VOCATION 1)V POÈTE
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' ; 'Qu’est devenu l’écho d’une voix douce et tendre
v J / Qui formait un seul chœur de mille chants divers 3 ’ • •• Las (fa-seuier en^vain au sal.de des déserts, - '*[-•.
•> ' Le poète ;i laissé ses cordes se délemlre.
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y . " ; V ' /f *• VOCATIOM UU POÈTE. '1 . ' ' ^
. Ainsi guidant son vol aux lueurs de la nuit, •: ' - . .
- I Le cygne, fatigué de. sa course incertaine, ■•.
Tremblant de se souiller, du bout de l’aile à peine . Touphe au lèc et s'enfuit. '■ .
Souvent il éveilla son luth avec l’aurore, r. . Et d'un Haut espoir saluant le retour, •' .
. : * Son hymne s’élevait comme un parfum d’ainal/rî: *
Mais si son horizon glacé se décolore, ; .i>- .
• • : ' S’il doit dans sa poitrine étouffer ses accents, - v , . ^ Au moins d’un lourd fardeau que son âme sallége •V *:J -. En jetant {'infamie au prêtre sacrilège
Qui mêle la boue à 4 encens 1 ; ' - . '
, Quand le ciel au* enfers horriblement s!aHie. \
\ '.'.horjque la muse, hélas! dépouillant sa pudeur,
. Oi| Gorgone hideuse, ou bacchante en furdur,
- Se coiffe de serpents. Ou se rougit de lie, / " '
' .; V Quand un front inspiré dès éclaire du saiut lie» i •
; - Êocfense des partisla dégoûtanteidole, -
■ v/.-,:* ■ 3e frémis, ;et crois, voir 1 , monstre pour Uhe obole, ; ..
.• ;. '• '* .' .V ' Le traître xjtii vendit son .V'.;-' , . *
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VOCATION DU POÉTt.
Pauvres, nous te tendon s/tfue fhain suppliante ; ’ '
Kiçjte pour rtous,q>oète, ousont-ils tes trésprs? -
Si ton souffle a sébhé dans la coupe aux pleins bords ;'f :
(le baume qui pendait à notre lèvre ardente; r> r
Si tu changes ton cœur en un affreux vautour - J • ; . ,
- Qui demande en pâture et la haine et l’envie, ; ^ .
Crains, tremble, malheureux, que ce resté de vie ••• .
'i ’ ‘Ne dévore une âme à son tour ! • •' ' i- v -•'-■•••
Faut-il le parfumer .de musc et d’ambroisie,
Ce cœur qui doit bondir tout sanglant de remords ?
. ’-Quànd sur soh Jhith éteint le prophète s’endort ,
'On sè dit seul en soi Qu’est donc la poésie?
Est-ce un instrument mort en la stupide main, \ 5’étonnanf elle-même à la voix qui s’éveille, ,
Voix qui charme les sens et qui flatte l’oreille r
D’un accord r oublié demàih > •--r,- •;
•Non,. il ne Fut pas^fait’eide v'êrre et d’albâtre, 1 V 1 y . T C® temple où Salomon éternisa sa foi; ‘
:• Et l’espsrit qu’agitait la harpe du saint rot • * v? *• . \
pas les chants qui berçaient Cléopâtre ; - • •• .
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2*2 VOCATION DO PORTEZ ' . v -
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^ Quand du Sommet d’floreb, dévorant lé chemin,
Un bras descend armé des carreaux de la foudre, ; Tonne, glace d’eftroi, frappe, réduit çn pondre,- '
Et dit : * (Test l’erivoyé divip' I » - ; ' ,' y '. V
. La gloire d’ichbâs «st famée,. . . il fa brave Qu'importe un grain d’enceiis â l’immortel'trépié'd^ S’urcè mobile flôt qui caresse son ptedï-^ "- -
Son âme erre pensive, et son regard est grave : ;
Qui se prend à sourire aubord de l’Océan^ . y
re-
. -Sous For et les parfuins,-. . . o’est sâ main èn délire * v . • Qui jette des fleurs au volcan. '• i ' 1 <
S’apaise cependant à la fraîcheur da.oiéL
. Si'd’un sonfile deifeu la lyre est inspirée, . il lui -fut dit aussi : « L’homme est né haajbeureiix ! * • * Et tantôt à Daniel, tantôt à Jérémie, >- . ■ . • :• -
^Qid-^epre et sourit ave&fetuf. : 3.