‹ L'âme et la solitudeChapitre 16 sur 41 · L'ESPERANCE · texte numérisé non relu

L'ESPERANCE

Quoi que l'Iieure piést-ntu ;iil do troul)lL' et creiuiui . Je ue vt'ux point mourir encore.

André CiiÉ.Mtii , lu Jeune Captii

UESPERANCE.

Quitte enfin ton voile de deuil, O ma muse! N'as-tu qu'un accent de tristesse? llomps, brise ce lien rongeur de ta jeunesse

Qui t'enchaîne au bord d'un cercueil.

l/ESl'KRA.\CE

Jeune , la vie est ton partage, Pourquoi dédaigner sa douceur?

Pourquoi ravir avec ardeur L'espérance du dernier âge ?. . . .

Si le flambeau du jour apparaît dans les cieux ,

Ton âme s'émeut avec peine ; Mais si la main des nuits vers son déclin l'entraîne ,

Elle respire sous ses feux.

11 est temps que le cœur de ces hymnes funèbres Se délasse par uu soupir; 11 est temps qu'au sein des ténèbres Brille un éclair de plaisir.

Ecoute,... entends-tu dans la plaine

Un bruit d'harmonieux accords, Bruit plus doux que celui de la vague lointaine Que l'haleine du soir apporte sur nos bords?

(Vest le chœur des bergers; mais non, c'est le murmure Des ruisseaux, des zéphirs célébrant uu concert ;

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