LE SOIR
Cherchant le rocher tutélaire Où le flot se brise à mes pieds , Dans le lien le plus solitaire Tristement je m'assieds.
Le coleau , \o l)oi.s, la valire Prennent un aspect ténébreux; Le calme descendu des cieux Pénètre mon ânu' exilée.
J'entends le soutfle du zépliir Errer sm- la vague lointaine ; Comme lui mon âme incertaine Erre dans un sombn^ avenir.
Ouel silence proloiul rcj^ne sur la nature ! Son éclat s'est perdu sous un ciêpe de deuil ! Ainsi va se flétrir, à l'ombre du cercueil, Du monde la vaine figure.
Riche de ta magnificence, L'onde. 6 nuit! brille de tes feux; Et parmi ces clartés le cœur du malheureux Ne réfléchirait pas un rayon d'espérance!
Ah ! ce n'est pas en vain que Dieu Suspend cette éclatante voCite;