‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 61 sur 170 · LiJYs, Maladies mentales^ iS · texte numérisé non relu

LiJYs, Maladies mentales^ iS

2. Sans aller chercher des exemples chez les voyageurs au pôle nord, on n'a qu'à interroger ses propres souvenirs du terrible hiver de 1879-1880 ; on reconnaîtra combien il était difficile de penser au moment des fortes gelées de décembre, lorsque le corps était placé dans un milieu insuffisamment chauffé.

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réfrigéré, l'animal entrait dans un état d'hibernation artificielle analogue à ces états similaires que Ton rencontre si souvent dans le domaine de la pathologie mentale, à savoir : la lypémanie avec stupeur. Cette phase torpide de la cellule cérébrale, qui entraînait la torpeur de la fonction, faisait place, en disparaissant, à une nouvelle période d'activité fonctionnelle ; il semblait que l'animal sortît d'un profond sommeil '.

11° La chaleur supprime la faculté de penser. — La chaleur extérieure, lorsqu'elle dépasse la moyenne à laquelle le corps est acclimaté, produit un affaiblissement général des facultés intellectuelles. La température torride qui a sévi en juillet 1881 a déterminé chez un grand nombre de personnes une perte passagère de la mémoire.

On sait que les insolations dans les régions chaudes de l'Afrique et de rx\sie, déterminent le délire et quelquefois une folie persistante. Enfin le délire et souvent la mort suivent l'élévation de température du sang dans les fièvres violentes.

« Nous savons, dit Claude Bernard, que la chaleur par elle-même constitue le principal danger des fièvres graves ; qu'élevée à un degré extrême elle peut tuer rapidement par un mécanisme identique à celui qui a fait périr devant nos yeux des animaux placés dans une étuve ; nous savons qu'à des degrés moins élevés, mais longtemps soutenus, elle peut amener dans les éléments des tissus certaines dé":énérescences dont

l. LuYS, Maladv's rncntales, 188.

r.ONDITIONS VITALKS DU CRUVRAT lî)3

IVnVt n'est pas moins t'uneste sur Técononuo. Il s\i^il donc de ramener la température à Tétat normal, do soustraire autant que possible la chaleur au fur et à mesure de sa formation, de telle sorte que le processus fébrile, quels qu'en soient la cause et le mécanisme, ayant suivi son évolution, Torganismo se trouve cependant garanti contre les effets rapidement ou lentement mortels de l'excès de calorification. Hâtons-nous de le dire "par avance, cette méthode de traitement par réfrigération a donné les plus éclatants succès, et par cela même a fourni la contre épreuve des théories précédemment présentées sur Texcès de production de chaleur pendant la fièvre et sur l'influence fatale de cette chaleur même, en tant qu'agent physique modifiant les conditions normales du milieu intérieur *. »

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