CT SL
D pe rés menus Eole = ut NISSAN NE =: À . É … 23 3 CRT QUE CRE
Te
= D 2 CES ans ce cité —
pendants de la constitution des organes et des modifications qui s’accomplissent en eux; 1l n'est pas étonnant dès lors qu'on ne De Ne” que des facultés supposées étrangères aux organes se transmettent comme le ent par la voie séminale.
Mais, quelle que soit la nature des facultés et des phénomènes intellectuels, un système particulier ORAN est aussi indispensable à leur manifestation, à l'action du principe immatériel de l'âme qu'à l’accomplissement des fonctions organiques. Dès lors l'intelligence et la sensibilité morale ne sont Loi indépendantes de la constitution des organes; ce sont les particularités de cette constitution et les fonctions de ces organes
© qui déterminent les qualités ou les vices et le jeu tout entier des facultés ete t Dès lois la même loi physiologique règne sur les HE mentales et sur la constitution organique; elles se transmettent des parents aux enfants par la même voie séminale. Pour étendre la loi d’hérédité aux facultés mentales, on voudrait encore que SUIS sence et le caractère des descendants fussent exactement semblables à ceux des ascendants, que les mêmes phénomènes se produisissent dans les deux générations, que la dernière fût la copie fidèle de la Prepeuêite, que le père et le fils donnassent le spectacle d'une même créature naïssantdeux fois et parcourant chaque fois la même vie dans les mêmes conditions. Mais, comme les faits sont loin de satisfaire à ces exigences, on soustrait témérairement les facultés de l’âme à la loi d’hérédité. Des hom-
mes doués d’une grande Italien ont donné le : jour
à des enfants plus voisins de l’idiotisme que du génie; une même famille compte d s esprits supérieurs, des
imbéciles, des fous. Sans Le mais On ne saisit pas le sens véritable de la loi d’hérédité, quand on attend à chaque génération nouvelle le retour de phénomenes identiques. Ce n’est point dans l'identité des fonctions et des faits, organiques ou intellectuels, qu'il faut chercher l'application de cette loi de la nature mais dans la source même de l’organisation et dans la constitution intime de l'héritier de ses pères. Une famille dont le chef est mort aliéné ou épileptique ne se compose pas nécessairement de fous et d’épileptiques comme lui, mais d'enfants idiots ou paralysés, ou scrofuleux. Ce que le père malade a transmis à ses enfants, ce n’est pas sa folie et la forme de son dékre, c’est le vice de sa constitution qui se manifestera sous des formes différentes, ici par l’épilepsie ou l'hystérie, à par la scrofule ou le rachitisme, en un mot, par quelqu’une des mille affections nerveuses qui sont, elles aussi, de la même famille et peuvent sortir du même principe. De mème, si un homme de génie donne naissance à un idiot ou à un fou, ne vous récriez pas, ne vous hâtez pas de conclure que la loi d'hérédité est en défaut. Si le génie était la consequence d’une constitution spé ciale, d'un vice organique, capable de se traduire en d’autres circonstances par l’ahénation ou l'imbécillité, cette filiation d'un homme de génie ou d’un idiot, au lieu d'être un dé-
Re SE de is
se
Rrcan te
cts De
En an RNe RS QUE De Ue OESR ET EE TES ep EE cu nr ET dit me Lt ges : ie LS EL a E = nr ER 2 qe ee AA Se = em pp .— — È = nr ” 0 D eo + neue? *. L — — . — — ,
Cr
12 LE GÉNIE, LA FOLIE ET L’IDIOTISME., menti flagrant à la loi d’hérédité, en serait au contraire une éclatante confirmation.
C'est là le vrai, et telle est la seule manière de comprendre la transmission des caractères physiques et intellectuels par voie séminale. L'influence de l'hérédité se fait mieux sentir encore dans l’état de maladie que dans l’état de santé. Un germe de mal est déposé par un ascendant dans la constitution organique de l'embryon, par exemple dans le système nerveux et cérébral; les accidents de la vie détermineront chez l'enfant qui va naître et grandir la nature et la forme spéciale de la maladie que ce germe contient en puissance ; à moins que, faute de rencontrer des circonstances favorables, le germe ne demeure enfoui dans l’organisation, sans se révéler Jamais par aucun signe apparent. Quoi qu'il en soit de l'avenir, l'individu dans la constitution duquel a été déposé par transmission héréditaire le germe morbide doit être considéré dès le principe comme étant dans un état anomal. La prédisposition aux troubles de l'intelligence peut done, aussi bien que toute autre prédisposition maladive, être trangmise par héritage, sans que les ascendants qui la propagent présentent tous les mêmes symptômes morbides, et sans que les descendants qui la reçoivent se ressemblent exactement entre eux ou reproduisent fidèlement les formes de la maladie paternelle.
Les principales causes qui produisent chez les enfants la prédisposition héréditaire aux troubles intel-
LE GÉNIE, LA FOLIE ET L'IDIOTISME. 213 lectuels sont chez les parents non-seulement la folie confirmée ou une maladie nerveuse bien apparente, mais de simples bizarreries d’esprit ou de caractère, de simples anomalies du système nerveux, la cécité, la surdité, les tics et les grimaces, l’ivrognerie, certaines particularités de l'union conjugale, la disproportion des années ou le trop grand âge des deux époux, leur parenté, cause bien connue d’abâtardissement dans les espèces animales. Transmise aux enfants, la prédisposition héréditaire peut prendre le même développement et produire les mêmes manifestations que chez les parents : ainsi le fils d’un aliéné sera aliéné lui-même, le deviendra au même âge que son père et délirera sur les mêmes sujets ; ou bien le mal sera moins intense chez l'enfant que chez le père et respectera sa raison : celui-ci était fou, celui-là est seulement bizarre, excentrique, original ; ou bien les rôles sont renversés, c'est le père qui n’était que singulier d'esprit et de caractère, c’est le fils qui perd la raison. C'est que la bizarrerie, l’excentricité, sans être la folie, est encore ou est déjà un état pathologique ; la bizarrerie et la folie sont deux degrés ou deux périodes d'un même mal.
Lorsque la nature, en formant l'embryon, au lieu de le façonner à l'image de ses parents, en fait un type étranger, 1l suffit, pour qu’elle dépose en lui le germe du mal que d’autres reçoivent par héritage et le prédispose au trouble des facultés intellectuelles, qu'elle le doue spontanément de la même constitution
EEE TS Ta = AT GE Teese He PS