L’ESPBRAXCC
/.. Jeune /la vie est ton partage, ' .
Pourquoi dédaigner sa douceur ? Y* .• Y Pourquoi ravir avee ardeur . ; ' ,•
L’espérance du dernier âge ■■ Y
Si Je flambeau du jour apparaît dans les cieyx .
Ton aine s’émeut avec peine ; Y ...
Mais si la main des nuits vers son déclin l'entraînes,
Y • Plie respire Sotisses feux. * v ‘ ' ■ ' . * .
Il est temps que le cœur de ces hymnes funèbres .
• . Se délasse par un soupir;
Il est temps qu’au sein jïes tenebrés . , - • ■'
T .» •>' Brille un éclair de plaisir. .‘Y '/.-'J .
• ^ ' Ecoulé.. .. entends-tu dans la plaine /• - Un bruit d’harmonieux accords .
Bruit plu s . doux que celui. de ht vague lointaine . . .
< v )ue l’haleine du soir apporte sur nos bords? ; -
- (Yest le ehœur desbergers; mais non , c’est Iv'mûrmu ré.
Des-ruLsseaûx , des zépbirs céléhratvt un concert ;
. ••••' ’ ./ L’ESPÉRAMCF.. ...v'' >
Ou serait-ce plutôt la voix de ta nature
r . Qui s'éveille dans le désert? ,
• ; . Écdute un- fleuve d’harmonie
S'écoulé environné de fleurs ;
. U dit : O muse! que tes pleurs ; "î - - “Baignent une rive fleurie.
- Lé torrent qui gronde et mugit Dans son obscurité profonde ,
„ S’îdrreuve dé terreur; niais à la fin son onde . - Se desfeèche, et s’évanouit,
/ , ’La retraite donne à ses pensées et à ses affections tonte lactivité ' ■ «pj'eltc ôte b celles des 'autres hommes; l’espérance dilate son cfl/nr; •' T \ ^ lamour le réchauffe elle ranime. ■*" - • '
. . Spectateur. . • 4 *. .<
: 1HEU ET L t NATÜRE.
Sur la terre cl exil il est encore une onde
.. . îloulant parmi les Heurs des flots harmonieux , " •
Oui ne coula jamais sur. In rive du monde,
> Mais qui s'épanche en d’autres lieux.
IMBU ET U XATUBB.
Tel eât 1 l’encens divin qu’une âme simple et pure .* . s \ ..
.. f Brûle suniti auie I survivant au trépas, * V.':’ . '
' Et qui, n’entendant plus les clameurs tfici-bas r . > i . Ne voit que- l'Éternel, la paix et la nature". ’ 4 '
... . s- JJ > ’[■ \ ' T ' v l"-’..
;* >V .. y - L’homme enchanté sourit à ces naife tableaux> ; " *.
• -iV'i- Offrant de leurs beautés la fade jouissance ; ,
-/ Il lùf faut çle ses sens irriter Ia«p\iissaticé, <
v • •' / Sinon soit cœur dévoré mr Fatigant jrep-os. ' '.
V ; ' Sfais laissons l’imprudent s’enivrer du breuvage '
Dont le poison demain Va se faire sentir : i - • . •
•y -ll qé nons. entend pins ; optre voix est l’image* ' -"V" '
” TAo on kiuiit inonrf nin lo i> ' *' %*'- . '
. li en éat'quel^uesruns qui conservent uné-àme - Sans souillùre aii rnilieo des sxruillures dfes jours ,'v ; " ' ; r
. ' ' Et qûi, ne coanaTssant merimes , çytléUlMfa , ' '
• . ;• - • jk*.. • ». i *. , »• s* ^ * # v j Y- ^ ^
. tJ’est ^ vous.de jçoûtm ce solide bonheur, . . •
. V le tumulte trouble et qui s"ê ‘plaît dans f ombre ;> *'
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' ■. ' 7 ':y /. q'igiti^èci by .Gçogle
DIEU ET JbA NATURE.
S’il vous semble parfois couvert d’un voile sombre. Ne vous effrayez pas , c’est un voile trompeur.
11 reviendra bientôt plus brillant, plus aimable; Vous-mêmes vous rirez de votre illusion ;
Approchez seulement, et l’agitation Fera place bientôt au calme inaltérable.
Un plaisir sans remords s’épanouit pour vous ; Aspirez donc en paix ce parfum de la vie,
Comme on voit aux jardins l’abeille recueillie Sucer au sein des fleurs le nectar le plus doux.
Sachez fouler aux pieds la gloire et la fortune;
De vos yeux obscurcis arrachez le bandeau ;
Venez, retirez-vous de la foule importune
Qui croit vivre en dansant sur le bord du tombeau.
Aux hommes insensés, pour cacher sa présence, Ces biens sont des hochets que la mort jette un jour ; Venez.... approchez-vous entourés de silence , Présentez votre cœur au champêtre séjour.