VOCATION DU POÈTE
Quand uq frère, un ami, passager de ce monde ''*■ ■
D’une course rapide a salué le port ; •
Quand au sein d’une mère où l’enfance s’endort .
Le fantôme glaeé pose sa main immonde ; ’ ‘ '•* '• - - ’
Au milieu du silence entrecoupé de pleurs,, - - . ‘ ’ •
Où le sombre regard s’attache sur la pierre, - V • .
N’entends-tu pas la voix qui dit dans la prière : '. T ' ’
' •> « Nous nous retrouverons ailleurs ! »
C’est :1e tiède /.éphir qui de son aile essuie Les larmes que la nuit répand sur les coteaux ;
C’est le rayon d’aurore, en jouant aux rameaux, ;
Qui change ep. perles d’or quelques gouttes depluic ;-. ^ " •
Mais quand d’nn vain éclat, superbes, nqus brillons'/-’"
Le vent qui des forêts courbe la tète altière.
Ne doit pas, dujchèmin ramassant la poussière, J ’ ■
\ .Sè salir en ses tourbillons,. ' • • * . • ••• *
Qu utl autre, s’il le veut, à sa mainirtdocHe ...
Attache ces -fardeaux qu’on i^cüeilleici-bgs
Lu pensée .est un cri qui rie' se saisit pas. •
M iront, pur t>t serein penché sur l’Évangile,
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D’un aride labeurs 'ira pas setronbleav . - * • ri ’
font rafraîchir les fleurs sous les flots de son MàdéV > ' Efle AVqp'à laisser Couler. , v- » : v -
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Dans je céleste azur où-son aile se joue, - -V -Dieu, J-’âme, laTertu;*.... yoflà sa mission.- ->
. Mais du barde sacré si l'inspiration c . . > L. ‘ ■ ;
Ne devait recueillir que kr fiel et la boue,
Ce n’était pas ici qu’il était,, s&p fréwr* •’ r V\. -*• - ;
Il sourit de plaisir à sa dernière apnée, . ? v >v-V:-'- - Et semblable au soleil au soif.-àe joucaépw • . ' £ ' V •
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