa main toute seule; il fait mouvoir aussi sa langue, les muscles de sa face et même son pied. Avec le temps, il en vient à supprimer les mouvements inutiles. Tous, quand nous essayons pour la première fois un acte musculaire, nous dépensons une grande quantité d'énergie superflue ; puis nous apprenons graduellement à restreindre celle-ci au strict nécessaire. Par l'exercice, les mouvements appropriés se lixent à l'exclusion des autres K »

En résumé, tout mouvement général se décompose :

1° En modifications de la fibre musculaire acquises et fixées par l'exercice ;

2° En coordination et groupement des mouvements multiples en un mouvement résultant;

3° En réduction du nombre des mouvements com-j posants au nombre strictement nécessaire, par suite de Texpérience acquise.

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