‹ L'âme et le système nerveux, hygiène et pathologieChapitre 59 sur 77 · RÈGLES NÉGATIVES · texte numérisé non relu

RÈGLES NÉGATIVES

ir^ants, organisée sur toute la surface du globe, pourra en liDÎr avec celte hydre sociale. La lutte doit être engagée et continuée en même temps contre tous les narcotiques employés comme moyens dojouîssanrc, parc»' que tous s'appellent les uns les antres et condiiisenl très l'aeileinent, par leur l'acuité ioule spéciale d'ail racligu, à des habitude» sociales qui dégénèrent souvent et vite en passion. Nous conseillons donc instamment à tout homme, à toute femme et à tout enfant bien portants qui veulent demeurer en santé et qui désirent procréer des descendants sains ol heureux, de s*affili«'r à l'une (les organisations existantes d ahstinence tolîïle, aussi longtemps du moins que refluent les habitudes tyranniques de boire et de faire boire. Cette recommandation est doublement nécessaire pour toute personne atteinte de troubles nerveux quelconques. Les organisations abstinentes dont je parle otlVenl à l'iioniiue une sociabilité excmipte d'alcool et de toute narcose avec des ndatious correspondaules. Elles possèdent des locaux où Ton ne boit pas, des restaurants où Ton ne vend pas de t)ois8ons alcooliques, et elles offrent au faible Tappui «t la protection dont il a besoin contre les séductions entraînantes qui Tentourent de toute part, et souvent le forcent [)i ('S(|ue ;i hoire. (Vest à des armées d'ahslinculs. ainsi ort,'aiiisées, que sont dues les victoires du mouvement social dont nous parlions dans les pays du Nord, ainsi que dans les pays anglo-saxons (i). L'hygiène du cerveau et de tout lesys-

(i) Parmi ces organisations, nous citerons avant tout la plus radicale et la plus logique do toutes, TOrdre des Bons Templiers, qui conduit la lutte sociale contre l'usage de l'alcool avec la de i n u'm c des éncr gie?. Ses organes de l,m{^uc frarnjaisesontles Annaleit anU-dlfoolifjuetdVL docteur Legrain, à P.iris-VI". i',, iiie (\r Tournon, puis l' Ahslinenre (Lausanne. M.-uh'Icinc i. . l/Oidio des Ii<>n:> 1 Cuiplior^. comjtlc, en Suède seulement, loo.ooo iiieinl)r«'s adultes, et en Allemai^iie déjà j)lus de So.ooo. Eu l'rance, ses deux premières loges datent de lyoO. Dès 190O, les loges de Suisse, de Hongrie, de Belgique et diverses loges de TAUeroagne se sont séparées, du reste, de l'Ordre sur la base de la neutralité religieuse complële qu*on leur avait refusée. Elles (Mit fondé rOrdre neutre indépendant des Bons Templiers. Puis vient la

2^4 nÉNÊRALITéS SUH L*IIYfJIÈNE DU SYSTÈME NERVEUX

tème nerveux est extrêmement redevable au mouvement social de Fabstinence; qui lui a fait faire bien plus de progrès positifs que tous les bons conseils, toutes les doctrines, toutes les pliraseset toules les déclamations en usai^^e précédemment. Il combat, en effet, le mal dans sa racine la plus profonde. Ce n'est pas ici l'endroit de nous étendre sur le détail de la lulle

Ligue anti alcoolique inUM'iialionaie, qui engage niuins ses membres, et dont Porgane internatioDal est la lleuue internationak contre la bouton (Bâle, Reinhardt, Sanct-Alban Vorstadt, i5). Son organe de langue firançaise est aussi VAhaiinence, Une petite, mais vaillante société d'abstinence parisienne, qui porte le m^me nom et dont l'organe est 1 i Pro*périté (boni. Mnirenta, 107), ne s'est pas encore rattachée à la ligne inlorn.ilion.ilo. La Croiv l>I»nie. soci<Mé religieuse i)roteslante, s'occii[k' exclusivement du relè\ <miiom( des buveurs. Elle a des seclions en Suisse, en Franre, en Allemagne, «'n Belgique, etc. En Suisse, en Allemagne, en Suède et en Hollande, des sociétés d'abstinence totale se sont, en outre, formées dans les écoles secondaires, les gymnases et les universités, et préparent peu à peu la classe aisée à comprendre la question. Des ligues abstinentes de femmes se sont fondées aussi, en Allemagne, aux États-Unis, en Aiit;Ieterre, en Suisse, etc. L'Ordre de^ Bons Templiers a ses Temples, de l<i jeunenf^e pour les enf.uit-:, et la Ciroix ])leue ses sociétés de l'iispoir. Des lii^ues cil liolinues, wesleyeniies rt autres d'al>stiueiice se sont foudt'es dans diOérenls pays. Des sociétés socialistes d abslinence existent en Suisse, en Allemagne, en Autriche et ailleurs. Il existe, en outre, dans différents pays, en particulier en Allemagne et en Suisse, de nombreuses sociétés d'abstinence professionnelles, des sociétés de maîtres abstinents, de méde« cins abstinents, de juristes abstinents, de négociants abstinents, de cheminaux abstinents, ete. Une soriéfé de journalistes abstinents des jt.iys seandina\es s'est fondée il n'y a ]».ts longtemps, .le }\'en finirais pas, si je \oulais l'uiniîérer ici bnites le- -uciétés d'abstinciu e des pays étrangers, aussi me suis-je linulé aux jjays de langue francjaise et à quelques exemples généraux. Je laisse à dessein de côté les organisations dites de modération ou de tempérance, qui n'ont jamais été qu'un coup de bâton donné dans Teau et qui, dans tous les pays, ont toujours fini par mourir d'inconséquence et d'indifférence, tout en se noyant dans la gaité volontaire ou involontaire des verres de Champagne ou de bière. Il en a été de même de toutes les sociétés qui se sont contentées de s'abstenir de Teau-de vie. Toutes ces liirues n'ontcu qu un bon côté, celui d'attirer l'attention du public sur la lutte anti-alcoolique dans les pays où personne ne s'en était im^uiété auparavant. Mais, là où Ton a commencé d*emblée par l'abstinence totale, Teffet a été bien plus rapide et bien plus décisif.

contre l'alcooli^inp. Quiconque s\ intéresse sérieusemenl n*a qu'à s'abnnnor aux journaux (jui la roncornent /. c] et ;i so procurer los écril? anti alcooliques au bureau central des abstinents Bureau de la ligue a nli-alcoolique, casier postal 4 108 à Bâle el Madeleine, 1, à Lausanne) ; enfin à prendre pari aux congrès internationaux contre Talcoolisme qui ont lieu tou.s les deux ans (i8çf9 à Paris, i<)oi à Vienne, 1908 à BnHrio, \i)o^y à Budapest, 1907 à Slockholm). Parmi les jour naux déjà indiqués, je l ecouimandc tout parliculièrcnient au public frani^ais les Annales anti-akooliques du docteur Legrain (voir note ci-devant).

Les deux livres suivants sont bourrés de faits et de documents : Docteur Matli Helenius : Die Alkoholfrage (léna, 1908, chez ( lustave Fiscberj cl lioppe : Die Talsachcn ùber den •^Mo//o/( Berlin, N. W. 7, S. Calvary). Hecounuandons encore rexcellenl Guide. de l'anli-alcooliquc en Suisse^du professeur Uercod (Lausanne, 1906, Madeleine, 1).

Enfin : VÔrdre indépendant des Bons Templiers^ par le docleur Legra in (i[)o(), édité parla Loge Gallia 1, 99, avenue Ledru Hollin, Paris XI"), et Ordre neiilredes Bons Templiers^ imRéf armateur social, par A. Forel (Dépôl chez Joos Bascbliu, Buchdruckerei, Schaffouse (Suisse), 1906).

Il va sans dire qu'on devra se garder de tous les autres iotoxicants du système nerveux, comme le plomb, le gaz à éclairage, l'oxyde de carbone des fourneaux, etc., qu'on fera bien aussi d'éviter le tabac, dont la nicotine nuit au sysièuie nerveux, quoique ses mauvais etîels ne soient pas comparables à ceux des narcotiques dont nous avons parlé. Le thé et le café ne narcotisent nullement ; ce sont des excitants du système nerveux qui troublent parfois le sommeil et énervent un peu quand on en abuse : mais comme on s'en aperçoit immédiatement, on cesse alors d'en faire usage. Inulilc de due que les excès gastronomiques peuvent aussi nuire indirectement au système nerveux en dérangeant la digestion et en poussant à lobésité et à la goutte ; chacun le sait.

Page 1