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les nerveux, les bilieux, les lymphatiques présentent cette prédominance de l’âme vitale d’un système qui imposera à tout cet être imparfaitement évolué une physiologie dépondérée ; il exigera une alimentation, un entretien particulier, matériel, liquide, gazeux ou lluidique spécial, pour vivre sa manière de vie.
La viande fera la viande de l’homme muscle ; l’alcool et les huiles essentielles, les morphines comme les hatchisch seront le besoin, le désir de ces vitalités instinctives, la folie de besoins créés.
Le nerveux ne vivra que pour et par ses nerfs ; il communie avec l’électricité du monde, et dépend d’un orage, comme par son sang l’arthritique et le goutteux sont sous ia dépendance des conditions hygrométriques, des variations atmosphériques, du froid, duchaud, du sec, de l’humide, manifestations secondaires de l’esprit de vie.
Telle est la vie matérielle, climatérique, du bon vivant terrestre, ami d’Horace et possesseur du vignoble chanté, comme celle du malheureux qui vit et meurt de sa latitude. Tous ont la même mère, cette hylé pleine de transformations et de déboires pour ceux qui mettent en elle leur foi, sans qu’ils puissent s’élever aux notions de la vie pneumo-fluidique, restée pour eux une négation.