GENÈSE INDIVIDUELLE DU SYSTÈME NERVEUX
s*eQ assarer. Une seule petite particularité avantageuse suffit souvent pour assurer la prépondérance d*un groupe. C'est là le combat pour Texistence, combat qui a pour effet une élection naturelle des individus les plus résistants. Le fait esl si patent, si journalier, si général, qu'il m'est impossible de comprendre quelle suggestion baroque a pu amener cerlains auteurs modernes, tels que Piepers, Fleischmann et d'autres, à le nier, ou peut s*en faut. Mais, d*un autre côté, les études des dernières décades ont démontré avec tout autant dece^ titude que, dans la fonnalionou transformation des espèces, de tout autres facteurs agissent d'une façon concomitaiile avec la sélection, ainsi la chaleur, le froid, la nature chimique des aliments et du milieu, etc. Enfin on a pu prouver que révolution ne progresse pas d'une façon régulière, mais tantôt plus vite, tantôt plus lentement, qu'elle s'arrête souvent, rétrograde parfois, et que certains facteurs, encore obscurs et inconnus, doivent se trouver à la base de la formation de diverses variations et néo-formations d'espèces. Je ne fais qu'indiquer à ce propos la théorie des mutations du botaniste de Vries (i). De tous ces faits est malheureuse-
(i) Diaprés de Vries, certaines variations A cause intérieure et cachée surviennent subitement, quoique peu souvent, et ce sont celles-ci qui, selon lui, sont seules cnpnhlcs de former des espèces nouvelles. Les croisements (l'hybridation) cl la s«Mection ne font (iup (iéployor de (livoi sos fnrons les énergicspolmliclles j>réoxislanl(*s des i^ci In^•^,^ous forinc (le variétés et de l'aces; mais elles ne sont pas capables, <J après de Vries, de développer quelque chose de fondamentalement nouveau, et elles finissent toujours par retomber plus ou moins dans le typ< de Tespèce. Qu*on Use ce que nous allons dire de Tengraphie, et Poo comprendra qu*ici encore, comme si «>uvent en pareille matière, il n< s'agit pas d*antinomie mais de combinaisons de facteurs.
Nous avons déjà délini la blastoplithorie. La chaleur, le froid, la lumière, la composition chimicpic de l'eau ou de l'air, ae:issent d'une l'aron aiialoi^iie cl Iraii^forinciil -ou\cnt cei'laines éneri^ies desiterinos. Si la transformation ou néotormaliou d'espèces ainsi obtenues eàl avantageuse à l'existence de ranimai dans le combat pour la vie, il M multiplie d'autant plus ; si elle est indifférente, il peut au moins contihuer à exister ; si elle lui est par contre nuisible ou fatale, il s'éteint et disparaît. Aucune hypothèse ne peut infirmer ce simple fait du