‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 60 sur 170 · IV'^ — INFLUENCE DE L'ÉTAT DU CERVEAU SUR SA FONCTION · texte numérisé non relu

IV'^ — INFLUENCE DE L'ÉTAT DU CERVEAU SUR SA FONCTION

r Santé du cerveau donnant l'excellence de la FONCTION. — Lorsque le cerveau est sain, Tâme est saine ; cette vérité universellement reconnue n'a pas besoin d'être démontrée.

IP Perturbation et destruction de l'organe amenant

'LES perturbations ET LA DESTRUCTION DE SA FONCTION.

— Les faits seront donnés dans le chapitre consacré à la pathologie cérébrale. Il suffira d'indiquer ici les deux états généraux du cerveau qui engendrent les perturbations et même la destruction de la fonction, ce sont l'anémie ou ischémie ((<yyj.iv arrêter, aTij.a, le sang), et l'hvperémie.

§ I. Anémie. — A. Bans les régions intellectuel les,

{. LuYS, Maladies mf^ntalns, 186 et suivantes — M. Luys cile plusieurs cas; il accuse surtout les études abstraites et eu particulier les mathématiques comme ayantune action éminemment conueslive.

IriO L'AME EST LA PONCTION DU CERVEAU

l'anémie détermine des amnésies partielles ou totales, temporaires ou permanentes.

B. Dans les régions émotives elle détermine des vertiges, des éblouissements avec sentiment de terreur vague et d'inquiétude sans motif.

§ H. Hyperémie. — A. Dans les7'égions intellectuelles, l'hyperémie détermine des associations d'idées non- \ velles, évoque subitement des souvenirs anciens et des récits dramatiques qui sont racontés avec emphase et avec une intarissable loquacité.

B. Dans les régions émotives, elle suscite des mouvements d'expansion, de satisfaction, de pétulance, de joie immodérée ou bien des mouvements de tristesse, des anxiétés actives, des terreurs avec agitation intense.

C. Dans les régions motrices, elle fait naître des besoins incessants de locomotion, des tendances désordonnées à l'agitation, etc.

Lorsque l'état d'hyperémie du cerveau persiste, l'état des cellules cérébrales devient parallèlement persistant. Elles travaillent sans cesse, sans trêve ni merci, sous l'influence de la surexcitation hyperémique, et passent ainsi à un état d'éréthisme continu. Il en résulte que les délires produits par cette perturbation du cerveau ; que les excitations, les émotions lypémaniaques et les états hallucinatoires s'établissent et passent insensiblement à la chronicité.

Dans les premières périodes, la cellule cérébrale trahit cette suractivité fonctionnelle par une augmen-

talion lie volume; elle s'hypertrophie, elle présente une masse plus volumineuse; mais peu à peu un travail morbide de désorganisation s'empare d'elle, et au bout d'un temps variable, elle arrive à la dissociation définitive. Avec elle est détruite la fonction ^

V-^ — AtlTlON DE LA TEMPÉRATURE SUR LE CERVEAU ET SA FONCTION

1° Le FROin SUPPRIME LA FACULTû DE PENSER. — Quand le froid extérieur est extrêmement vif, il y a certainement abaissement de quelques dixièmes de degré dant la température de nos organes. Il en résulte presque toujours une dépression profonde de l'énergie. Quiconque a ressenti les effets prolongés d'un froid interne reconnaît qu'il est alors impossible de penser. L'intelligence est comme supprimée, anéantie ^.

A l'aide de mélanges réfrigérants, Richardson a fait des expériences intéressantes de congélation sur différentes régions du système nerveux. En particulier, il a vu que les lobes cérébraux d'un animal pouvaient être congelés, et que, dans cet état, si les forces de la vie organique persistaient, l'animal perdait le sentiment et tombait dans une sorte de stupeur. Ainsi

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