‹ L'âme et la solitudeChapitre 4 sur 41 · LE SOIR · texte numérisé non relu

LE SOIR

Cherchant le rocher tutélaire Où le flot se brise à mes pieds , Dans le lien le plus solitaire Tristement je m'assieds.

Le coleau , \o l)oi.s, la valire Prennent un aspect ténébreux; Le calme descendu des cieux Pénètre mon ânu' exilée.

J'entends le soutfle du zépliir Errer sm- la vague lointaine ; Comme lui mon âme incertaine Erre dans un sombn^ avenir.

Ouel silence proloiul rcj^ne sur la nature ! Son éclat s'est perdu sous un ciêpe de deuil ! Ainsi va se flétrir, à l'ombre du cercueil, Du monde la vaine figure.

Riche de ta magnificence, L'onde. 6 nuit! brille de tes feux; Et parmi ces clartés le cœur du malheureux Ne réfléchirait pas un rayon d'espérance!

Ah ! ce n'est pas en vain que Dieu Suspend cette éclatante voCite;

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