‹ L'âme et le corpsChapitre 15 sur 27 · DISCUSSION DE L'IDÉALISME · texte numérisé non relu

DISCUSSION DE L'IDÉALISME

pleuvoir ». On rétablirait ainsi chaque fois les droits de la perception.

Soit ; mais remarquons bien que cette addition n'a pas plus d'importance qu'une clause de style dans un acte notarié, par exemple, la présence de ce second notaire, que la loi exige, mais dont la pratique se passe toujours.

Cette clause de style, on pourra toujours la supposer, et même la sous-entendre. On sera d'accord avec l'idéalisme, par cette petite formule facile : « Si quelqu'un avait été là », moins encore, en disant : « Pour une conscience universelle... » La différence de la théorie réaliste avec la théorie idéaliste devient donc purement verbale. Autant dire qu'elle disparaît.

Du reste, il y a beaucoup de verbalisme dans l'idéalisme.

Autre objection : s'il suffît de ce témoin — la conscience — pour donner une continuité d'existence aux objets, on peut se contenter d'un témoin subalterne. A quoi bon un homme? Il suffit d'un œil de mollusque, d'un œil d'infusoire, moins que cela, d'une particule de protoplasma ; la matière vivante va devenir une condition d'existence de la matière brute. C'est une sigulière condition, avouons-le, et cette conclusion juge la doctrine

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