‹ L'âme et le corps [microform]; études de philosophie morale et naturelleChapitre 8 sur 12 · II · texte numérisé non relu

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phistes et sa sophistique, sa modestie et son orgueil, son ironie et sa bonhomie, sa laideur et sa \ertu, sa présence au banquet d'Agathon et ses séances dans la boutique des artisans, son amitié avec Périclès et sa familiarité avec Aspasie, son amour pour les beaux jeunes gens et sa chasteté.

Malgré tous ces contrastes et malgré l'érudition ingénieuse de M. Lélut, nous persistons à ne voir dans Socrate qu'un sage qui a joui durant sa vie,, non-seulement de son bon sens, mais de la raison la plus haute et la plus droite dont un homme ait jamais été doué par le ciel.

Pour avoir méconnu ce grand homme, pour avoir couché son nom sur un registre d'aUénés, nous exigeons une peine de M. Lélut. Pour expier son Démon de Socrate^ nous le condamnons à hre les principes et les conclusions de la Psycholo(/ie morbide. S'il reconnaît dans ces excès l'abus de sa propre doctrine et le fruit de son Démon^ Socrate est assez vengé.

DESGARTES

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