‹ L'âme est la fonction du cerveauChapitre 68 sur 170 · Voir Floire.nb, page 219, njême expérience sur un petit · texte numérisé non relu

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Communément les mouvements de la respiration, du cri, du bâillement, etc., sont appelés involontaires par opposition aux mouvements de locomotion, qu'on appelle alors volontah^es. Il s'en faut beaucoup que le mot « volontaires » appliqué à certains mouvements soit absolument exact.

La volonté n'est jamais que la cause provocatrice, éloignée, occasionnelle de ces mouvements ; mais enfin elle peut les provoquer, en régler l'énergie^ en déterminer le but. Ainsi un animal peut, à son gré, se mouvoir ou non, lentement ou vite, dans telle ou telle direction qu'il lui plaît. Il est donc maître absolu, non pas du mécanisme de sa marche, mais de sa marche.

Il en est de même de la course et du saut, qui ne sont qu'une marche précipitée ; du vol, du nagement^ . de la reptation, qui ne sont que différentes espèces de marche; de la station, qui n'est qu'une partie de lai marche ; en un mot, de tous les mouvements de locomotion ou de translation.

La respiration, le cri, le bâillement, certaines déjections, etc., au contraire, ne dépendent que, jusqu'à un certain point, et dans certains cas, de la volonté. En général, tous ces mouvements ont lieu sans qu'elle s'en aperçoive, sans qu'elle s'en mêle, sans qu'elle y parchien et même contre épreuve. Voir Cl. Bkrnard. Tissus vivants, page 371, même expérience sur un jeune chat. « Voici un jeune chat nouveau-né qui a subi l'ablatioû du cerveau; les cris aigus i qu'il pousse ne doivent pas vous induire en erreur, car eux. aussi sont dus à des actions réflexes qui mettent en jeu les muscles du larynx. »

C'est aux mouvements réflexes qu'est dû le tonus musculaire ou demi contraction des mu?cles.

tic-ipe, souvent mônic quelque opposée qu'elle y soit. Enfin les mouvements du cœur et des intestins sont totalement et absolument étrangers à la volonté.

Sous le rapport de la volonté, comme sous le rapport du mécanisme, comme sous le rapport des organes du mouvement, il y a donc trois ordres de mouvements essentiellement distincts :

1° Les uns sont totalement soumis à la volonté ; 2" Les autres n'y sont soumis qu'en partie; 3" Les autres n'y sont point soumis du tout^ B. Rédintégration des hémisphères céi^èbraux. — Flourens, en 1842, ne croyait pas à la régénération de la substance cérébrale : « ce qui, sans doute, a pu faire imaginer une pareille régénération, c'est la tuméfaction énorme qu'éprouvent d'abord les parties cérébrales blessées : tuméfaction telle qu'on dirait, au premier aspect, que plus on retranche de ces parties, plus il en pousse. Mais au bout de quelque temps, la tuméfaction I disparaît; les parties reviennent à leur volume naturel ; f et l'on voit bien alors que tout ce qui a été enlevé 1 manque et ne se reproduit plus, quelque temps que ■ l'animal survive à l'opération^. »

La simple tuméfaction est sans contredit le cas ordinaire, mais aujourd'hui, en 1883, il est hors de doute que la substance cérébrale perdue se régénère. « Lorsqu'on enlève le cerveau chez les animaux inférieurs, dit Claude Bernard, la fonction de l'organe est nécessairement supprimée ; mais la persistance de la vie

\. FiODMEN5, Recherches^ 2'50.

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