LA MORT
Qu'on ne condamne point ma muse solitaire Pour dérouler souvent de sévèies tableaux j Elle ne cherche pas une terre étrangère Pour aller tremper ses pinceaux.
f,ft i.v Monr.
C'esl au milieu de nous, c'est dans le sein du inonde Que sa lyre ébranlée aux cantiques des morts, Semblable au laible accent d'une voix moribonde ,
Exhale de tristes accords.
Puisque c'est vainement que le glas funéraire
Frappe d't'ternels tintements; Que le char de la mort roule dans la poussière
La poussière de nos néants ; Quel souffle animera ces ossements arides? Qui pourra dissiper ce perfide repos?
Qui donnera la vie à ces regards stupides , Contemplant froidement des débris de tombeaux , Etonnés quelquefois par les flambeaux funèbres
Étincelant près d'un cercueil , Mais bientôt fatigués d'un spectacle de deuil,
Se fermant au sein des ténèbres?
Du fleuve qui s'écoule avec rapidité .
L'homme , hélas ! est la triste image ; Si l'onde de ses jours réfléchit un nuage ,
Il passe, et tout est emporté.
Rien ne peut le toucher que ce qui peut lui j)laire .
Il ne redoute que les pleurs;