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stimulation produit un afflux sanguin. Tantôt c'est l'afflux direct du sang qui sollicite et entretient l'éréthisme de rélément nerveux; tantôt c'est rélément nerveux lui-même ([ui tout d'abord sollicité réagit sur la circulation et appelle à son aide les courants sanguins.
A. Émotions pet^sistantes ; peines, chagrins. — Que se passe-t-il, en efl'et, lorsqu'à la suite d'un choc moral d'un accès d'ébranlement dépressif, les cellules cérébrales ont été profondément remuées? La physiologie expérimentale nous répond que là où il y a des émotions qui saisissent, là se fait un afflux de sang concomitant. Ce n'est pas tout, cet ébranlement d'origine morale, n'est pas un acte transitoire, fugitif et qui passe; la peine morale, le chagrin avec toutes ses amertumes ne s'éteint pas chez l'homme adulte avec rapidité, pour peu qu'il soit profond. Il est entretenu par toutes les incitations multiples qui alimentent la sensibilité morale; il est nourri par les souvenirs qui l'avivent sans cesse et lui donnent une intensité nouvelle. Aussi le choc moral primitif devient-il un ébranlement persistant ; et comme il a appelé avec lui un afflux de sang concomitant, ce mouvement fluxionnaire s'éternise avec lui et finit par amener la destruction des éléments nerveux. C'est le sang qui fait vivre les éléments nerveux, mais c'est aussi le sang qui, arrivant en îxcès, les consume et devient l'agent de leur destrucion.
Lorsqu'il est réparti en excès dans les réseaux de 'encéphale, il devient pour lescellule.^ nerveuses une
cause d'excitation continue ; cette phase persistante d'éréthisme leur fait brûler en peu de temps leurs réserves. Une fois la fluxion sanguine devenue chronique, ces conditions nouvelles de la circulation interstitielle deviennent l'occasion de désordresirrémédiahles. Avec l'accélération des courants sanguins, avec leur stagnation persistante, c'est tantôt l'exsudation plastique, tantôt l'exsudation granulo-graisseuse, qui s'ensuivent fatalement. Plongée dans un milieu nouveau impropre à sa vie nutritive, la cellule cérébrale subit fatalement les influences nuisibles qui l'entourent; elle commence sa phase régressive, dont le dernier terme est la dissociation élémentaire.
C'est ainsi que sous uneformide générale l'évolution des psychopathies peut se résumer en une série de processus qui se succèdent régulièrement à la suite les uns des autres, et qui, commençant de la méme^ manière, arrivent aux mêmes phases terminales, à savoir : l'usure de la cellule nerveuse et la démence.
P Dans les. premiers temps, c'est un ébranlement des cellules du sensorium qui donne le signal (peines, chagrin, etc.);
2° Dans une seconde phase, apparaît l'hyperémie avec toutes les perturbations qu'elle traîne à sa suite;
3° Enfin arrive, comme conséquence ultime, le délabrement profond, consécutif à l'excès de travail, et la mortification partielle des éléments de la sphère psycho-intellectuelle.
B. Travaux intellectuels purs. — Les travaux prolongés de lesprit, les veilles, sont susceptibles, ainsi
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que It's émotions et les chagrins, d'entraîner avec eux des congestions concomitantes qui, passagères d'abord, tinissent par devenir chroniques. En vertu (hi même mécanisme, il n'est pas rare de rencontrer, chez certains sujets prédisposés qui ont dépassé leurs forces cérébrales naturelles et se sont ainsi surmenés, des troubles congestifs à marche envahissante -uivis d'hébétude progressive et souvent même de la paralysie générale *.