‹ L'ame humaineChapitre 107 sur 203 · Distinct. XI, q · texte numérisé non relu

Distinct. XI, q

2. V. Claud. Frassen, Ordinis Minorum, Philosophia acuciemica, t. III, p. 175. Romæ, 172G.

vérité, qu’il regardait avec raison comme capitale. C’est pourquoi il disait que le corps humain, avec sa seule forme do corporéité, n’est qu’un acte incomplet ou réalité inachevée, qui n’est ni un individu, ni une substance dans le genre de corps, mais le simple réceptacle de l’âme raisonnable : Per istam formam est in actu partiali , et ei est proximum receptivum animœ intell.eetivœ}.

Scot, en parlant de la sorte, ne faisait que reproduire la doctrine et presque les termes de Richard de Middletown, lui aussi une des lumières de l’École Franciscaine, qui avait déjà écrit, quelque trente ans auparavant : Nec compositum ex matériel et ilia forma incomplela (la forme de corporéité), iiabet plene rationem substantiæ, in quantum substantiel est , nec corporis in quantum corpus est, seel tantummodo incomplète et per quamdam reductionem -.

Scot essaye de justifier son opinion, surtout par des raisons tirées de la théologie. 11 lui semble que l’opinion contraire de saint Thomas compromet plusieurs vérités se rapportant à divers dogmes, particulièrement à ceux de l’Incarnation et de l’Eucharistie. En fait de preuves philosophiques, la grande raison qu’il fait valoir est celle qu’il tire de la persistance du cadavre après la mort, ou séparation de l’âme d’avec le corps.

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