‹ L' âme et la solitude (volume 2)Chapitre 42 sur 46 · VOCATION 1)V POÈTE · texte numérisé non relu

VOCATION 1)V POÈTE

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' ; 'Qu’est devenu l’écho d’une voix douce et tendre

v J / Qui formait un seul chœur de mille chants divers 3 ’ • •• Las (fa-seuier en^vain au sal.de des déserts, - '*[-•.

•> ' Le poète ;i laissé ses cordes se délemlre.

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. Ainsi guidant son vol aux lueurs de la nuit, •: ' - . .

- I Le cygne, fatigué de. sa course incertaine, ■•.

Tremblant de se souiller, du bout de l’aile à peine . Touphe au lèc et s'enfuit. '■ .

Souvent il éveilla son luth avec l’aurore, r. . Et d'un Haut espoir saluant le retour, •' .

. : * Son hymne s’élevait comme un parfum d’ainal/rî: *

Mais si son horizon glacé se décolore, ; .i>- .

• • : ' S’il doit dans sa poitrine étouffer ses accents, - v , . ^ Au moins d’un lourd fardeau que son âme sallége •V *:J -. En jetant {'infamie au prêtre sacrilège

Qui mêle la boue à 4 encens 1 ; ' - . '

, Quand le ciel au* enfers horriblement s!aHie. \

\ '.'.horjque la muse, hélas! dépouillant sa pudeur,

. Oi| Gorgone hideuse, ou bacchante en furdur,

- Se coiffe de serpents. Ou se rougit de lie, / " '

' .; V Quand un front inspiré dès éclaire du saiut lie» i •

; - Êocfense des partisla dégoûtanteidole, -

■ v/.-,:* ■ 3e frémis, ;et crois, voir 1 , monstre pour Uhe obole, ; ..

.• ;. '• '* .' .V ' Le traître xjtii vendit son .V'.;-' , . *

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VOCATION DU POÉTt.

Pauvres, nous te tendon s/tfue fhain suppliante ; ’ '

Kiçjte pour rtous,q>oète, ousont-ils tes trésprs? -

Si ton souffle a sébhé dans la coupe aux pleins bords ;'f :

(le baume qui pendait à notre lèvre ardente; r> r

Si tu changes ton cœur en un affreux vautour - J • ; . ,

- Qui demande en pâture et la haine et l’envie, ; ^ .

Crains, tremble, malheureux, que ce resté de vie ••• .

'i ’ ‘Ne dévore une âme à son tour ! • •' ' i- v -•'-■•••

Faut-il le parfumer .de musc et d’ambroisie,

Ce cœur qui doit bondir tout sanglant de remords ?

. ’-Quànd sur soh Jhith éteint le prophète s’endort ,

'On sè dit seul en soi Qu’est donc la poésie?

Est-ce un instrument mort en la stupide main, \ 5’étonnanf elle-même à la voix qui s’éveille, ,

Voix qui charme les sens et qui flatte l’oreille r

D’un accord r oublié demàih > •--r,- •;

•Non,. il ne Fut pas^fait’eide v'êrre et d’albâtre, 1 V 1 y . T C® temple où Salomon éternisa sa foi; ‘

:• Et l’espsrit qu’agitait la harpe du saint rot • * v? *• . \

pas les chants qui berçaient Cléopâtre ; - • •• .

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^ * vV, V. ^

2*2 VOCATION DO PORTEZ ' . v -

'■ .*2 , . rvTc • v~ . - - -- •:«.* :*tv *.'■

^ Quand du Sommet d’floreb, dévorant lé chemin,

Un bras descend armé des carreaux de la foudre, ; Tonne, glace d’eftroi, frappe, réduit çn pondre,- '

Et dit : * (Test l’erivoyé divip' I » - ; ' ,' y '. V

. La gloire d’ichbâs «st famée,. . . il fa brave Qu'importe un grain d’enceiis â l’immortel'trépié'd^ S’urcè mobile flôt qui caresse son ptedï-^ "- -

Son âme erre pensive, et son regard est grave : ;

Qui se prend à sourire aubord de l’Océan^ . y

re-

. -Sous For et les parfuins,-. . . o’est sâ main èn délire * v . • Qui jette des fleurs au volcan. '• i ' 1 <

S’apaise cependant à la fraîcheur da.oiéL

. Si'd’un sonfile deifeu la lyre est inspirée, . il lui -fut dit aussi : « L’homme est né haajbeureiix ! * • * Et tantôt à Daniel, tantôt à Jérémie, >- . ■ . • :• -

^Qid-^epre et sourit ave&fetuf. : 3.

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