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chez ces êtres, permet au cerveau de se reformer, et à mesure que l'organe se régénère, on voit ses fonctions reparaître.
« Cette même expérience peut également réussir chez des animaux supérieurs tels que les oiseaux, chez lesquels l'intelligence est beaucoup plus développée. Les lobes cérébraux ayant été enlevés chez un pigeon, par exemple, l'animal perd immédiatement l'usage de ses sens et la faculté de chercher sa nourriture. Toutefois si on ingurgite la nourriture à l'animal, il survivra parce que les fonctions nutritives sont restées intactes tant que leurs centres nerveux spéciaux ont été respectés. Peu à peu le cerveau se régénère avec ses éléments anatomiques spéciaux et, à mesure que cette régénération s'opère, on voit les usages. des sens, les instincts et Tintelligence de l'animal revenir. Ici l'expérience a été complète; il y a eu, en quelque sorte, analyse et synthèse de la fonction vitale, puisque la destruction successive des diverses parties du cerveau a supprimé successivement ses diverses manifestations fonctionnelles, et que la reproduction successive de ces mêmes parties a fait reparaître ces mêmes manifestations. Il est inutile d'ajouter que la même chose arrive pour toute les autres parties du corps susceptibles de rédintégration ^
Un des exemples les plus nets de la rédintégration du cerveau, après ablation complète, a été donné, en 1869, par un pigeon à qui M. Voit, membre de l'acadé-