‹ L'âme et le système nerveux, hygiène et pathologieChapitre 7 sur 77 · DOMAINE DE LA VOLONTÉ I · texte numérisé non relu

DOMAINE DE LA VOLONTÉ I

à peine imaginable sans mouvement ou changement. En effet, . quand bien même nous pouvons penser activement en reposant au fond de notre lil, nous ne devons pas oublier que le contenu de nos pensives est en rapport constant avec des mouvements antécédents el u aurait pu parvenir sans eux à noire cerveau. On ne peut se représenter la vie mentale d'un homme qui aurait été planté dès sa naissance, immobile comme un arbre. En outre, quand nous pensons, nous avons le sentiment d'un mouvement intérieur. Nos pensées marchent pour ainsi dire d'un point à l'autre de noire cerveau, c'est-à-dire qu'en réalité le centre d'activité de la concentration attentionnelle s'y déplace.

La force de la volonté peut être prise dans plusieurs sens. On peut y comprendre la faculté de former de solides résolutions à Taide de pensées et de sentiments, puis celle de transformer rapidement et sûrement les résolutions en actions, mais avant tout le don de poursuivre avec Uïie persévérance inébranlable tout but qu'on s'est une l'ois proposé. La défectuosité de Tune ou de l'autre de ces facultés suffit souvent pour paralyser la volonté. L'impulsivité et l'entêtement sont encore loin de constituer la force de la volonté. Llndécision paralyse la persévérance, et la lAcheté, Taccomplissement de ' bien des résolutions, etc.

A 1 aide d'un exemple pris dans la vie de tous les jours, nous nous sommes enfoncés au centre de la psychologie, et nous avons appris à connaître en quelques traits ses trois grands domaines :

1^ Le domaine de la connaissance qui se constitue par la combinaison et l'adaptation réciproque des impressions de nos sens (engrammes) ;

2* Le domaine du sentiment, c cst-à-dire de l'impression émotive générale et centrale, non localisée, de notre cerveauftme ;

8* Le domaine de la volonté et du mouvement, dontrénergie projette les impressions et les états du cerveau-ftme à Texté-

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l8 PSYCHOLOGIE (SGIENCB DE L*AME)

rieur sous forme d'actions. Nous reconnaissons aussitôt que le premier domaine contient des éléments centripètes, c'està- dire conduisant au centre de Tâme, tandis que le second

domaine paraît être à peu près purement central, et que le troisième développe des activités centrifuges, c'est-à-dire conduisant du centre de l âme au monde extérieur à l'aide des muscles.

Passons maintenant à la courte définition de quelques autres notions psychologiques.

4. Logique et loi de causalité. — Lorsque, parlani d'étals actuels ou antécédents démon âme, je conclus à Texistence ou aux rapports de phénomènes actuels, passés ou futurs, je porte ce qu'on appelle un jugement ou je lire une conclusion. Un jugement peut ôlre juste, faux, ou partiellement exact. On m'accordera qu'il est éminemment important pour Thomme de juger avec exactitude du présent et de l'avenir, même d'une bonne partie du passé. Le jugement est en rapport intime dans la loi de causalité qui nous dit : Aucun effet n*existesans cause antécédente. » Mais, au fond, la loi de causalité en revient elle-même à celle de la conservation de l'énergie qui nous dit : « Dans le monde des phénomènes, que seuls nous connaissons, rien ne sort de rien ; pas un atome, pas une étincelle d énergie ne se perd. » Donc, lorsque quelque chose semble disparaître ou apparaître, il ne s'agit que d'un changement de place (mouvement) ou d'une transmutation de qualité. Toute forme de l'énergie universelle provient d'une autre forme par action et réaction. On nomme la première ( anse eiloL seconde effet ] on pourrait tout aussi bien dire action cl réaclion au lieu de causée! effet. Apparemment nous jugeons de deux façons : par induction et par déduction.

Dans le Jugement par induction ou par analogie, nous concluons à la connexité intime de certains phénomènes et à leur rapport de cause à effet, par l'observation de leur fréquente simultanéité ou de la façon particulière dont ils s'appellent

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