‹ L'âme et le système nerveux, hygiène et pathologieChapitre 3 sur 77 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'ignorance dn cerveau, de ses fonctions et de sa psychologie rendrhomme incapable de juger avec justesse de la vie individuelle et sociale du système nerveux et de Vâmei Les

malentendus sur les phénomènes psycliicjues normaux et mal.'ulifs contribuent énormément à troubler l'harmonie des hommes, tant dans le cercle étroit de leur famille que dans leurs rapports sociaux en général. On commet les erreurs les plus grossières dans la taxation de la valeur intellectuelle et morale d'un homme. De pareilles erreurs lèsent aussi bien rindividu que la société entière. Un juge sans compréhension psychologique est, par exemple, incapable de juger équitablemenl, })aree qu'il ne peut taxer Taccusé avec exactitude. Un médecin qui n'a pas compris le cerveau et la psychologie dans leurs rapports avec la vie du reste du corps humain est comme un ouvrier qui raccommode les fils d*une installation électrique sans connaître la construction ni la fonction de l'accumulateur central. Le maître d'école, Tadministrateur, etc., devraient pour la même raison connaître la psychologie.

Voilà pourquoi l'hygiène sociale du système nerveux se trouve en connexioa intime avec tous les rouages de notre vie sociale humaine. Sans une hygiène sociale rationnelle du

système nerveux, il ne peut y avoir de développement social

sain de l'humanité. C'est du moins le cas maintenant, c'est-àdire depuis que les progrès de la civilisation et de la science

INTKOUtCTlO.N

ont de plus en plus empêché le cambat pour l'existence de

régler automatiquement et aveui^lément le développement des espèces animales et de l'homme par l'éliminalion brutale de tous les faibles et de tous les incapables.

On comprendra donc que nous sommes obligés d'étendre fort loin noire sujet pour le rendre compréhensible. Il est presque téméraire d^oser traiter, sous forme populaire, une matière aussi immense dans un si petit livre. Si je m^y hasarde, malgré cela, c'est parce «pie je suis profondément convaincu qu'il s'agit là d'un véritable besoin. Mes lecteurs verront, je l'espère, que ce n'est pas là une simple phrase; mais je les prie d'avoir beaucoup dlndulgence et de patience, et de lire ce livre avec grande attention, en tenant compte . de la difficulté considérable de ma tftche.

Je diviserai mon livre en trois parties. La première traitera du cei veau, de Pâme et des nerfs à leur état normal, la seconde de leurs états pathologiques, et la troisième de leur hygiène. A ceux qui trouveront que la troisième partie est trop courte relativement aux deux premières, je répondrai par ce quej'ai dit dans la préface: il faut avoir compris la raison d'être de l'hygiène pour être à même de l'appliquer avec Justesse.

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