‹ L'âme et le système nerveux, hygiène et pathologieChapitre 38 sur 77 · DESCENDANCE OU PHYLOGÉNIE · texte numérisé non relu

DESCENDANCE OU PHYLOGÉNIE

sans aucun doute que rhomme descend d'êtres analogues qui

eiix-inotiios sont doscondiis de siFipfCs moins développés qu'eux; de leur cùlé, les sinj^es descendent de la famille des chauves-souris, et celle-ci des didelphes et des monolrémes, c'esUà-dire des mammifères primordiauxï descendus à leur tour des oiseaux, et ainsi de suite. Limitons-nous à la phylogénîe du cerveau humain.

La capacité de la cavité crânienne permet déjuger du volume du cerveau et montre que ce dernier se développe avec rintelligence. La capacité crânienne du grand cerveau est de 570 centimètres cubes chez le pithecanthropus, tandis que celle d'un grand orang-outang est de plus de la moitié de ce chiffre, celle d'un crâne du Néanderlhal ou de Spy d'environ i):?o centimètres cubes, et celle d'un homme actuel capacité de la boite du cervelet, etc., exclue) de i.ooo à 1.200 grammes selon les cas (elle est toujours un peu plus forte que le volume du cerveau).

Dans les chapitres précédents, nous avons touché h divers pc^ints qui tiennent dc la phylogénie. Voici encore ce qui nous impol ie au point de vue de noire sujet :

^ous avons vu que notre cerveau possède des centres su* bordonnés qui, comme la moelle épinière, sont relativement bien plus développés chez les vertébrés inférieurs que chez nous, et peuvent même surpasser le grand cerveau ou cervoau olfactif chez certains verléhiés inférieurs. Il est déplus indubitable (jue ces centres sont les organes de nos instincts et appétits inférieurs. A l'égard dc ces derniers, nous pouvons donc fort bien nous comparer aux autres mammifères* Ce qui distingue surtout Thomme, c'est Pénorme développement de son grand cerveau, qui domine bien plus les automatismes que chez Ions les animaux. Chez les vertébrés supérieurs, le grand cerveau joue néanmoins déjà un rôle considérable (voir plus haut le chien de Goltz et le pigeon de Flourens).Pour Thygiène de notre cerveau.il est fort important de constater comment vivaient nos ancêtres humains plus

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