A M. F. DE LA MENNAIS
Tu fus grand quand on -vit se courber tant de têtes, Quand, par-delà les cieux ton génie emporté, Comme un aigle élancé sur l’aile des tempêtes,
Jeta son cri de liberté.
A 1*1. P. DE LA MPWAIS
Tu fus grand dans ces jours où planant sur l'abîme, Ta voix retentissante au sein des factions Attacha l’infamie aux bassesses du crime,
La gloire aux nobles passions.
Tu fus grand dans ces jours de fuite et d’épouvante : Comme un nouveau Samson, voyant la foi trembler, Tu soutins, sans fléchir, seul, de ta main puissante, L’édifice- près de crouler, ( '. i ,
Que de fois, pleins d’espoir en des vœux solitaires, Nos cœurs n’ont-ils pas vu, palpitant d’avenir,
Des hommes acharnés, alors devenus frères , S’entr’einbrasser et te bénir.
Que de fois, frémissant aux éclats de l’orage,
Ne te vîmes-nous pas, sur les flots ballotté,
Calme dans leur fureur, jeter sur le rivage Ton ancre d’immortalrté?
Lorsque d’un souffle impur la vile calomnie Toucha, sans la souiller, ta sublime candeur,
Ai. r DE l»A MEJVV1S.
Nos pensera avec toi quittèrent la patrie,
Pour l’entourer dans ta douleur. " *
Nous volâmes aussi sur la rive étrangère ;
Et suivant pas à pas ton pénible chemin,
Nous demandions à Dieu d’écarter toute pierre Des pieds de l’humble Pèlerin.
Tu parus rayonnant sous ta plame féconde;
Ton pays orgueilleux vit son génie en toi ;
11 ne te manqaait plus que de montrer au monde Tont l’héroïsme de ta foi.
Voilà que tu finis notre attente incertaine ;
Une immortelle voix parle.... Tu l’entendis,
Et dans ce grand combat de la raison humaine Tu confonds tous tes ennemis.
Oui, devant ta vertu toute haine s’incline;
Laisse à tes pieds meurtris notre siècle passer,
Siècle de vent, de bruit Renferme en ta poitrine
Un feu qui pourrait l’embraser.
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160 A M W OC LA MCHVtlS
Va, rètourne au vieux «hêne où rêva ton enfance;
Où téin âme, ébranlée au cri de nos douleurs,. Recueillait ces trésors d’amour et d’espérance. Que tu répandis sur nos cœurs.
Va retrouver ces lieux où la paix te réclame ,
Loin du cirque sanglant des haines, des complots; Mais, hélas! si ta main laisse tomber la rame,
Qui nous guidera sur les flots?
D’une effroyable nuit si notre âge s’étonne,
Sur des rêves chéris, faibles, si nous pleurons ;
Ne crois pas qu’à nos yeux pâlisse ta couronne : C’est un lustre à tous ses fleurons.
|3 septembre.
l'épreuve.
olrc pail nera dans une grande, palieirçe.
Imitation.