‹ L'ame humaineChapitre 104 sur 203 · Leibnitz, Système nouveau de la nature, etc · texte numérisé non relu

Leibnitz, Système nouveau de la nature, etc

quam sit una anima unibills al (cri U Ce que saint Thomas explique et justifie fort bien par cette raison : que deux âmes étant l’une et l’autre un acte, une réalité complète, le corps, au contraire, une réalité potentielle et incomplète par rapport à l’âme, le corps appelle naturellement l’âme, comme le commencement appelle l’achèvement, ce qui ne se peut dire d’une âme- par rapport à une autre “2. Aussi, encore une fois, la vraie difficulté n’est pas à concevoir qu’il existe en général une union substantielle entre l’âme humaine et le corps.

Où est la vraie difficulté, je vais vous le dire : c’est à déterminer le rôle et les relations du corps et de l’âme dans cette union, ou, si vous aimez mieux, à déterminer nettement quel est l’apport fourni par l’un et par l’autre, dans la constitution substantielle de l'homme.

Dans l’homme , on peut distinguer quatre choses : l’intelligence, la sensibilité, la vie organique, enfin celte condition, cette actualité physique qui lui est commune avec tous les corps, et que l’on appelle pour cela la corporêité. Que l’intelligence, ou la raison, vienne de l’âme toute seule et réside en l’âme seule, sur ce sommet, si je puis ainsi m’exprimer, par où l’âme émerge au-dessus du corps, comme nous l’avons vu dans un précédent chapitre, cela se démontre

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