I,E JOUR «ES MORTS
Ail! jo t'attends ici Mon fils, par ta prière,
Rends-lui sa bénédiction !... —
0 mânes! si de vous il détourne la tête , Il laisse un doute affreux sur sa sincérité, Celui qui vous aima, mais dont l'amour s'arrête
Aux portes de l'éternité ; Quoi! des jours ici-bas... Et voilà ton domaine A toi dont les adieux nous berçaient d'avenir ! Quand l'horrible fantôme a brisé notre chaîne,
Pas un seul anneau pour l'unir!...
Non !... tout parle de mort à notre âme en détresse; La foi, couvrant son front d'un voile de tristesse , Laisse passer peut-être une ombre sur nos cœurs ; Mais tandis que ses voix où pleurent nos douleurs, Grondant comme la foudre au milieu des ténèbres , Dénoncent au néant l'homme et sa vanité , Les échos destombeaux changentdeschants funèbres En hymnes d'immortalité.