J MON FILS
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A MON riLS.
, • \ A poussé vers son bord sa nacelle entraînée,
• ’ • Qui flottait riante au péril. ' ^ • • , v .
% 3usqu’ici le zéphir a bercé ta couronne, > ^
Il se glace aujourd’hui sous la main de l’automne; .Yoyons s’il a terni l’éelat de $a fraîcheur....
Oh! non, non, mon enfant, elle est encore plus belle!
: k Je le vois maintenant, chaque saison nouvelle •
• : Doit y déposer une fleur ! ' . 1 .’
.Squvent, quand le §Oiumeil plane sur ton berceau, -,
' D’une tremblante main j’écarte te ridcad ; • ,< •
•'.* lit dans ton §ein d’enfant, où ta vie est la mienne, • - . - J aime ù voie s’épurer mon âme à toû baleiné, . 1
Comme au fond du creuset s’épure le métal ^
•’ Rntlrr en tou regard, comme ru une eau limpide ’ . '
; . Jaiflit en perles d’urle grain de sable aride '
~ ' - SonS-le. ciftir réseau de cristal. : -, • < . ^ ^ ' i
*■ ' Uisjit^d |?yi/Googlt
A MOU ril-S.
J’aime' à saisir en tout, même dans ton silence, - - .
Le germe à peine éclofc de ton intelligence.;
Et quand près de ta mère, et malgré torrcoujroux,
Je te éprends dans mes bras, -debout sur mes genoux,
11 me semble bientôt que ton instinct devine .Gfe mouvement profond qjui bal dans ma poitrine.
. Qu’importe si, petit, lu ne peux üie parler? - V-
De ta langue, ô mon fils, mon cœur sait le mystère,
Et dan« ohaqqe caresse il te voit épeler , .
Une lettre au doux nom de père.
Quand ta main ingénue erre à mon front rêveur,
Je sens entre tes doigts la grâce qui s’ignore
Me couvrir tout entier de paix et de bonheur. x ■ Tel aux jours de printemps un seul rayon d’aurore ,• Se jouant au gazon que son pourpre colore,
Sème mille saphirs à l’urqe d’une fleur; .
Tel en ton beau matin , mais pluVsuàve encore , *
D’ûn seul de tes. baisers tu parfumes mon cœur. '
Une voix m'a dit : Criez » et j’ai (Ht : Ode crierai-je? Toijte cliair . ‘ n’est que de L‘herl>e-, cl Irçuto sa gloire est comme la Oem des champs. •
‘«V i * ' ris*