‹ L'ame humaineChapitre 109 sur 203 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

1er à une double contradiction. — Pour sauver dans l’homme l’unité substantielle, que vous proclamez aussi bien que nous, vous ôtes obligés de dire que le corps humain, réduit à la matière et à la seule forme de corporéité, n’est pas un acte complet, n’est ni un individu ni une substance dans le genre corps. Et. d’autre part, vous admettez que le corps humain, réduit à la matière et à la corporéité, subsiste seul, puisque vous prétendez que le corps humain est absolument le même, rigoureusement identique après comme avant la mort, et agit seul. Mais quel est donc le propre de la substance d’après vous comme d’après nous 1 ? N’est-ce pas de subsister par soi et d’agir par soi, indépendamment d’un sujet? N'est-ce pas un acte complet, ce quia tout ce qu’il faut pour agir, et ce qui agit en fait ? N’est-ce pas un être individuel ce qui, étant un en soi, est distinct de toute autre chose : Indivisumin se, divisum a quolibet alio . Et n’est-ce pas la condition de notre corps humain, avec sa seule forme de corporéité? Vous devez donc dire tour à tour, pour soutenir votre opinion, que le corps humain, réduit à la matière et à la forme de corporéité, est une substance et n’est pas une substance, est un acte complet et n’est pas un acte complet, est un être individuel et n’en est pas un3.

Page 1