‹ L'ame humaineChapitre 108 sur 203 · In lib. II Sentent., rîist. XVII, art. I, q · texte numérisé non relu

In lib. II Sentent., rîist. XVII, art. I, q

UNION AVEC LE CORPS

« Le corps, dit-il, quand l ame en est séparée, demeure et agit comme corps : il est donc constitué comme corps, par uno force ou forme spéciale de corporéité. Corpus (quod est altéra pars) manens quidem in esse suo proprio sine anima, habet per consequens formant qua est corpus isto modo \ »

Malgré cette raison, et malgré toute la subtilité de son exposition, le système de Scot n'a point prévalu dans les Écoles. Un savant disciple de Scoten faisait naguère l’aveu: « Dans la suite des temps, l’opinion thomiste devint prépondérante 1 2. » Au commencement, la thèse scotiste paraît avoir compté autant et plus de partisans que l’opinion adverse; mais « la grande autorité de saint Thomas et la puissance de son École se chargèrent de modifier la situation première des opinions3». — Non, ce n’est point à « la grande autorité de saint Thomas ni à la puissance de son École » qu’il fautattribuer la mauvaise fortune de la doctrine de Scot, et la défaveur où elle tomba dans les Écoles, mais bien à la faiblesse et à l’inconséquence radicale du système.

C’est qu’on ne saurait le défendre quand on admet comme Scot et les vrais Scotistes tous les grands principes admis par les Scolastiques. Scot a beau subtiliser, un Scolastique finira toujours parl'accu-

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