‹ L'âme et la solitudeChapitre 15 sur 41 · EXTRAIT DE JOB · texte numérisé non relu

EXTRAIT DE JOB

Tel qu'un vaisseau glissant sur la liquide plaine Avec rapidité je vois mes jours s'enfuir; Je suis à pas pressés une route incertaine Par laquelle jamais je ne dois revenir;

EXTRAIT DE JUB

Ma tête sur mon sein tombe découragée, Mon cœur empoisonné succombe sous ses maux , Mes yeux n'ont plus de pleurs, et ma vie abrégée N'attend pour reposer que la nuit des tombeaux. Partout il n'est pour moi que sujets de soufifrance ; Je puis être appelé l'homme de la douleur ; Et dans ce cœur flétri j'ai pourtant l'assurance Que je n'ai point encore offensé le Seigneur. Lève donc, ô mon Dieu , le bras de ta justice, Sauve ce malheureux qui n'espère qu'en toi; Et qu'alors, à l'abri de ta main protectrice , Je brave l'ennemi qui s'arme contre moi.

.Iaii\ifr 1827.

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